ELEMENT CONSTITUTIF :
FINANCES D’ENTREPRISE
Enseignant : RANDRIAHERINDRAINY Selmer
1
POLITIQUE FINANCIERE
• La politique financière de l’entreprise repose sur le choix d’un rythme de croissance de la
vie économique de l’entreprise et sur le choix des modalités financières de cette croissance.
• Cadre théorique : C’est l’aboutissement au niveau de l’entreprise et des marchés financiers
de la théorie néoclassique (qui appartient au néoclacisme = appuyé sur les exemples de
l’Antiquité) qui est une théorie de l’évaluation par le marché financier (sur lequel
s’effectuent les négociations de valeurs à revenu fixe et variable, les émissions de titres
(droit, document établissant un droit), et d’une manière générale , les opérations sur
capitaux à long terme).
• Dans ce cadre, l’objectif de l’entreprise est de maximiser sa valeur par la double décision
d’investissement et de financement. Cette maximisation pose à la fois le problème du coût
du financement et celui de sa répartition entre capitaux propres et capitaux d’emprunt.
• Le coût du capital : C’est le taux de rendement des projets d’investissement qui laisse
inchangé le cours des actions d’une société. Le coût de capital prend en considération les
coûts de tous les moyens de financement.
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COURS D’UNE ACTION
• Définition : Cours d'une action. Le prix auquel s'échangent les actions sur les bourses
est appelé le cours de l'action ou valeur. Il varie selon l'offre et la demande. Dans le
monde de la Bourse, la cotation désigne l'opération par laquelle un titre financier
entre sur le marché boursier. Pour cela, l'émetteur du titre doit remplir certaines
obligations. La cotation consiste à attribuer une valeur de marché à un titre émis par
une société. La valeur de marché correspond au prix auquel vous pouvez acheter ou
vendre un actif sur le marché. C'est le résultat de la confrontation de l'offre de la
demande. ... La valeur de marché est donc le prix d'échange d'un bien, d'un actif ou
d'une entreprise. Un titre financier est un titre représentatif d'une partie du capital
d'une société (actions) ou d'une partie de sa dette (titres de créances négociables). Un
titre financier peut également être émis par un Etat sous la forme d'un bon ou d'une
obligation.
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VALEUR NOMINALE D’ACTION
• En pratique, le montant de la valeur nominale est égal au montant du
capital divisé par le nombre d'actions composant le capital de la
société. Exemple : si une SAS (société par actions simplifiée) a un
capital de 5 000 euros divisé en 500 actions, alors la valeur nominale
de chaque action est égale à 5 000 divisé par 500, soit 10 euros.
• Elle se calcule en divisant la valeur comptable de l'entreprise telle
qu'elle est affichée dans son bilan par le nombre d'actions qui
composent son capital.
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VALEUR NOMINALE D’ACTION
• La valeur nominale d’une action d’une société par action simplifiée à
plusieurs ou un seul associé (SAS ou SASU) correspond à la quote-part
du capital représentée par l’action.
• En pratique, le montant de la valeur nominale est égal au montant du
capital divisé par le nombre d’actions composant le capital de la
société.
• Valeur nominale = capital / nombre d’actions
• Exemple : si une SAS a un capital de 5 000 euros divisé en 500 actions,
alors la valeur nominale de chaque action est égale à 5 000 divisé par
500, soit 10 euros.
La valeur nominale est également appelée le “pair” de l’action.
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VALEUR ACTION SAS
• Calcul Valeur action SAS
• La valeur nominale d'une action pour une SAS (société par actions
simplifiée) est égale au montant total du capital social divisé par le
nombre d'actions que les actionnaires décident d'émettre pour leur SAS
(cette quantité d'actions est librement fixée).
• Le coût du capital d’une entreprise est le coût de la totalité de sa dette
(argent emprunté), plus le coût de tous ses capitaux propres (capital des
actions ordinaires et privilégiées). Chaque composante est pondérée
pour exprimer le coût en pourcentage (coût moyen pondéré du capital
ou CMPC). Comme il s’agit du coût réel des affaires, il faut donc bien le
comprendre.
6
CALCUL COUT DU CAPITAL
• Pour calculer le coût du capital, une entreprise doit ajouter au coût de sa dette le coût
de son capital d’actions privilégiées et le coût de son capital d’actions ordinaires:
• Coût du capital = Coût de la dette + coût du capital d’actions privilégiées + coût du
capital d’actions ordinaires
• On détermine chacun de ces éléments différemment:
• Le coût de la dette est facile à déterminer, car les taux d’intérêt sur les prêts sont
décrits dans les notes afférentes aux états financiers d’une entreprise. Comme on paie
les versements d’intérêts avant les impôts, on doit les ajuster à la baisse pour obtenir le
coût de la dette après impôt.
• Le coût des capitaux propres d’actions privilégiées est également facile à déterminer,
car on indique aussi les versements de dividendes dans les notes afférentes aux états
financiers. Comme on verse les dividendes après impôts, nul besoin de les ajuster.
• Le coût des capitaux propres d’actions ordinaires est difficile à déterminer, car il n’y a
pas de modalités de paiement déclarées dans les notes afférentes aux états financiers.
7
CALCUL COUT DU CAPITAL
• En savoir plus sur le coût du capital
• Voici comment calculer le coût moyen pondéré du capital pour la société ABC,
en considérant les informations suivantes:
• Le bilan démontre que:
• La société ABC détient 100 000 $ en capital total.
• La pondération des sources de capitaux est: 50 % de dette, 25 % de capitaux
propres d’actions privilégiées et 25 % de capitaux propres d’actions ordinaires.
• D’après les notes afférentes à l’état financier, on constate que:
• Le coût d’intérêt sur la dette après impôt est de 4 %.
• La société verse 10 % de son bénéfice net aux actionnaires privilégiés.
8
CALCUL COUT DU CAPITAL
• Selon l’industrie:
• on sait que les actionnaires ordinaires reçoivent une prime de risque
de 16 % sur le coût de leur dette après impôt.
• (50 % × 4 %)dette + (25 % × 10 %)capitaux propres d’actions
privilégiées + (25 % × 16 %)capitaux propres d’actions ordinaires =
2 % + 2,5 % + 4,0 % = 8,5 %
• Le coût du capital après impôts de la société ABC est de 8,5 %.
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ECONOMIE DU MARCHE
• Le terme d'économie du marché désigne un système économique où
les décisions de produire, d'échanger et d'allouer des biens et services
rares sont déterminées majoritairement à l'aide d'informations
résultant de la confrontation de l'offre et de la demande telle
qu'établie par le libre jeu du marché.
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DEMANDE DE MONNAIE ET BESOINS DE
FINANCEMENT
• La structure du capital économique telle qu’elle résulte de l’analyse des 3
cycles financiers : Investissement, Financement, Exploitation, définit
également les besoins de financement de l’entreprise.
• Cycle long : immobilisations, autres valeurs immobilisées (titres et
prêts) : besoins bruts de financement.
• Cycle court : stock, crédit clientèle, encaisse : besoins bruts de
financement.
• La détention de ces biens implique également la détention préalable de
monnaie ou le recours à l’endettement. Leur volume détermine donc la
demande globale de monnaie de l’entreprise.
• L’examen des cycles financiers a mis en évidence 2 sources de
financement.
• - le crédit résultant des opérations de cycle d’exploitation
(essentiellement le crédit fournisseurs) et les emprunts.
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CHARGE FIXE (CF)
Charge structurelle ou Charge de structure, est une charge qui est liée
à l’existence de l’entreprise. Elle n’est pas fonction de l’activité, c’est-
à-dire qu’elle demeure indépendante du niveau de vente ou de
production. Elle sera donc supportée par l’entreprise et décaissée,
quoiqu’il arrive et même si aucun chiffre d’affaires n’a été généré.
• Voici des exemples de charges fixes : les loyers (mobiliers ou
immobiliers), les assurances, les salaires du personnel administratif,
certains honoraires (avocat, expert-comptable), l’amortissement des
immobilisations.
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CHARGE VARIABLE (CV)
• Charge d’activité ou charge opérationnelle, représente une charge
liée au fonctionnement de l’entreprise. Elle varie selon le volume
d’activité : plus l’activité progresse, plus les charges variables sont
importantes ; et inversement.
• Exemples des charges variables : les achats des marchandises, les
achats de matières, la sous-traitance, les consommations
énergétiques (cas des entreprises de production), les salaires du
personnel opérationnel (lorsqu’il est indexé sur l’activité), les
commissions.
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CHIFFRE D’AFFAIRES (CA)
• Le CA représente le montant des affaires réalisées par une entreprise
avec les tiers, dans le cadre de l’exercice d’une activité normale et
courante. Il est constitué des ventes de marchandises et de la production
vendue et biens et de services. Il peut être exprimé hors taxes (« HT ») ou
toutes taxes comprises (« TTC ») s’il inclut notamment la TVA (taxe sur la
valeur ajoutée). Il est possible de déterminer un montant brut ou un
montant net (en déduisant les rabais, remises et ristournes accordés).
• Le chiffre d’affaires ne tient pas compte des produits financiers, des
produits exceptionnels et de certains autres produits de gestion
courante.
• Chiffre d’affaires = quantités vendues x prix de vente unitaire
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BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT (BFR)
• Par définition, le besoin en fonds de roulement (BFR) représente le montant
qu’une entreprise doit financer afin de couvrir le besoin résultant des décalages
des flux de trésorerie correspondant aux décaissements (dépenses) et aux
encaissements (recettes) liés à son activité.
• Le BFR trouve sa justification dans un principe très simple :
• une créance, bien qu’acquise et certaine, n’est généralement pas réglée tout de
suite par le client ;
• un stock n’est pas vendu immédiatement et les articles restent en stocks
pendant une durée plus ou moins longue avant d’être vendus.
• Ces différents décalages vont générer un besoin financier pour
l’entreprise qui devra être financé, soit par le délai de règlement négocié auprès
des fournisseurs, soit par le fonds de roulement, soit par la trésorerie.
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CALCUL DU BFR
• Le BFR est obtenu grâce aux données figurant dans le bilan
comptable. Il représente la différence entre l’actif courant et le
passif courant :
• BFR = Actif courant – Passif courant
• Il est également possible de calculer le BFR en jours de chiffre
d’affaires : BFR (en jours de CA) = (BFR / CA annuel HT) * 360
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EXEMPLE DE CALCUL DU BFR
• Au 19/04/2016, une entreprise présente dans ses comptes des
créances clients pour un montant de 150, des stocks de
marchandises de 35 et des dettes fournisseurs de 75, BFR = Stocks
en cours + Clients et comptes rattachés – Fournisseurs et comptes
rattachés – Dettes fiscales et sociales :
• BFR = 35 + 150 – 75 = 110
• Dans cet exemple, l’entreprise a un besoin de financement de son
bas de bilan de 110.
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EXEMPLES CHIFFRES DE CALCUL DU BFR (en jours et en %)
• BFR 200 u.m. et un CA HT de 800 u.m. :
• Calcul du BFR en jours :
• (200/800)360 = 90 jours
• Calcul du BFR en pourcentage :
• (200/800)100 = 25 %
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POLITIQUE FINANCIERE
• Calcul du coût du capital :
• . Calcul du coût des capitaux empruntés : le coût est le taux qui égalise
le capital perçu et les échéances de remboursement actualisées. Les
intérêts payés étant déductibles du calcul de l’impôt sur les sociétés,
sur la base d’un impôt de 50 %, le coût après impôt est égal à la moitié
du taux calculé.
• . Coût des capitaux propres : c’est le taux d’actualisation qui égalise le
cours de l’action avec la valeur actualisée du flux des dividendes
prévus par action. En effet, la rémunération du capital est le paiement
de dividendes.
• . Coût moyen pondéré : c’est la somme pondérée du coût des capitaux
propres et du coût des capitaux d’emprunt.
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POLITIQUE FINANCIERE : (1) Soit 8% pour
dettes avant impôts et (2) capitalisation boursière ou
situation nette.
Capitaux Pondération Coût après impôt Coût pondéré
(1)
Capitaux propres (2) 800.000 0,53 7 3,71
Dettes 700.000 0,47 4 1,88
Total 1.500.000 1,00 - 5,59
20
POLITIQUE FINANCIERE
• Si on connait le coût marginal de chacun des moyens de
financement, on peut calculer un coût marginal pondéré.
• Exercice d’application
• Soit le passif du bilan de la société X :
• - capital social (20000 x 100 )……………………….2.000.000
• - Réserves……………………………………………….. 1.500.000
• - Dettes à long terme………………………………..... 800.000
• - Dettes à court terme………………………………… 600.000
• L’action de la société X est cotée en bourse, son cours est
actuellement de 215 MGA. Le dernier dividende était de 15 MGA ; la
croissance prévue de ce dividende est de 5 %.
• Les dirigeants de la société X calculent le coût du capital en utilisant
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EXERCICE D’ILLUSTRATION
• La pondération comptable : 14 % : coût du capital action, et 8 %
coût des réserves.
• Les dettes à long terme coûtent 11 % (avant impôts) et les dettes à
court terme 13 %.
• 1- Calculer le coût moyen pondéré du capital en utilisant :
• - la pondération comptable,
• - la pondération « boursière ».
• 2- Si la société fait un investissement de 400.000 MGA entièrement
financé par un emprunt à long terme (taux 12 %), calculer le coût du
capital marginal sachant qu’il est prévu que cet endettement
supplémentaire entrainera de nouvelles exigences de la part des
actionnaires (croissance attendue du dividende 6 %).
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SOLUTIONS
• xi(barre) = coût pondéré ; xi = coût ; ni = capital social , N =
total
xi(barre) = ni. xi / N (N= total ni)
1- Coût pondéré du capital : considération comptable ; * :les frais
financiers constituant une charge déductible, le coût des dettes
après impôt (50%) est diminué de moitié.
ni pondération Coût (xi%) Coût pondéré=
xi(barrae) %
Capital social 2.000.000 41 % 14 % 5,75 %
Réserves 1.500.000 30,5 % 8% 2,44 %
Dettes à LT 800.000 16,3 % 5,5 % * 0,90 %
Dettes à CT 600.000 12,2 % 6,5 %* 0,79 %
Total 4.900.000 100 % 9,87 %
Coût moyen pondéré :9,87%
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SOLUTIONS
• Pondération boursière : * : coût des capitaux peut être évalué
ainsi :
• ke =( Do / Po) + g, or Do = dernier dividende ; Po = le cours ; g =
le taux de croissance attendu de dividende ; ici 6%
• ke = 15/215ni+ 0,05 = 0,07Pondération
+ 0,05 =%0,12Coût
ou: 12
xi %
% Coût pondéré :
xi(barre) %
Capitalisation 4.300.000 75,4 % 12 %* 9,05 %
boursière
(20KMGAx215)
Dettes à LT 800.000 14 % 5,5 %* 0,77 %
Dettes à CT 600.000 10,6 % 6,5 %* 0,69 %
Total 5.700.000 100 % 10,51 %
Coût pondéré = 10,51 %
24
SOLUTIONS
• 2- Coût du capital marginal : Ce calcul se fait en utilisant la
pondération boursière. Le coût des capitaux propres devient :
• ke = (15 / 215 )+ 0,06 = 0,13 ou 13 %
• Le nouveau coût moyen pondéré est de :
ni Pondération % Coût :xi % Xi(barre) %
Capitalisation 4.300.000 70,5 % 13 % 9,16 %
boursière
(20000x215)
Dettes à LT 800.000 13,1 % 5,5 %* 0,72 %
Nouvel emprunt 400.000 6,6 % 6% 0,40 %
Dettes à CT 600.000 9,8 % 6,5 %* 0,63 %
Total 6.100.000 100 % 10,91 %
Coût pondéré = 10,91 %
25
SOLUTIONS
• Soit Ressources Coût
Montant de la rémunération
• Avant opération:5.700.000 10,51
599.070
• Après opération:6.100.000 10,91
665.510
• + 400.000 + 66.440
• Coût du capital marginal : 66.440 / 400.000 = 16,6 %
26
RENTABILITE DE L’ACTIF
• Supposons que la rentabilité de l’actif d’une entreprise (actif qui vaut 1 000) puisse
prendre les valeurs suivantes :
• 4% 6% 8% 10% 12%
• Voyons quelle sera la rentabilité des capitaux propres de cette entreprise dans les 3
hypothèses :
• H1 : elle se finance uniquement que capitaux propres, autrement dit son ratio de
levier, défini comme le rapport entre les capitaux empruntés et l’actif, égale 0.
• H2 : elle se finance pour moitié sur capitaux propres et pour moitié sur capitaux
empruntés, son ratio de levier égale 50%.
• H3 : elle se finance à 20% sur capitaux propres, son ratio de levier est de 80%.
• Schémas à l’appui : H1 ; H2 et H3
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RENTABILITE DE L’ACTIF/ SOLUTIONS
• N.B: Nous avons supposé que l’entreprise considérée est une société frappée d’un
impôt de 50%. H1 : Ratio de levier : 0%
Rentabilité de l’actif 4% 6% 8% 10% 12%
Résultat brut 40 60 80 100 120
Résultat brut pour levier de 0% 40 60 80 100 120
Intérêts 0 0 0 0 0
Résultat avant impôts 40 60 80 100 120
Impôts (50%) 20 30 40 50 60
Résultat net (RN) 20 30 40 50 60
Rentabilité des capitaux propres 2% 3% 4% 5% 6%
(RCP) = RN / Actif
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RENTABILITE DE L’ACTIF/ SOLUTIONS
• N.B: Nous avons supposé que l’entreprise considérée est une société frappée d’un
impôt de 50%. H2 : Ratio de levier : 50%
Rentabilité de l’actif 4% 6% 8% 10% 12%
Résultat brut 40 60 80 100 120
Résultat brut pour levier de 50% 40 60 80 100 120
Intérêts 40* 40* 40* 40* 40*
Résultat avant impôts 0 20 40 60 80
Impôts (50%) 0 10 20 30 40
Résultat net (RN) 0 10 20 30 40
Rentabilité des capitaux propres 0%** 2%** 4%** 6%** 8%**
(RCP) = RN / Actif
• 40* =((40 + 60 + 80 + 100 + 120) x 50%) / 5
• 2% = RN / 500 ; exemple : (10 / 500 x 100) = 2%
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EQUILIBRE DU PLAN DE FINANCEMENT
• Pour déterminer l’équilibre financier, on distingue plusieurs phases, à
savoir :
• - évaluer les besoins de financement à long terme
• - recenser les ressources internes
• - estimer les ressources externes nécessaires
• - choisir les moyens de financement externe : augmentation du capital ou
emprunt.
• Le total des ressources prévisionnelles doit être supérieur au total des
besoins prévisionnels pour que l’entreprise puisse disposer d’une marge de
sécurité en cas d’erreurs de prévisions ou de besoins de financement non
prévus.
• L’exécution d’un plan comporte deux périodes :
• - réalisation des investissements prévus
• - remboursement des crédits obtenus.
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EQUILIBRE DU PLAN DE FINANCEMENT
• L’entreprise doit vérifier qu’elle n’a pas excédé sa capacité
d’emprunt. Elle effectue alors une comparaison entre les annuités
de remboursement des emprunts et la capacité d’autofinancement.
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CONTRÔLE DU PLAN DE FINANCEMENT
• Le contrôle s’effectue par comparaison entre les résultats de
l’analyse des bilans de fin d’exercice et les données du plan de
financement.
• La constatation et l’analyse des écarts permettent de rectifier ou de
mettre à jour le plan.
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LE LEVIER FINANCIER
• 1- L’endettement : Après avoir comparé les besoins de financement
avec les ressources de financement, afin de vérifier leur équilibre, il est
important d’analyser la structure des ressources de financement.
Quelle est la part de l’endettement dans la constitution des ressources
durables ? Le degré d’endettement a une incidence sur :
• - l’indépendance
• - la sécurité
• - le développement
• - la rentabilité
• La recherche d’indépendance et de sécurité financières est obtenue par
une réduction de l’endettement.
En revanche, le développement et la rentabilité de l’entreprise sont
facilités par le recours à l’endettement.
33
LE LEVIER FINANCIER
• Il est nécessaire d’établir un équilibre permettant à l’entreprise d’atteindre
ses finalités tout en limitant sa vulnérabilité (caractère vulnérable = faible)
afin de ne pas inquiéter ses partenaires et ses prêteurs.
• 2- La rentabilité :
• L’objectif de toute entreprise est de réaliser des bénéfices, donc de
rentabiliser ses capitaux investis pour assurer son développement et
rémunérer les apporteurs de capitaux. La rentabilité est un aspect
fondamental de la gestion de l’entreprise.
• La rentabilité de l’entreprise se mesure à l’aide des ratios suivants :
• - rentabilité économique = (excédent brut d’exploitation/capitaux
permanents) x 100
• - rentabilité financière = (résultat net ou courant / capitaux propres) x100
34
LE LEVIER FINANCIER
• 3- L’effet de levier :
• Nous avons vu que l’endettement joue un rôle dans la
rentabilité des capitaux investis. Le mécanisme du levier
financier permet de mesurer l’effet positif ou négatif de
l’endettement sur la rentabilité, en comparant le coût de
l’endettement à la rentabilité économique.
35
LE LEVIER FINANCIER
• Taux d’intérêt des emprunts inférieur au taux de rentabilité
économique = augmentation du taux de rentabilité des capitaux
propres.
• . L’accroissement de l’endettement améliore la rentabilité financière.
• Taux d’intérêt des emprunts supérieur au taux de rentabilité
économique = diminution du taux des capitaux propres
• . L’accroissement de l’endettement dégrade la rentabilité financière.
• Taux d’intérêt des emprunts = au taux de rentabilité économique =
taux de rentabilité des capitaux propres maintenu.
• . Quel que soit le niveau d’endettement, la rentabilité reste constante.
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EXERCICE D’ILLUSTRATION
• L’entreprise Y envisage un investissement de 1 000 000. Elle étudie
plusieurs modes de financement, afin d’apprécier l’influence de son
endettement sur la rentabilité de ses capitaux en fonction de deux
hypothèses :
• - rentabilité économique : 20 %
• - rentabilité économique : 8 %
• - financement sans emprunt
• - financement à 50% par un emprunt , taux d’intérêt 10%
• - financement à 50% par un emprunt, taux d’intérêt 8%
• - financement à 60% par un emprunt, taux d’intérêt 8%.
TAF / Monter des tableaux pour les deux hypothèses en calculant les éléments
suivants: montant de l’investissement, montant de l’emprunt, taux de rentabilité
économique, capitaux propres, charges financières, résultat courant, rentabilité
financière, et effet de levier = variation de taux de rentabilité financière/ taux de
rentabilité économique.
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INFLUENCE DE L’ENDETTEMENT : SOLUTION
Eléments Financement sans Financement 50% Financement 50% Financement 60%
emprunt emprunt : i = 10% emprunt : i = 8% emprunt : i = 8%
Montant 1.000.000 1.000.000 1.000.000 1.000.000
investissement
Montant emprunt 0 500.000 500.000 600.000
Taux renta éco/mique 20% 20% 20% 20%
Capitaux propres 1.000.000 500.000 500.000 400.000
Charges financières 0 50.000 40.000 48.000
Résultat courant 200.000* 150.000** 160.000** 152.000***
Renta financière 20% 30% 32% 38%
Effet de levier 0% 50% 60% 90%
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INFLUENCE D’ENDETTEMENT / SOLUTION
• Charges financières : 500.000 x 10% = 50.000
• 500000 x 8% = 40000 ; 600.000 x 8% = 48.000
• Résultat courant :
• 200.000* = 1.000.000. x 20%
• 150.000** = 200.000 – 50.000 ; 160000 = 200000 - 40000
• 152.000** = 200.000 – 48.000
• Rentabilité financière :(150.000 / 500.000) x 100 = 30%
• 160000 / 500000 x 100 = 32 % ; (152.000 / 400.000) x 100 = 38%
• Effet de levier : (30-20)/20= 0,5 ou 50% ; (32-20)/20 = 60%
• (38-20) / 20 = 90%
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