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L'équation Du Temps en 3D

Le document traite de l'équation du temps en 3D, expliquant la différence entre le temps solaire vrai et le temps solaire moyen à l'aide de Geogebra. Il détaille la construction d'un modèle représentant le mouvement du Soleil sur l'écliptique et l'équateur, ainsi que le calcul de l'équation du temps à partir de l'anomalie moyenne et excentrique. Des instructions sont fournies pour simuler ces mouvements et visualiser les variations de l'équation du temps en fonction de différents paramètres astronomiques.

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L'équation Du Temps en 3D

Le document traite de l'équation du temps en 3D, expliquant la différence entre le temps solaire vrai et le temps solaire moyen à l'aide de Geogebra. Il détaille la construction d'un modèle représentant le mouvement du Soleil sur l'écliptique et l'équateur, ainsi que le calcul de l'équation du temps à partir de l'anomalie moyenne et excentrique. Des instructions sont fournies pour simuler ces mouvements et visualiser les variations de l'équation du temps en fonction de différents paramètres astronomiques.

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L’équation du temps en 3D

Construction avec Geogebra - version 1

Le temps solaire vrai est l’angle horaire du Soleil. La durée du jour donné par le retour du Soleil au
méridien, à cause du mouvement apparent elliptique de celui-ci sur l’écliptique, n’est pas d’une durée
constante et stable sur l’année. Il fallut créer un temps artificiel proche du temps solaire, mais régulier
et ne changeant pas avec les saisons, c’est le temps solaire moyen. Il peut se représenter avec le
mouvement d’un soleil fictif parcourant l’équateur d’un mouvement uniforme et avec la même période
annuelle que le vrai Soleil.
L’écart variable entre les angles horaires du soleil vrai et du soleil moyen s’appelle l’équation du
temps souvent notée E .
Par convention de signe utilisée en France, l’équation du temps est l'équation du temps vrai,
c'est-à-dire ce qu'il faut ajouter au temps vrai pour obtenir le temps moyen.
Son expression analytique peut se calculer, entre autre, par des développements limités à partir de
la longitude du Soleil obtenue par l’équation de Kepler
u - e sin u = M

avec : e excentricité de l’orbite de la Terre


u anomalie excentrique
M anomalie moyenne

On passe à l’anomalie vraie v par la formule :

La longitude s’obtenant par lg = v + ω


ω longitude du périhélie. Figure 1.

Dans Astronomie Générale Danjon, on trouve après développement en séries et réduction aux termes
principaux :
E = 460 s sin M - 592 s sin 2( ω+M)

Remarque : la valeur de E est la différence entre le temps solaire moyen et le temps solaire vrai. On
trouve parfois l’inverse par convention.
Sans passer par des calculs, nous allons créer sous Geogebra un Soleil vrai parcourant l’écliptique
suivant l’équation de Kepler et un soleil moyen parcourant l’équateur à vitesse uniforme. La différence
d’ascensions droites nous permettra de tracer l’équation du temps.
Le temps solaire, basé sur la rotation terrestre est un phénomène géocentrique. Nous resterons dans
ce référentiel pour faire tourner le Soleil en simulant l’orbite du Soleil autour de la Terre. C’est un simple
changement de repère de coordonnées. La période ne change pas, le demi-grand axe et l’excentricité non
plus. Seule la longitude du périhélie est décalée de ±180°.
Données de départ (données J2000)
e = 0.0167086342 excentricité
n = 0.98560027 en °/jour : moyen mouvement angulaire de la Terre (ou du Soleil)
ω = ωT + 180 = 102.93734808 + 180 = 282.93734808° longitude du périgée
t_0 = 3.15563725490 temps du passage au périgée, en jours décimaux
ε = 23.4439291 ° inclinaison de l’écliptique sur l’équateur
tps un curseur temps en jours, sur un an.

Pour faciliter l’affichage du temps, une liste de dates sur un an calendrier, et son affichage en fonction
du curseur tps avec en complément, pour donner la saison, les listes codesaison et tsaisons .

TD : l’équation du temps en 3D (PhM Obs.Lyon 2014/04/24 equat-tps.wpd) 1/6


En route, et au travail !

Lancer Geogebra (2D ou 3D) et ouvrir le fichier equat_tps0.ggb.

Dans ce document les mots en police Arial et gras sont les objets de Geogebra existants ou à
construire.
1 – La sphère céleste, équateur, pôles, écliptique
Le plan xOy représente le plan de l’équateur et la direction Ox est celle du point γ ou point vernal,
direction origine des longitudes géocentriques.
Placer un point Terre au point origine de taille 3, couleur bleu :
G = (0,0)
Construire;
La sphère céleste, rayon unité : Sphcel = Sphère[(0, 0, 0), 1] couleur bleu clair et opacité 25%
Le cercle équateur : c_{equat} = Cercle[(0, 0), 1]
Les pôles : P = (0, 0, 1) et P' = (0, 0, -1)
L’axe du monde : axemonde = Droite[P, P']
Le cercle écliptique : c_{eclp} = Rotation[c_{equat}, ε°, axeX]
Les pôles de l’écliptique : Q = Rotation[P, ε°, axeX] et Q' = Rotation[P', ε°, axeX]
L’axe de l’écliptique : axeclp = Rotation[axemonde, ε°, axeX]

Couleurs : bleu pour les éléments équatoriaux, brun pour les éléments
écliptiques, mettre les points de Style taille 2 (figure 2).

Sauvegarder avec un nouveau nom de fichier.

2 - Le Soleil sur l’écliptique


L’orbite du Soleil est définie par :
• son demi-grand axe (inutilisé pour résoudre l’équation de Kepler)
• l’excentricité e
• l’inclinaison de l’orbite sur le plan équatorial ε
• la longitude du périgée ω
Ces données sont à long terme toutes variables.
Figure 2.
Nous nous donnerons en option soit :
- d’utiliser les valeurs à l’époque J2000 (voir données de départ)
- de les faire varier au moyen de curseurs
Donnée Nom curseur Val. logique Plage Incrément
Excentricité exc a 0à1 0.001
Inclinaison eps b 20 à 30 0.01
Long. périgée om eg c 0 à 360 0.01
Construire les 3 boîtes et les curseurs.
a , b , c sont les 3 valeurs logiques correspondantes aux boîtes
de visualisation :
e = Si[a, exc, e0]
ε = Si[b, eps, e0]
ω = Si[c, omeg, ω 0]

En premier lieu, aucune case ne sera cochée. Figure 3.

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Équation de Kepler
Calcul de l’anomalie moyenne :
M = Reste[360 / P_s (tps - t_0), 360]

On résout l’équation de Kepler graphiquement en la décomposant en deux fonctions :


u - e sin u = M
f1: y = x - M° et f2: y = e sin(x)

!!! Attention : les courbes doivent être construites dans le Gaphique 1 et non dans le Graphique 3D.
Cacher ces deux courbes.
L’abscisse de l’intersection donnera l’anomalie excentrique u que l’on exprime en degrés
u = x(Intersection[f_2, f_1]) * 180 / pi
Calcul de l’anomalie vraie, donnée aussi en degrés
v = 2 * arctan(sqrt((1 + e) / (1 - e)) tan(u° / 2)) * 180 / π
et longitude du Soleil :
lg_S = Reste[v + ω, 360]

Positionner le Soleil et le faire tourner avec le curseur temps tps :


S = Rotation[(1; lg_S°; 0), ε°, axeX]

3 - L’ascension droite du Soleil


L’ascension droite du Soleil est donnée par le point S_α intersection du demi-cercle passant par P , S
et P ' et le cercle équateur c_{equat} .
Géogebra n’a pas d’outil pour tracer un arc de cercle passant par 3 points dans l’espace. Il faut passer
par un cercle et le construire sur ce cercle.
On construit l’arc PSP' :
arcPDP' = ArcCercleCirconscrit[P, S, P']

et l’on construit l’intersection de l’arc avec l’équateur :


I = Intersection[arcPSP', c_{equat}]

qui donne hélas deux points symétriques I_1 et I_2 .


Choisir celui correspondant au côté Soleil vrai en le renommant en SI et en créant le point S’ :
S_α = (x(SI), y(SI))
Vérifier sa rotation assujettie au point S .

4 - Le Soleil moyen
C’est un point S_m qui tourne de façon uniforme sur l’équateur. Son
ajustement en ascension droite sera fait par le curseur ∆α
S_m = (1; (n * tps + ω)°)

de grosseur 2 et couleur grise.


Figure 4.

5 - L’équation du temps
C’est l’arc entre les point S_m et S _α sur le cercle équateur :
arceqtps = ArcCercle[G, S_m, S_α, PlanxOy] 180 / pi]

que l’on convertit en heures d’angle (24h = 360°) et en minutes, en exprimant les angle de -180 à 180°

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Eqtps = Si[ arceqtps < 180°, arceqtps, arceqtps-360] / 15 *60

Tracé
On se servira de la fenêtre Graphique 2 pour le tracé.

Figure 5.

Pour visualiser la valeur de Eqtps variable avec tps , on crée un point A :


A = (tps, Eqtps)

Affichage seulement dans Graphique 2 en cochant dans l’onglet “Avancé ”


des Propriétés du Point A .
Afficher la fenêtre Graphique 2 et lui donner un rapport d’axe de 10
Figure 6.
Taille du point A : 1, couleur : vert, Activer la trace
Animer le curseur tps avec une vitesse de 0.25.

6 – Equation du centre
L’équation du centre est la différence angulaire, en ascensions droites, des
positions du Soleil vrai et d’un deuxième soleil fictif qui tournerait sur
l’écliptique à vitesse constante et passant au périgée en même temps que le
Soleil vrai.
Sa longitude a pour valeur l’anomalie moyenne M :
lg_M = Reste[ω + n * (tps - t_0), 360]
M_S = Rotation[(1; Reste[ω + n * (tps - t_0), 360]°; 0), ε°, axeX]
Figure 7.
Son ascension droite est donnée par l’intersection du cercle équateur avec
l’arc de cercle PMsP' :
arcPMsP' = ArcCercleCirconscrit[P, M_S, P']
J = Intersection[c_{equat}, arcPMsP']

donne les deux points J_1 et J_2.


Créer S'' le point d’intersection donnant l’ascension droite de M_S :
S'' = J_2

L’angle entre S_m et S_α donne la valeur de l’équation du


centre :
L’écart angulaire des longitudes de S et M_S donne l’équation
du centre :
Eqtcentre = Si[arceqctr < 180, arceqctr, arceqctr - 360] / 15
(60)

Créer le point B (Graphique 2 , taille 1, couleur mauve et trace


activée) :
Figure 8.

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B = (tps, Eqtcentre)

7 - Réduction à l’équateur
La Réduction à l’équateur est l’écart d’ascension droite du au fait que le Soleil parcourt l’écliptique
alors que l’angle horaire est pris le long de l’équateur.
Elle correspond à la différence d’ascension droite des deux Soleil moyen, celui de l’écliptique M_S
et celui de l’équateur S_m .
C’est donc l’arc S''S_m , donc la différence entre Eqtps et Eqcentre :
Eqtreduc = Eqtps - Eqtcentre

Créer le point C (Graphique 2 , taille 1, couleur vert et trace activée)


C = (tps, Eqtps - Eqcentre) ou C = (tps, Eqtreduc)
Admirer la beauté de la construction animée dans la fenêtre Graphique 2 .

8 - Variations des paramètres e, ε, ω

En validant les trois cases à cocher, il va être possible de suivre les


variations de l’Équation du temps en fonction des variations de l’excentricité
e , de l’inclinaison de l’écliptique ε et de la longitude du périhélie ω .

On s’aperçoit que l’équation du temps peut subir de grandes fluctuations


en amplitude et déphasage.
Il peut être aussi intéressant pour e et ε de mettre un des ces deux
paramètres à 0.

ε=0 l’équation du temps se réduit à l’Equation du centre


e=0 " " " " " " la Réduction à l’équateur
Figure 9.

Fin du travail.

Figure 10.

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ANNEXES
Nomenclature des points

S Point Soleil vrai sur l’écliptique


Sα Intersection arc PSP’ avec l’équateur (donne
l’ascension droite de S)
Sm Soleil moyen sur l’équateur
MS pseudo Soleil à rotation régulière sur l’écliptique
S'' Intersection arc PM_SP’ avec l’équateur (donne
l’ascension droite de MS)

Données de l’équation du temps pour J2000

Eqt Valeur Date


maximum +14:15 11 février
zéro 00:00 15 avril
minimum -03:41 14 mai
zéro 00:00 13 juin
maximum +06:30 26 juillet
zéro 00:00 1 septembre
minimum -16:25 3 novembre
zéro 00:00 25 décembre

E.T. = moyen !apparent.


Positif signifie : le Soleil va plus vite et culmine plus tard. Une petite variation annuelle se produit
à cause de l’existence des années bissextiles, se recalant tous les 4 ans.

Remarques sur les tables d’Équation du temps


Pour passer du temps solaire vrai au temps civil et inversement, il est
nécessaire d’avoir la valeur de l’équation du temps. Celles-ci sont données
soit par :
• le graphique de la sinusoïde telle qu’on l’a construite ici,
• la courbe en 8 faussement appelée l’analemme nom qui
correspondait du temps de Ptolémée à une projection sur le plan
méridien,
• des tables que l’on trouve dans la littérature.
La lecture des deux premières est difficile et peu précise. Les tables ne
donnent la valeurs qu’à un jour près et de plus des écarts sensibles peuvent
exister entre différentes tables.
Normalement les tables devraient être recalculées pour une période
précises avec les paramètres e, ε et ω correspondant à cette date.
Ceci étant difficile à réaliser, on se contente des valeurs pour une date pas trop éloignée. Ce qui est
plus que suffisant pour les cas habituels d’utilisation, surtout s’ils sont appliqués aux observations du
temps dans l’utilisation des cadrans solaires.
De plus les valeurs des paramètres e, ε et ω peuvent varier d’une base de données à l’autre pour une
même date.

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