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Explication Séquestration Du Carbone

La séquestration du carbone est un processus visant à capturer et stocker le CO₂ pour atténuer le changement climatique, avec des méthodes naturelles (comme la foresterie et les zones humides) et technologiques (comme le captage et stockage du carbone). Elle joue un rôle crucial dans la réduction des émissions nettes de carbone, mais fait face à des défis tels que les coûts élevés et l'acceptation sociale. Le cycle global du carbone, qui inclut l'atmosphère, la biosphère, les océans et la lithosphère, est essentiel pour comprendre les impacts du changement climatique sur les systèmes naturels et humains.

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Explication Séquestration Du Carbone

La séquestration du carbone est un processus visant à capturer et stocker le CO₂ pour atténuer le changement climatique, avec des méthodes naturelles (comme la foresterie et les zones humides) et technologiques (comme le captage et stockage du carbone). Elle joue un rôle crucial dans la réduction des émissions nettes de carbone, mais fait face à des défis tels que les coûts élevés et l'acceptation sociale. Le cycle global du carbone, qui inclut l'atmosphère, la biosphère, les océans et la lithosphère, est essentiel pour comprendre les impacts du changement climatique sur les systèmes naturels et humains.

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Explication du cours sur la séquestration du carbone

Mention: Science de l’environnement -IFT

Niveau: Master 2

Année universitaire:2024-20125

ENSEIGNANT:RAMANINANDRONA Arsène
La séquestration du carbone est un processus naturel ou artificiel visant à capturer
et à stocker le dioxyde de carbone (CO₂) pour réduire sa concentration dans
l'atmosphère et atténuer les effets du changement climatique.

Il existe plusieurs méthodes pour y parvenir, classées en deux grandes catégories :


naturelles et technologiques.

1. Méthodes naturelles
Ces méthodes utilisent les écosystèmes pour capter et stocker le carbone de
manière durable :
•Foresterie : Les arbres et les plantes absorbent le CO₂ à travers la photosynthèse
et le stockent dans leur biomasse (troncs, racines, feuilles) et dans les sols.
•Sol et agriculture : Les pratiques agricoles comme l'agroforesterie, le semis
direct ou l'ajout de matière organique dans les sols augmentent leur capacité à
stocker le carbone.
•Zones humides et tourbières : Ces écosystèmes stockent de grandes quantités
de carbone dans leurs sols saturés d'eau, limitant la décomposition de la matière
organique.
•Océans : Le phytoplancton capture le CO₂ grâce à la photosynthèse, et le carbone
peut être séquestré à long terme lorsque ces organismes coulent au fond de
l’océan.
2. Méthodes technologiques
Ces techniques, développées grâce à la recherche scientifique et industrielle,
visent à capturer et stocker le CO₂ directement :
•Captage et stockage du carbone (CSC) :
• Captage à la source : Le CO₂ est capturé directement dans les centrales
électriques ou les installations industrielles.
• Stockage géologique : Le CO₂ capturé est injecté dans des formations
géologiques profondes, comme des aquifères salins, des champs
pétroliers ou des bassins sédimentaires.
•Bioénergie avec capture et stockage de carbone (BECCS) : Les plantes
cultivées pour produire de l’énergie absorbent le CO₂ ; celui-ci est ensuite capté
et stocké lors de la combustion ou de la transformation de la biomasse.
•Carbon minéralisation : Le CO₂ réagit chimiquement avec des minéraux
(comme l’olivine ou le basalte) pour former des carbonates solides et stables.
•Direct Air Capture (DAC) : Des dispositifs technologiques capturent le CO₂
directement dans l’air ambiant pour le stocker ou le réutiliser.
Types de Séquestration du Carbone
1.Séquestration Biologique :
o Forêts : Captation de CO₂ via la photosynthèse.
o Océans : Absorption par le phytoplancton et les écosystèmes marins.
o Sol : Stockage dans la matière organique des sols via l’agriculture durable.
2.Séquestration Géologique :
o Injection de CO₂ dans des formations géologiques profondes, comme :
 Réservoirs de pétrole et de gaz épuisés.
 Aquifères salins.
 Couches de charbon non exploitables.
3.Séquestration Chimique :
o Transformation du CO₂ en composés solides comme les carbonates minéraux.
o Technologies émergentes pour capter et réutiliser le CO₂ (ex. : ciment bas carbone).
4. Importance et défis
•Avantages :
• Réduction des émissions nettes de carbone (Réduction immédiate des
émissions).
• Contribution à la lutte contre le changement climatique.
• Possibilité de restaurer des écosystèmes dégradés.
•Défis :
• Coût élevé des technologies de captage et de stockage.
• Acceptation sociale et politique (injection de CO₂ dans le sous-sol, par
exemple).
• Sécurité à long terme des réservoirs de stockage géologique.
La séquestration du carbone est un levier essentiel pour atteindre les objectifs
climatiques mondiaux, notamment la neutralité carbone. Elle doit cependant être
combinée avec des efforts de réduction des émissions à la source pour être
pleinement efficace. Si vous travaillez sur un projet ou une recherche en lien avec
ce sujet, je peux vous fournir des sources ou des détails spécifiques. 😊
Le Cycle global du carbone
et le changement climatique

La reproduction de ce matériel est autorisé par l'institution bénéficiaire pour usage à but non-lucratif/ non-
commercial dans l'enseignement et pour distribution aux étudiants inscrits en cours au sein de l'institution.
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Ce matériel est basé sur des travaux financés par la National Science Foundation dans le cadre du programme
d'amélioration des cours, des programmes et du Laboratoire (NSF 0127506) et par le United States Fish and
Wildlife Service (accord de subvention n ° 98210-1-G017).
Les opinions, constatations et conclusions ou recommandations exprimées dans le présent document sont celles
des auteurs et ne reflètent pas nécessairement les points de vue de l'American Museum of Natural History,
la National Science Foundation ou l’United States Fish and Wildlife Service.
Le cycle global du carbone est l'ensemble des processus biologiques, chimiques et
géologiques qui permettent de stocker, transférer et échanger le carbone à travers les
différents réservoirs de la Terre : l'atmosphère, la biosphère, les océans, la lithosphère
et les sédiments.
Les principaux réservoirs de carbone
1. L'atmosphère : Le carbone y est présent sous forme de dioxyde de carbone
(CO₂) et de méthane (CH₄). Ce réservoir contient environ 850 gigatonnes de
carbone (GtC).
2. La biosphère terrestre : Comprend la végétation, les sols, et les matières
organiques mortes. Ce réservoir stocke environ 2 000 GtC.
3. Les océans :
o Le carbone y est présent sous forme organique et inorganique.
o La quantité totale de carbone dans les océans est estimée à environ 38
000 GtC.
4. La lithosphère : Comprend les roches carbonatées et les combustibles
fossiles. Ce réservoir contient la majeure partie du carbone terrestre, soit
environ 66 millions de GtC.
5. Les sédiments marins : Contiennent du carbone organique enfoui, jouant un
rôle crucial dans le cycle à long terme.
Les flux de carbone
Le carbone circule entre les réservoirs à travers divers processus, qu’ils soient rapides
ou lents :
Flux rapides :
 Photosynthèse : Les plantes absorbent le CO₂ pour produire de la biomasse.
 Respiration : Les organismes vivants libèrent du CO₂ dans l’atmosphère.
Décomposition : Les matières organiques mortes se dégradent, libérant du carbone
sous forme de CO₂ ou de CH₄.
Échanges air-mer : Les océans absorbent et émettent du CO₂, selon les différences
de concentration.
Flux lents :
 Sédimentation : Matières organiques enfouies dans les sédiments marins.
Formation des roches carbonatées : Fixation du carbone sous forme de calcite ou
d’aragonite.
Volcanisme et altération des roches : Libération de CO₂ à partir des réservoirs
terrestres.
Le Cycle global du carbone
et le changement climatique

Photo source: National Oceanic and Atmospheric Administration/ Department of Commerce (NOAA)

C'est une image de l’aile nord du Typhon Rosa (26 Février 1979). Si les
émissions de gaz à effet de serre (et les changements climatiques) ne
sont pas réduites, il pourrait y avoir d’incalculables modifications des
conditions météorologiques actuelles.
Changement
Impacts sur l’Homme
climatique
et les systèmes naturels
Elevation de la température Nourriture et ressources en eau
Elevation du niveau de la mer Ecosystème et biodiversité
Changement de la précipitation Habitations humaine
Sècheresses et innondations Santé humaine

Voies de développement
Emissions et
socio-économique
concentrations
Croissance économique
Gaz à effet de serre Technologie
Aérosols Population
Gouvernance
Nous changeons le système

Concentration du Dioxyde de Carbone

Concentration en Oxyde nitreuse

Concentration en Méthane

Remarquez comment l'explosion industrielle dont nous avons vécue depuis les années 1800 à
ce jour a augmenté les concentrations de CO2 atmosphérique et, par conséquent, le forçage
radiatif exponentiellement. Ce chiffre est particulièrement important parce qu'il fournit la preuve
statistique que les hommes ont modifié le cycle du carbone et la composition de l'atmosphère.
L’atmosphère terrestre
 Les gaz et aérosols
Composition de l`atmosphère (particules)
terrestre  Les 99% du volume
80 Gaz Pourcent
est formé d’azote et
Composition en pourcent

70
Gaz
Azote Pourcentage78
Azote 78 21
60
Oxygène
Oxygène
Argon 21
0,93
d’oxygène.
50
Argon
Dioxyde de Carbone 0.93
0,033
40 Dioxide de carbone 0.033
 Soutient la vie sur
Autres Gaz 0,037
30 Autres gaz 0.037 notre Planète.
20
10
0 Cette diapositive est assez explicite. Il
fournit des renseignements de base sur
Azote
Oxygène la composition de l'atmosphère
Argon
Dioxyde de terrestre. Il faut noter que les gaz à effet
Carbone Autres
Gaz de serre ne font qu’une portion minime
Gaz
de ce graphique et de réaliser les effets
énormes qu'ils ont sur notre planète et
son climat.
Les 5 couches de notre
atmosphère
Exosphère
Exosphère
400 km d`altitude

Thermosphère 300 km

Mésophère 50 km
Stratosphère 40 km
Toposphère 10 km

Image courtesy of: Dr. Glen Carver and the Ozone Hole Tour (http://www.atm.ch.cam.ac.uk/tour/)
Plus d'informations sur l'atmosphère
terrestre. Ce visuel montre les 5 couches
fondamentales de l'atmosphère de la Terre.
Lors d’une discussion autour des gaz à effet
de serre et des changements climatiques,
des scientifiques ont été plus intéressés par
la " partie inférieure " de atmosphère (c-à-d
le troposphère et le stratosphère), car c’est
là où la plupart des processus naturels se
produisent.
 Le forçage radiatif est
un procédé atmosphérique
qui garde la chaleur
terrestre à travers l’effet
de serre.

 Une nette différence


entre la radiation entrant
dans la partie basse
de l’atmosphère
et la radiation sortante.

 “ Les gaz à effet de serre


“ absorbent les ondes
infrarouges à mesure
qu’ils se reflètent
de la surface de la Terre et
essaient de quitter
l’atmosphère.
Un diagramme simplifié illustrant les effets de serre. Source: GIEC, 1990
Cette image montre le forçage radiatif et le réchauffement
de la planète. Le Soleil émet son rayonnement solaire -
dont la plupart est absorbée par l'atmosphère et la surface
de la terre, le reste duquel est réfléchi. Comme la Terre
absorbe cette énergie, elle est chauffée. Ce rayonnement
est ensuite émis en différentes longueurs d'onde - il devient
alors un rayonnement infrarouge. Une partie de ce
rayonnement échappe à l'atmosphère une fois émise par la
surface, mais une autre partie de celui-ci est piégée par des
gaz qui absorbent l'énergie de la bonne longueur d'onde.
Ce dernier est ensuite ré-émis vers la surface de la Terre, et
nous expérimentons un effet de réchauffement tout comme
celui d'une serre. Par conséquent, les gaz qui absorbent les
longueurs d'ondes infrarouges et réchauffent ensuite la
Terre sont connus sous le nom de "gaz à effet de serre."
Ces gaz à effet de serre comprennent :
Des vapeurs d’eau (H2O), du dioxide de carbone (CO2), du méthane (CH4),
de l`oxyde d'azote (N2O) sans lesquels, la température terrestre serait
au-dessous de la congélation.

Image source: NOAA.


Il existe plusieurs types de " gaz à effet de serre " dans notre
atmosphère. Les plus remarquables sont : la vapeur d'eau
(H2O), le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4),
l’oxyde d'azote (N2O). Bien que l'ajout non naturel de ces gaz
à notre atmosphère affecte négativement sur les processus
naturels, les gaz à effet de serre sont effectivement très utiles.
Sans l'effet de serre, la température du globe serait bien au-
dessous de zéro et la vie telle que nous la connaissons ne
pourrait exister ! Ce chiffre démontre l’augmentation qui n’est
pas naturelle de plusieurs concentrations de gaz à effet de
serre dans notre atmosphère depuis environ 1980 jusqu’à
2002.
Dioxyde de carbone

Image source: U.S. Fish and Wildlife Service


On a insisté sur les émissions de CO2 car :
 Il va contribuer à plus de la moitié de l’accroissement
du forçage radiatif dans les 100 prochaines années
 Il possède un long temps de séjour dans le système
atmosphère-océan
 Nous connaissons sa source et pouvons l’arrêter
Par rapport à une molécule de CO2, le potentiel de réchauffement de serre de
chaque molécule de méthane et d’oxyde d'azote ajouté à l'atmosphère terrestre est
respectivement d’environ 25 et 200 fois plus élevé. Néanmoins, les émissions de
CO2 ont attiré plus l’attention et ce pour trois raisons :
- Il contribuera à plus de la moitié de l'augmentation du forçage radiatif au cours
des 100 prochaines années.
- Il a un long temps de séjour dans le système atmosphère-océan sur la Terre.
- Et le plus important, la principale cause de son accroissement dans l'atmosphère
(la combustion de combustibles fossiles) est bien connue et potentiellement soumis
à une réglementation (Reilly et al., 1999).

C'est une image d'une cheminée d’où sort de la fumée, probablement de la


combustion de charbon. Le charbon est un type de combustibles fossiles, comme
le pétrole ou le gaz naturel - mais il est considéré comme le " plus sale " des
combustibles fossiles en raison de sa forte émission de CO2. Comme les
diapositives suivantes le montreront, le carbone est naturellement stocké (ou
séquestré) dans la roche / le sédiment dans la croûte terrestre. Ce carbone est
ensuite extrait par l'homme et brûlé pour produire de l'énergie – émettant du CO2
dans l'atmosphère. Bien que cela ait de nombreux avantages pour l'industrie, la
santé et la qualité de vie, il constitue bien sûr une interruption d'un processus
naturel.
Le cycle global du carbone
 Comprendre le mouvement carbone/gaz nous aide
à comprendre la biogéochimie de la Terre.
 Biogéochimie –
L’étude de la géochimie de la surface du globe, y compris
l’interaction entre les compartiments atmosphérique,
océanique et croûtière de la biosphère (Schlesinger, 1997)

Images: U.S. Fish and Wildlife Service


Au fil des années, la circulation des gaz dans l'atmosphère (et d'autres
processus mondiaux) a suscité l'intérêt des scientifiques. Il y a eu des
tentatives pour comprendre la géochimie de la terre entière - dans le
domaine de la biogéochimie. La Biogéochimie est l'étude de la chimie de la
surface du globe, y compris l'interaction des organismes avec
l'atmosphère, les océans et la croûte de la Terre (Schlesinger, 1997).
Les biogéochimistes
évaluent les émissions
de CO2 vers l’atmos-
phère terrestre et
anticipent les crédits
globaux.
© Dr. Anthony R. Picciolo, NOAA

Budget/Crédit global : Un compte — semblable au carnet de chèque –


des ajouts et enlèvements d’éléments dans un réservoir— comme
l’atmosphère — sur une période donnée (Schlesinger, 1997).
 Pour le CO2 – le solde entre les sources totales de CO2
pour l’atmosphère et le total de “réservoirs” qui enlève le CO2
de l’atmosphère (Schlesinger, 1997).
Les scientifiques qui travaillent dans ce domaine observent la
relation entre l'atmosphère et les émissions de CO2, et font
des prévisions des niveaux d'émissions qui pourraient /sont
soutenables à l'environnement. Pour ce faire, ils travaillent sur
un crédit pour la quantité de CO2 que l'atmosphère peut
supporter avant que ses processus naturels ne soient
perturbés
- ils sont appelés crédit global.
Plus précisément, les crédits globaux sont des comptes
– comme des carnets de chèques
- des ajouts et des retraits d'un élément d'un réservoir
- comme l'atmosphère - sur une période donnée (Schlesinger,
1997).
Les biogéochimistes
examinent souvent
le cycle du carbone dans
2 sous-cycles séparés :

© 2002 Kenneth Ransom/ Pics4Learning

1. Cycle abiotique
du carbone (sans vie)

2. Cycle biotique
du carbone (vivant)
© Tami Folks/ Pics4Learning
Dans une tentative pour rendre la situation un peu plus facile à
gérer, les scientifiques brisent souvent le cycle du carbone en
deux parties distinctes
- pour que le processus dans son ensemble puisse être
observé de manière plus approfondie.
Les deux composantes du cycle global du carbone sont les
suivants : le cycle abiotique du carbone et le cycle biotique du
carbone.
Le cycle abiotique du carbone
Le cycle abiotique
du carbone comprend
tous les sous-cycles
du carbone qui
impliquent les compo-
santes sans vie et
leurs processus
 L’altération rocheuse
 La séquestration Katmai area, Southwest Alaska
© 1980, Captain Budd Christman/ NOAA

océanique
Le mot abiotique signifie " sans vie." Le cycle abiotique du carbone est
donc composé de tous les processus physiques qui causent le
déplacement d’un élément, comme le carbone, d'un endroit à un autre - qui
continue de se produire en l'absence de vie. Par exemple, la dissolution de
CO2 dans l'eau des passe/ se passerait en l'absence de vie sur terre. Les
deux principaux processus qui contribuent au cycle abiotique du carbone
sont : le sous-cycle carbonate-silicate (conduit à travers un processus
appelé altération rocheuse) et la séquestration océanique.
C'est l’image d'un volcan dans le sud-ouest de l'Alaska. Des réactions
volcaniques font partie du cycle abiotique du carbone car ils continueraient
de fonctionner même s'il n'y avait pas de vie sur notre planète. C'est un
exemple d'une émission naturelle.
Le sous-cycle carbonate-silicate
 Entraîné par la réaction du CO2 atmosphérique avec la croûte
terrestre dans le processus de l’altération rocheuse.
 Forme le bicarbonate qui se déplace dans les rivières vers
les océans. Il devient alors une partie de la croûte océanique
à travers le dépôt du carbonate de calcium (roche calcaire).
 La subduction & le métamorphisme renvoient le carbone vers
l’atmosphère à travers les volcans.

© 1966, Dr. James P. McVey, NOAA


Ce sous-cycle est conduit par un processus de base appelé altération
rocheuse. L’altération des roches transfère du CO2 dans les océans du
monde, à travers les cours d’eaux, sous forme de bicarbonate (HCO3-).
Le bicarbonate est éventuellement retiré de l'eau de mer par les dépôts
de carbonate de calcium (calcaire, ou CaCO3), qui s’ajoutent à la croûte
océanique de la planète. Lorsque la croûte océanique subit la
subduction et le métamorphisme, le CO2 est rendu dans l'atmosphère
dans des émanations volcaniques. La présence de la vie sur Terre a
augmenté le taux de certains de ces processus (par exemple,
témoignage des dépôts de carbonate marin par les huîtres), mais le
cycle carbonate-silicate semble avoir tourné lentement pour la quasi-
totalité des temps géologiques. Chaque année, la quantité de carbone
se déplaçant dans le cycle carbonate-silicate est relativement faible : les
émissions volcaniques sont actuellement estimées entre 0,02 et 0,05
PgC/an (Williams et al., 1992; Bickle, 1994), le flux annuel de HCO3
dans les rivières à 0,40 PgC/an (Suchet et Probst, 1995) et la formation
de CaCO3 transporte environ 0,38 PgC/an aux sédiments océaniques
(Milliman, 1993). Il faudrait près de 3000 ans pour l’altération rocheuse
pour supprimer le réservoir actuel de CO2 de l'atmosphère en l'absence
d'émissions provenant d'autres sources.
La séquestration océanique
Le CO2 atmosphérique
se dissoud dans
les océans selon la Loi
d’Henry
 Décrit la distribution de gaz, ayant
une solubilité significative, entre
les phases gaseuses et liquides
dans un système clos.

Le crédit total de carbone dissout est Image source: NOAA

régi par le Cycle thermohaline.


Chaque fois que le CO2 augmente dans l'atmosphère de la Terre, une plus grande quantité
se dissout dans l'eau, selon la réaction suivante :
CO2 + H2O ↔ H+ + HCO3- ↔ H2CO3. (3)

La réaction a fait l’objet de la médiation de la loi d'Henry, qui décrit la répartition de tout gaz,
avec une importante solubilité, entre les phases gazeuses et liquides dans un système
fermé. Appliqué au niveau mondial, la loi d'Henry signifie que les océans agissent pour
amortir les changements dans la concentration atmosphérique de CO2. Comme la
concentration a augmenté en raison des émissions industrielles au cours des 150 dernières
années, une fraction significative des émissions de CO2 qui pourraient autrement être dans
l'atmosphère s’est dissoute dans les eaux océaniques. La totalité d'absorption de CO2 par
les océans est déterminée par la baisse de mélange des eaux de surface en haute mer,
dans un modèle mondial connu sous le nom de circulation thermohaline (Broecker, 1997).
Les biogéochimistes marins sont assez confiants que, par suite de l'augmentation des
concentrations de CO2 dans l'atmosphère terrestre, l'absorption nette de CO2 par les océans
du monde est d'environ 2 PgC/an, faisant environ 20 fois plus que les estimations de la
consommation améliorée de CO2 atmosphérique par l'altération rocheuse (Andrews et
Schlesinger, 2001). Toutefois, ils sont également assez certains que le piégeage de CO2 par
les océans n’augmentera pas proportionnellement à l’augmentation future de CO2 dans
l'atmosphère (Archer, 1995). Malheureusement, comme le réchauffement augmente, il y a
lieu de soupçonner que le cycle thermohaline pourrait ralentir ou s'arrêter complètement.
Circulation/cycle thermohaline
 Le “down-welling” saisonnier des eaux polaires glaciales entraîné
par la température et la salinité. A mesure que la surface de l’eau
refroidit, moins d’eaux salines éventellement s’éliminent et
deviennent une partie des structures de la glace polaire. Les eaux
glacées et salines se déversent dans les zones de down-welling qui
créent les courants marins profonds et emmènent le CO2 dissout
vers les profondeurs de l’océan.

Descente/
plongée d’eau

Descente/ plongée d’eau

© Copyright 2000, Climatic Research Unit


Le down-welling saisonnier des eaux glaciales polaires
entraîné par la température et la salinité. A mesure que les
eaux de surface deviennent plus froides, moins d’eaux salines
éventuellement ne s’éliminent et deviennent une partie des
structures de glaces polaires. Plus d'eaux salines s’enfoncent
causant la séquestration du carbone ainsi que le down-welling
qui crée des courants marins profonds (Schlesinger, 1997).
Notez que la circulation thermohaline n’entraînent pas
seulement du carbone à partir de la surface vers le fond marin,
mais elle réglemente aussi plusieurs climats côtiers (notez
Groenland, Europe, Canada). La perturbation de ce processus
par le réchauffement pourrait avoir des effets climatiques
graves et préjudiciables sur ces domaines.
Récapitulation . . .

Metamorphisme

Les processus biotiques contribuant au cycle global du carbone de la Terre actuelle (Modifiée par Schlesinger 2003).
Il s'agit d'une démonstration visuelle du processus
qu’on vient de parler. Les unités dans ce chiffre sont
la quantité totale de carbone dans un réservoir (ou
se déplaçant entre les réservoirs) en unités de PgC
ou PgC/an. Essayez de suivre le cycle.
Le cycle biotique du carbone

comprend tous
les sous-cycles du
carbone qui impliquent
des organismes vivants
et leurs processus :
 Photosynthèse
 Respiration
© Ted Covington/ Pics4Learning
Le mot " biologique " signifie vivant/ en vie. Par
conséquent, le cycle biotique du carbone inclut tous
les sous-cycles de carbone qui impliquent des
organismes vivants et leurs processus. Les deux
principales composantes de ce sous-cycle sont la
photosynthèse (effectuée par les plantes) et la
respiration (effectuée par les animaux).
Des arbres comme ceux-là effectuent des processus
de photosynthèse qui filtrent le CO2 de l'atmosphère.
Photosynthèse : Le processus par lequel les plantes vertes
(et d’autres organismes) font la synthèse des hydrates de carbone
provenant du dioxyde de carbone et de l’eau utilisant la lumière
comme source d’énergie.
 CO2 + H2O → CH2O + O2

(carbohydrate)

© 2000, Sharon Rankin/ NOAA

© Paige Gill/ NOAA


La photosynthèse est le processus par lequel les plantes vertes (et
quelques autres organismes) font la synthèse des hydrates de carbone
provenant du dioxyde de carbone et de l'eau, utilisant la lumière comme
source d'énergie. Lorsque les pigments photosynthétiques absorbent la
lumière du soleil, les molécules de chlorophylle s’oxydent, résultant en une
chaîne de réactions chimiques qui sont à l'origine d'O2 dans l'atmosphère
terrestre. Ce processus se produit en deux étapes. Tout d'abord, la capture
de l'énergie de la lumière permet aux molécules d'eaux de se diviser et des
molécules de forte énergie de se former. Ensuite, la réduction de carbone
se produit pendant laquelle le CO2 est converti en hydrates de carbone.
Primo : 2H2O => 4H+ 4e‾ + O2
Secondo : CO2 + H2O => CH2O + O2
Comme ces images le démontrent, ce processus peut être effectué sur la
terre ferme ou même dans la mer. (Ici, nous voyons de l’algue marine saine
provenant de Florida Keys, et de la fleur de gingembre dans l’Ile Gorgone,
en Colombie).
CH2O + O2 → CO2 + H2O

 Respiration: Un type de transformation d’énergie dans lequel


les organismes hétérotrophiques reçoivent de l’énergie
en capitalisant sur la tendance naturelle pour que les électrons
qui se déversent des liens réduits vers les substances
oxydantes (comme le O2), oxydant ainsi les liens des matières
organiques et reconvertissent le carbone en CO2
Respiration - Un type de transformation de l'énergie dans lequel les
organismes reçoivent de l'énergie en capitalisant sur la tendance naturelle
pour que les électrons s'écoulent des liens réduits aux substances
oxydantes comme le O2, qui oxydent ainsi les liens dans la matière
organique et qui convertissent en retour le carbone en CO2. La respiration
est la photosynthèse en sens inverse (Schlesinger, 1997). C'est l'équation
chimique du processus de la respiration. Il est important de noter que la
respiration est tout simplement la photosynthèse en sens inverse. Par
conséquent, il est essentiel que les plantes et les animaux co-existent de
manière à ce que leurs processus peuvent trouver un équilibre naturel. De
toute évidence, la destruction des forêts et d’autres terres de plantations
accompagnée d’émissions croissantes lancent le système hors équilibre.
Le cycle biotique du carbone
 Le développement
© 2003, Kenneth Ransom/ Pics4Learning d’autres organismes
photosynthétiques
(plantes) capture 105
PgC/an
Production Primaire
Nette (PPN)

Ce piégeage est le résul-


tat du photosynthèse -
Lorsque ces plantes
meurent/ se
décomposent, le CO2 est
libéré par respiration.

Image Source: NOAA


Sur terre et dans la mer, des organismes photosynthétiques éliminent le CO2 de
l'atmosphère, en l'utilisant pour former la matière organique (Equation I).
Globalement, la production annuelle de nouveaux tissus végétaux est connue
sous le nom de production primaire nette (PPN), qui, on pense, capture
105 PgC/an de l'atmosphère, avec 54% se produisant sur la terre et le reste dans
la mer (Field et al., 1998 ). Environ 15% de la production primaire nette coule en
haute mer, agissant comme une " pompe biologique " qui transfère le CO2 de
l'atmosphère dans les eaux profondes des océans.
La production primaire nette (PPN) est le taux d'accumulation de carbone
organique dans les tissus des plantes terrestres. Ce taux varie largement sur les
surfaces terrestres. Par exemple, les déserts et les masses de glace continentale
pourraient avoir peu ou pas de production primaire nette tandis que les forêts
tropicales humides peuvent montrer une production annuelle de >1000 g C/ m³.
Lorsque ces plantes meurent et se décomposent, le carbone est alors rendu par
émission dans l'atmosphère. La photo du bas montre les algues en cordes, plus
connu sous le nom de détritus. Cette matière en décomposition est emmenée par
les marées et peuvent former des tapis denses sur la surface des marais. Les
détritus, en particulier les petits morceaux de plantes en décomposition, sont une
composante très importante des toiles de nourriture des marais salés. Le plus
important dans cette présentation reste, toutefois, l'affichage de la matière
végétale en décomposition.
Récapitulation . . .

Processus biotiques et anthropiques contribuant au cycle global du carbone de la terre actuelle (Modifiée par Schlesinger 1997).
Il s'agit d'une démonstration visuelle du processus qu’on vient de traiter.
Les unités de ces chiffres sont la quantité totale de carbone dans un
réservoir (ou se déplaçant entre les réservoirs) en unités de PgC ou
PgC/an. Essayez de suivre le cycle.
Variations passées du CO2
atmosphérique
 Des concentrations élevées avant
l’évolution des plantes terrestres
 Entre 100 à 400 ppm pendant
les 20,000,000 années (Pearson
et Palmer, 2000).
 Pour les derniers 2000 ans,
les concentrations de CO2 sont restées
entre 270 et 290 ppm.
Il y a de bonnes raisons de croire, et certaines preuves géologiques le soutenant, que
la concentration de CO2 dans l'atmosphère de la Terre dans son passé très lointain
était beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui. De fortes concentrations persistantes de
CO2 sont susceptibles d'avoir caractérisé l'histoire de la Terre avant l'évolution des
plantes terrestres, qui a par la suite augmenté la consommation de CO2 par altération
rocheuse (Berner, 1998; Moulton et al., 2000). Des concentrations élevées de CO2 et
autres gaz à effet de serre dans l’histoire ancienne de la Terre pourraient avoir joué
un rôle important dans le maintien de la température de la Terre au-dessus du point
de congélation de l'eau à un moment où la luminosité du Soleil a été sensiblement
inférieur à celle d'aujourd'hui.
Toutefois, des études de sédiments marins indiquent que le CO2 de l'atmosphère est
resté dans une étroite fourchette comprise entre 100 et 400 ppm (parties par million)
au cours des 20 dernières millions d'années (Pearson et Palmer, 2000). Les bulles
d'air piégées dans les couches de la banquise de l’Antarctique montrent des
concentrations de l'ordre de 180 à 290 ppm au cours des 420.000 années (Petit et
al., 1999). Pour les dernières 2.000 années, les concentrations de CO2 sont restées
entre 270 et 290 ppm.
…Jusqu’à la Révolution
industrielle
La plupart des prévisions récentes
du GIEC (GIEC, 2001) concernent
les niveaux atteignant
 500 ppm en 2050
 > 700 ppm vers 2100.

dûs à la perturbation humaine massive


du cycle de carbone.
Au cours des 2.000 dernières années, les concentrations de
CO2 sont restées entre 270 et 290 ppm, sauf depuis la
révolution industrielle (Barnola et al., 1995). L'augmentation
de CO2 pendant les 150 dernières années semble associée
au réchauffement de la planète (Mann et al., 1998; Crowley,
2000), et les plus récentes prévisions du Groupe d'Experts
Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC, 2001)
concernent les niveaux atteignant 500 ppm en 2050 et >700
ppm vers 2100.
Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du
Climat (GIEC) - Comme son nom l'indique, le GIEC est un
groupe international de scientifiques qui a été créé " pour
évaluer les informations scientifiques, techniques et socio-
économiques pertinentes pour comprendre les changements
climatiques, ses impacts potentiels et les options d'adaptation
et d'atténuation ", (GIEC, 2004).
Concentrations de CO2 *BAU = “Business as Usual”

Il s'agit des concentrations de CO2 atmosphérique prévues par le GIEC au cours des 100
prochaines années. Les lignes supérieures et inférieures représentent les scénarios possibles de
concentration la plus élevée et la plus faible. La ligne du milieu représente " business-as-usual " -
ou la concentration prévue si aucun effort n’est fait pour réduire les émissions de CO2.
Concentrations de CO2 atmosphériques résultant des scénarios d’émissions mis en exergue dans la Figure 6 (GIEC 2001).
Perturbation Humaine du Cycle Global
du Carbone

Chaque année, les humains


extraient plus de 6 Pg
de carbone organique
de la croûte terrestre
(pétrole, charbon et gaz
naturels) et le convertit
en CO2 qui s’ajoute dans
l’atmosphère.
Oil Rig
© Kirke King/ U.S. Fish and Wildlife Service
Comme la diapositive le dit : Chaque année, l'homme extrait plus de 6 Pg
de carbone organique de la croûte terrestre (pétrole, charbon et gaz
naturel) et le convertit en CO2 qui s'ajoute à l'atmosphère. (Rappel de la
précédente explication de l'extraction de combustibles fossiles et des
émissions de CO2). Le scénario " business-as-usual " du GIEC (2001)
prévoit que les émissions de CO2 augmenteront de 15 PgC/an d'ici 2050,
en grande partie attribuable à l'augmentation de la combustion de
combustibles fossiles.
C'est une image d'une plate-forme de forage. Comme vous pouvez le voir,
le pétrole peut être extrait de la terre ou de la mer. Ce combustible fossile
est tiré du sol (où le carbone est stocké) et ensuite brûlé pour produire de
l'énergie, ainsi que des émissions de CO2.
Les hommes enlèvent le carbone organique
de la croûte terrestre à un taux qui est de 100
fois plus élevé que le stockage de carbone
organique dans les sédiments marins
nouvellement formés.

Nous n’avons
rien fait pour
contre-équilibrer
les changements
pour enlever
le CO2 de
l’atmosphère.
Pont du Golden Gate
2000, Albert P. Bekker © Académie des Sciences de la Californie
Notre impact sur le cycle global du carbone peut paraître faible par rapport
à certains transferts naturels, telles que la décomposition, qui ajoute également (ou
soustrait) du CO2 dans l'atmosphère, mais il est important de reconnaître que la
photosynthèse et la décomposition se produisent naturellement, des processus de
contre-équilibrage qui ne produisent pas une forte source nette ou de puits de CO2
atmosphérique sur une base annuelle. En conséquence, avant la révolution
industrielle, la concentration de CO2 dans l'atmosphère est à peu près constante
depuis des siècles (Barnola et al., 1995). En revanche, avec la combustion de
combustibles fossiles, l'homme élimine le carbone organique de la croûte terrestre à
un taux 100 fois plus élevé que le stockage de carbone organique dans les
sédiments marins nouvellement formés. Nous n’avons fait aucun changement de
contre-équilibrage pour stimuler le stockage du carbone dans la croûte terrestre,
que nous devons donc compter sur la loi d'Henry et sur les changements dans
l'activité de la biosphère pour amortir toutes changements dans la concentration
atmosphérique de CO2. En outre, il est impératif de noter que nous n'avons pas fait
des changements de contre-équilibrage pour remédier à cette situation.
Un effet prévu du réchauffement de la planète est une augmentation du niveau de la
mer qui aboutirait à des inondations, en particulier dans les zones côtières/
insulaires.
*BAU = “Business as Usual”

Emissions de CO2

Il s'agit des émissions de CO2 prévues par le GIEC au cours des 100 prochaines
années. Les lignes supérieures et inférieures représentent les scénarios possibles de
la concentration la plus haute et la plus faible. La ligne médiane représente le "
business as usual " - ou la concentration prévue si aucun effort n’est fourni pour
réduire les émissions de CO2.

Emissions de CO2 prévues de la combustion des ombustibles fossiles, montrant des scénarios élevé, faible et de Business-as-

Usual (BAU) (GIEC 2001).


Destruction Forestière et
Déforestation
Avec la diminution des forêts,
Il y a moins de PPN/Photosynthèse pour enlever le CO2.

La perte nette estimée


de carbone des forêts tropicales
des années 90 :
Aussi faible que 0,9 à 1,3 PgC/an
Aussiélevée que 2,2 PgC/an
(Houghton, 2003)

Coupe à blanc d’habitat identifié d’hibous


© Steve Hillebrand/ U.S. Fish and Wildlife Service
On pense également que la destruction des forêts, en grande partie le
déboisement dans les tropiques, est une source nette de CO2
atmosphérique, bien que son ampleur exacte est très incertaine. Melillo et
al. (1996) estiment une émission de 1,2 à 2,3 PgC/an de CO2 provenant
de la déforestation mondiale des forêts tropicales au début des années 90.
Compte tenu des taux de repousse sur la terre récoltée, Houghton (2003)
affirme une perte nette de 2,2 PgC/an de forêts tropicales au cours des
années 90. Toutefois, deux études récentes suggèrent que le taux de
déforestation dans les tropiques pourrait être inférieur que prévu (Achard
et al., 2002; Defries et al., 2002) et la perte nette de carbone provenant de
ces régions pourrait n’être que de 0,9 à 1,3 PgC/an (Houghton, 2003).
C'est une image de coupe à blanc. Dans une coupe à blanc, tous les
arbres sont pris dans une surface spécifique, par opposition à la coupe
choisie, dans laquelle seuls certains arbres sont pris dans une zone
donnée, ce qui laisse certains habitats sur place. Cette exploitation du bois
a été réalisée dans une zone avec des hiboux trouvés dans le Nord,
laissant ces créatures sans-abri. La déforestation a un impact évident sur
le cycle global du carbone pour des raisons de photosynthèse et des
émissions de carbone provenant de la combustion de combustibles (tel
qu’il est décrit plus haut).
Bien que certains modèles montrent
que…

 Des forêts des latitudes tempérées du nord sont


des puits nets de carbone de 2 à 3,4 PgC/an
(Tans et al. 1990).
 Et que l’enlèvement global net estimé de carbone
par toutes les forêts était de 1,4 ± 0,8 PgC/an
au milieu des années 90 – c-à-d que l’enlèvement
dans les latitudes du nord ne fait pas que
compenser toutes les pertes suite
au déboisement tropical (Battle et al. 2000).
Cependant, des estimations “ par
terre ” montrent que …
 La limite maximale supérieure du stockage
de carbone en Amérique du Nord était
de 0,35 PgC/an dans les années 80 si l’on
tient compte aussi du stockage du sol
(Houghton et al. 1999)
 Le puits était de 0,30 à 0,58 PgC/an aux
Etats-Unis dans les années 80 (Pacala et
al. 2001).
 De 0,135 à 0,205 PgC/an en Europe
 Faisant7 à 12% des émissions de CO2 de la
région (Janssens et al. 2003 ; cf. Ciais et al.
2000).
LA SIBERIE…
 Il se peut qu’il y eut une augmentation du stockage
de carbone dans les forêts sibériennes.
 Des puits estimés aussi grands que 1,3 PgC/an
dans la Sibérie (Ciais et al. 2000).

© 2001, Nick Kurzenko/ CalPhotos


Face à de grandes pertes de carbone provenant des forêts tropicales et
seulement de petits puits reconnus dans la zone tempérée, nous devons
postuler pour des augmentations énormes, récentes, non mesurée dans le
piégeage et le stockage du carbone dans les forêts de Sibérie, dont les
causes ne sont pas claires. Kolchugina et Vinton (1993) estiment un puits
net de 0,49 PgC/an dans les forêts et leurs sols de l'ex-Union Soviétique,
et Ciais et al. (2000) suggèrent un puits aussi grand que 1,3 PgC/an à
travers la Sibérie en se basant sur la modélisation inverse des
concentrations de CO2 atmosphérique. Il est possible que le stockage du
carbone ait augmenté dans les forêts nord eurasiennes en réponse aux
climats plus chauds et à la saison de culture plus longue (Zhou et al.,
2001; Myneni et al., 2001). En équilibrant la déforestation tropicale contre
le reboisement tempéré, il paraît probable que les forêts du monde sont
plutôt neutres vis-à-vis du crédit/budget de CO2 atmosphérique.
 Si le CO2 s’accumule maintenant
dans les forêts qui repoussent sur
les terres agricoles abandonnées,
le stockge de carbone diminuera
à mesure que les forêts grandissent
(Hurtt et al. 2002).
Si les forêts existantes se développent
rapidement à cause du CO2
et de la N-fertilisation, alors le taux
de croissance et le piégeage de carbone
vont s’accélérer à l’avenir
Il est essentiel de connaître comment les termes de l'équation
du tableau 1 changeront à l'avenir. Qu'arrivera-t-il, par exemple,
si la combustion de combustibles fossiles augmente à 15
PgC/an ? Comment le développement forestier va-t-il répondre
aux concentrations plus élevées de CO2 et au climat plus
chaud ? Si le CO2 s'accumule maintenant dans les forêts en
regénération sur des terres agricoles abandonnées, le
stockage de carbone diminuera-t-il à mesure que ces forêts
grandissent (Hurtt et al., 2002) ? Si les forêts existantes se
développent plus rapidement suite au CO2 et à la fécondation
d’azote, alors, on peut s'attendre à ce que le taux de
croissance et d’absorption de carbone s’accélère à l'avenir.
Des études du développement forestier sont maintenant
intimement liées aux questions de politique publique et de
biogéochimie mondiale.
En tenant compte de tout cela, on propose des solutions :
• Boisement (planter de nouvelles forêts sur les terres marginales)
• Labourage du sol (culture minimale du sol)
• Séquestration géologique et océanique (mettre le CO2
dans les océans ou dans la croûte terrestre)

Photo 1: Employé du FWS en train de planter des cyprès. © John and Karen Hollingsworth, U.S. Fish and Wildlife Service.
Photo 2: Labourage du sol au Maryland. © Tim McCabe, U.S. Department of Agriculture
On a proposé quelques solutions, mais elles ne pourront pas
résoudre complètement le problème. En ce qui concerne le
cycle du carbone biotique du carbone, ces solutions
comprennent : le reboisement (qui consiste à planter de
nouveaux arbres/plantes sur les terres marginales) et le
labourage du sol (qui se concentre sur la préservation des
sols avec un minimum de culture). En ce qui concerne le cycle
abiotique du carbone, de nombreux scientifiques se tournent
vers la séquestration géologique et/ou océanique, qui est le
stockage du dioxyde de carbone dans la croûte terrestre et les
océans. L'image du gauche montre un employé du " Forest
and Wildlife Service " (Service Forestier, de la Faune et Flore)
en train de planter des cyprès et l'image de droite un
agriculteur pratiquant le labourage du sol dans le Maryland.
Reboisement : Analyse
coût/bénéfice
• Pourait exiger de grands
apports d’énergie en plantant,
irriguant et fertilisant (Dixon
et al. 1994).
• Taux d’énergie de 16 pour
les peupliers hybrides plantés
pour l’énergie de biomasse
en Tennessee
• Une fourchette de prix entre $1
et $69 par tonne de carbone
stocké : valeur médiane de $13
(Dixon et al. 1994)
Pins entaillés CRP plantés en Décembre 1987.
© Bill Tarpenning, U.S. Department of Agriculture
Il est important que les décideurs fassent une analyse du rapport coût-bénéfice de
ces solutions proposées avant de prendre une quelconque décision. Le boisement
des terres marginales pourrait exiger particulièrement des apports importants
d'énergie dans la plantation, l'irrigation et la fertilisation de jeunes arbres (Dixon et
al., 1994). Turhollow et Perlack (1991) ont calculé un taux d'énergie (c'est-à-dire, de
l'énergie de la biomasse cultivée / apport d’énergie) de 16 pour les peupliers
hybrides cultivés pour l'énergie de la biomasse dans le Tennessee. Amortir le coût
initial de l'établissement des plantations forestières sur une rotation de plus de 50
ans, le coût de la séquestration du carbone varie de $ 1 à $ 69 par tonne métrique,
avec une valeur médiane de 13 $ (Dixon et al., 1994). Le taux de stockage du
carbone dans les forêts diminue à mesure qu’ils grandissent, " la seule façon par
laquelle les programmes de reboisement puissent continuer à séquestrer du
carbone à long terme est de faire une transition dans des programmes de
production des combustibles de la biomasse commerciales " (Edmonds et Sands,
2003) – c’est-à-dire que nous devons remplacer les combustibles fossiles par
l’énergie de la biomasse.
Il s'agit d'une photo de pins entaillés CRP plantés en Décembre 1987. On les coupe
toutes les 5 rangées et on amincit au choix les 4 rangées restantes.
Labourage du sol - coût/bénéfice

© Gene Alexander/ U.S. Department of Agriculture .


 Le CO2 en pompant des eaux d’irrigation dépasse le stockage renforcé
de carbone des sols agricoles (Schlesinger 2000)
 Fournirait des puits de 0,015 PgC/an, comptant environ 1% seulement
des émissions des Etats-Unis de nos jours (Kern et Johnson, 1993).
a mise en oeuvre des pratiques réduites de labourage du sol dans l'agriculture
semble offrir un avantage net cohérent par l’amélioration du stockage du carbone
du sol (Kern et Johnson, 1993; Robertson et al., 2000; Ouest et Marland, dans la
presse); toutefois, une plus grande utilisation d’engrais azotés souvent ne le fait
pas (Schlesinger, 2000, mais voir West et Marland, 2003). La libération de CO2 en
pompant l'eau d'irrigation aussi dépasse largement le stockage renforcé du
carbone dans les sols agricoles irrigués (Schlesinger, 2000). Des prévisions
positives sauvages (par exemple, de 0,4 à 0,8 PgC/an) ont été faites pour un
potentiel d’augmentation du stockage du carbone dans les sols agricoles (Lal,
2001), mais la réalité n'est pas aussi optimiste. Pacala et al. (2001) ont estimé
que le stockage du carbone dans les sols des terres cultivées aux États-Unis
n'était que de 0 à 0,04 PgC/an pendant les années 80. Kern et Johnson (1993)
ont estimé que la mise en oeuvre immédiate du labourage du sol sur les terres
agricoles des Etats-Unis avec ce potentiel fournirait un réservoir (<0,015 PgC/an),
qui représente environ 1% seulement des émissions de combustibles fossiles aux
Etats-Unis aux niveaux actuels. Des zones importantes sont déjà en régimes de
labourage du sol (Uri, 1999), pour lesquelles le potentiel de séquestration nette du
carbone est estimé à 0,0003 PgC/an (Uri, 2000). En outre, semblablement à la
structure de stockage du carbone pendant la régénération forestière, le stockage
dans les sols est fini, et le taux diminuera avec le temps (Schlesinger, 1990). C'est
une image d’une culture de maïs sans labour.
Séquestration géologique
et océanique
 Capture des émissions provenant
des centrales électriques et stocke
ce CO2 dans les formations géologiques
ou dans la profondeur des océans.

 Des dépôts géologiques stockent


le carbone sous une forme qui ne retourne pas
dans l’atmosphère pendant des millénaires
(Holloway, 2001; Lackner, 2002)
Des projets plus agressifs de séquestration du carbone visent à capturer les
émissions provenant des centrales électriques et de stocker ce CO2 dans des
formations géologiques ou dans les profondeurs de l'océan. Ces projets
devront soigneusement évaluer le rapport coût/bénéfice, mais ils offrent à
court terme des alternatives attrayantes d'atténuation des émissions de CO2
tout en maintenant l’infrastructure existante de centrales électriques (Lackner,
2002). La séquestration géologique profonde est une option particulièrement
attrayante parce que, contrairement aux arbres, les dépôts géologiques
stockent le carbone sous une forme qui ne retournent pas dans l'atmosphère
pendant des millénaires (Holloway, 2001; Lackner, 2002). Les propositions de
stockage du carbone dans les océans, soit par injection directe soit par ajouts
de fer pour stimuler la productivité marine, doivent faire l'objet d’évaluation
des impacts accidentels potentiels à la biosphère marine (Chisholm et al.,
2001; Buesseler et Boyd, 2003).
Perspectives d’avenir
Le piégeage du carbone “forestier”
augmentera-t-il ?
 Si la surface forestière totale augmente
 Le taux de séquestration de carbone
diminuera normalement avec le temps (Law
et al. 2003)
 La fertilisation de CO2 et le dépôt renforcé
d’azote influence le piégeage du carbone
 Des changements du climat semblent avoir
augmenté la productivité primaire nette
globale de 3,4 PgC/an pendant les 18
dernières années (Nemani et al. 2003)
Le piégeage du carbone par les forêts est déterminé par leur superficie
totale, ainsi que des facteurs qui affectent le taux d'accumulation de
carbone par unité de surface, y compris les l'âge des forêts. La
superficie totale est touchée par les décisions sur la gestion des terres
ainsi que de l'augmentation de l'étendue spatiale des forêts, tel qu’il est
déterminé par un climat plus chaud (Myneni et al., 1997). Des
changements dans le piégeage de carbone local sont déterminés par le
climat, la fécondation de CO2, et le renforcement des dépôts d'azote par
la pollution atmosphérique régionale. Les jeunes forêts montrent le plus
rapide piégeage de carbone, et le taux de séquestration du carbone
diminue normalement avec le temps (Schiffman et Johnson, 1989; Law
et al., 2003). Des études séparées en utilisant la modélisation
biogéochimique (Schimel et al., 2000) et d’une analyse de l'inventaire
forestier historique (Caspersen et al., 2000) conviennent que les
changements dans l'utilisation des sols dominent le le piégeage net
actuel de carbone par les forêts des États-Unis. Toutefois, Nemani et al.
(2003) ont rapporté que les changements climatiques ont augmenté la
productivité primaire nette mondiale de 3,4 PgC/an au cours des 18
dernières années, principalement dans les tropiques.
© Will Owens/ FACE Experiment.,Duke University.
 A court terme (3 ans), une fertilisation accrue du CO2 entraîne > 20%
d’augmentation du piégeage du carbone (DeLucia et al. 1999, Norby et al. 2002)
 Cependant, les plantes s’acclimateront éventuellement aux niveaux
accrus de CO2 ; et la photosynthèse et la masse de plante ne vont pas
augmenter à long terme
(Hattenschwiler et al. 1997; Idso, 1999)
A court terme (3 ans), l'augmentation des émissions de CO2 conduit à une
augmentation fécondation de > 20% de piégeage du carbone (DeLucia et al.
1999, Norby et al. 2002).
C'est une image de l’expérience FACE (Free Air Carbon-dioxide Enrichment)
menée à Duke University Forest. Dans cette expérience, plusieurs anneaux
de tours émettrices de CO2 entourent une section de forêt tempérée. Ces
tours émettent donc du CO2 dans l'atmosphère, créant une concentration plus
élevée de CO2 pour les arbres. Les réponses des plantes sont ensuite notées
en conséquence, et on a une idée de ce quoi on pourrait s'attendre si les
concentrations de carbone devraient augmenter.
Bien que la température globale plus élevée
puisse augmenter le PPN, la respiration du sol
double pour chaque 10oC d’élévation
 Partiellement soustrait tout bénéfice de réchauffement

Image courtoisement offert par la NASA Goddard Institute for Space Studies
Si la température du globe augmente à cause de l'effet de serre, nous pouvons
nous attendre à de sols plus chauds, en particulier aux hautes latitudes. A
l’exception de certains déserts, le taux de décomposition dans les sols augmente
avec la température -- comme on l'a vu dans les deux compilations de valeurs
littéraires (Raich et Schlesinger, 1992) et presque dans toutes les études qui ont
imposé le réchauffement expérimental (Rustad et al., 2001). Le taux de respiration
du sol (Equation 2) double avec 10o C d'augmentation de température, c'est-à-dire
le Q10 de la relation est d'environ 2,0 (Kirschbaum, 1995; Palmer-Winkler et al.,
1996; Kätterer et al., 1998). On a troué la plus grande réponse dans des
échantillons de détritus de surface et dans les sols des climats froids (Lloyd et
Taylor, 1994). Presque tous les modèles de changement climatique mondial
prévoit une perte de carbone provenant des sols en raison du réchauffement de la
planète (Schimel et al., 1994; McGuire et al., 1995). Toutefois, Melillo et al. (2002)
suggèrent que la libération d'azote au cours de décomposition renforcée de la
matière organique du sol pourrait également stimuler la croissance des plantes et
le piégeage du carbone, compensant partiellement les pertes provenant des sols.
Il s'agit d'une image géothermique produit e par la NASA, montrant la variation de
température à partir de 1880 jusqu’en 2002. Notez que les émissions augmentent
exponentiellement chaque jour, et que certaines parties de la planète ont déjà
connu des hausses de température jusqu'à 2°C. Bien que cela semblerait ne pas
être une forte augmentation de température, rappelez-vous les effets que cela
pourrait avoir sur les niveaux de la mer et les conditions météorologiques.
Même après que les émissions soient réduites, l’impact du réchauffement se
fera encore sentir. En raison de l’inertie de cette situation, le niveau de la
mer, la température et même les concentrations de CO2 continueront à
s’élever.
Sommet de l’iceberg…

 Pour stocker 6 PgC/an— (l’émission annuelle


de combustibles fossiles, devrait faire renaître toutes
les terres forestières d’antan (agricoles /urbaines)
(Vitousek, 1991).

 Reforestation et boisement pourraient réduire


la concentration de CO2 de 15 à 30 ppm vers la fin
du siècle …
 La concentration globale sera donc de 700 ppm!
(House et al. 2003)
Bien que le reboisement de ces terres seraient utile dans la médiation
de l'augmentation des concentrations de CO2 atmosphérique, il n’offre
aucune solution à long terme au problème de l'effet de serre et du
réchauffement. Il faudrait reboiser toutes à la fois les terres forestières
du globe, y compris celle qu’on utilise actuellement pour l'agriculture ou
couvertes par les zones urbaines, pour stocker 6 PgC/an -- la quantité
émise chaque année à partir de la combustion de combustibles fossiles
(Vitousek, 1991). House et al. (2002) de conclure que "les activités
maximales possibles de boisement et de reboisement au cours des 50
prochaines années entraîneraient une réduction de la concentration de
CO2 de 15 à 30 ppm d'ici à la fin du siècle", lorsque la concentration
mondiale aura augmenté à 700 ppm!

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