Politiques économiques au Maroc: Analyse macroéconomique
Politiques économiques au Maroc: Analyse macroéconomique
Economie du Maroc
Economie???
La politique économique (PE): « Ensemble des Instruments mis en ouvre par l’Etat pour atteindre certains objectifs »
Assurer la durabilité de :
Politique conjoncturelle -Croissance économique
-Développement
Ensemble des décisions prises par l’Etat à court terme Ensemble des décisions prises par l’Etat à moyen et à long
pour stabiliser les équilibres macro-économiques : terme pour transformer le système économique :
La politique budgétaire, La politique agricole,
1- La croissance économique : la variation positive de la production de biens et de services dans une économie sur une période
donnée. Elle est mesuré par la variation de PIB. Ce dernier mesure la richesse créée au niveau national. PIB= Somme des
valeurs ajoutées marchandes et non marchandes = Activités primaires + Activités secondaires + Activités tertiaires+ Services
non commercialisés (produit des administrations, services des salariés, des ménages)
La croissance économique = (PIB1- PIB0 /PIB0)* 100
2- L’emploi revient à la lutte contre le chômage. Il est évalué par le taux de chômage = (Nombre de chômeurs / population
active)* 100.
3- L’équilibre extérieur : évalué par le solde de la balance commerciale (exportations/importations) = la différence, en termes
de valeur monétaire, entre les exportations et les importations de biens et de services dans une économie sur une période
donnée. On parle de solde commercial.
Si la balance commerciale est positive le pays exporte plus de biens et services qu’il n’en importe : « balance
excédentaire ».
Si la balance commerciale est négative on parle de « balance déficitaire ». 5
4- La stabilité des prix revient à la lutte contre l’inflation, elle est mesurée par le taux d’inflation (hausse des prix). On peut
utiliser l’indice des prix à la consommation (IPC) : L’IPC est la mesure du coût du panier des biens et services achetés. Si l’IPC
augmente le coûtIPC : Coût
de la du panier
vie aura des biens et services achetés.
augmenté.
Au Maroc, pour mesurer l’inflation, l’HCP utilise l’indicateur d’inflation sous-jacente. Il exclut:
les produits à prix volatiles qui subissent des mouvements très variables dus à des facteurs climatiques ou à des tensions sur
les marchés mondiaux (produits pétroliers, produits frais, viandes, fleurs et plantes,...)
les produits à tarifs publics dont les prix soumis à l'intervention de l'État (électricité, gaz, tabac...) 6
Objectifs à long terme: Croissance / Développement
Le développement est « la combinaison des changements mentaux et sociaux d'une population qui la rendent apte à faire
croître, cumulativement et durablement, son produit réel global ». F. Perroux
Le développement: est « l’ensemble des transformations des structures démographiques, économiques, sociales, mentales,
politiques… qui accompagnent la croissance et l'élévation du niveau de vie ».
Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre aux leurs » Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien (1987).
Le développement est recherché, en général, par l'innovation (via la recherche) + l'investissement + l'éducation, la sécurité
+ la santé+ l’écologie+ ...
Au Maroc le développement est mesuré par l'indice de développement humain (IDH) : l'espérance de vie + le niveau
d'éducation + le niveau de vie. 7
PLAN
I. Politiques Budgétaires
1- Recettes ordinaires 2- Dépenses Ordinaires
1-1. Recettes fiscales: 2-1. Biens et services
Impôts directs Personnel
Impôts indirects Autres biens et services
Droits de douane 2-2. Intérêts de la dette
Droits d’enregistrement et de timbre Intérieure
1-2. Recettes non fiscales: Extérieure
Monopole et participations 2-3. Compensation
Privatisation 2-4. Remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux
Domaine
Autres recettes
3- Solde Ordinaire
4- Dépenses d’investissement
5- Solde des comptes spéciaux du trésor
6- Soldes des SEGMA
7- Déficit/ Excédent Global
8- Variation des instances (ordres de paiement en instance de visa et de règlement)
9- Besoin/ Excédent de financement
10- Financement intérieur: Dont : Adjudication + Dépôts au trésor + Compte courant à BAM
11- Financement extérieur: Tirage et dons + Amortissement
1955-1973 1973-1982
Augmentation progressive des dépenses: prédominance Expansion - récession des dépenses d’investissement
des dépenses de fonctionnement
Au lendemain de l’indépendance, le Maroc avait besoin de restructurer son économie pour faire face aux impératifs de
croissance. Il a recruté fortement pour investir l’administration laissé vacante par le départ des français et de répondre aux
attentes sociales Ainsi il a mis en place des plans d’équipement et d’industrialisation:
a. Le plan biennal 1958-1959 : est un plan d’équipement.
b. Le plan quinquennal 1960-1964 : fixait 3 objectifs fondamentaux : (Industrialisation - Développement du secteur
agricole- Formation des cadres).
Ces plans ont contribués à une augmentation des dépenses publiques notamment celles de fonctionnement
Déséquilibre 14
B. 1966-1973 : Orthodoxie budgétaires
Face aux déséquilibres de la période précédente, les pouvoirs publics ont mis en place des plans de stabilisation :
a. Le plan triennal 1965-1967 : a fixé les objectifs fondamentaux suivants :
Croissance du secteur agricole jugé prioritaire (politique des barrages)
Développement des industries légères exportatrices.
Développement du tourisme
Formation des cadres.
b. Le plan quinquennal 1968-1972 : a pour priorité la «planification familiale »
Ces plans ont permis de réduire la croissance des dépenses notamment de l’investissement = stabilisation.
II- 1973-1982 : Politique d’investissement stoppée
La conjecture est marquée également par : Un choc pétrolier de 1973 + Une augmentation des dépenses militaires
(conflit du Sahara) + Une accélération de la croissance de consommation = à cause de la hausse des salaires + la
croissance démographique
1975 : La chute des prix des phosphates + La Réalisation des objectifs de la période précédente (1973-1975)
sécheresse devenait difficile
Graves déséquilibres : Ces facteurs constituaient des obstacles pour assurer l’équilibre budgétaire Elaboration du plan de
stabilisation (plan triennal 78-80).
B. 78-82 : Orthodoxie budgétaires : effort de stabilisation
Le plan triennal 78-80 était essentiellement récessionniste. Ses orientations principales sont : Intégrité territoriale + Indépendance
économique (interdiction de l’importation et production locale= import- substitution) + Répartition plus équitable des fruits de la
croissance=régionalisation)
Toutefois Cette période est marquée par une continuité d’augmentation des dépenses
Cette rigidité exerçait une pression sur les dépenses publiques qui commence à peser sur l’autonomie de la politique économique.
Endettement extérieure : Depuis 1976, les dépenses de la dette ont fortement augmenté à cause de Plan
Solution? quinquennal (73-77) qui a nécessité des dépenses dépassant largement les ressources vers un endettement
profond.
Toutefois, la situation conjecturelle est influencé par certains facteurs défavorables : Graves sécheresses en 1981+ Hausse des prix
du pétrole + Troubles sociaux de juin 1981 à Casablanca.
Le Plan de stabilisation n’a pas pu être maintenu au delà de 1979 d’où la nécessité de la mise en œuvre d’un Programme
d’ajustement structurel avec la Banque Mondiale (BM) et le Fond Monétaire International (FMI).
2 Les recettes budgétaires (1955-1983)
A. 1955-1972 :
1955-1970 :
- Les impôts indirects et les droits de douanes occupaient une part importante dans les recettes fiscales par rapport aux impôts
directs.
1970-1972 :
- Les impôts directs ont fortement augmenté Mais ils sont restés en dessous des impôts indirects
- Les droits de douanes ont diminués
Évolution des principaux instruments de régulation du crédit Suppression puis retour à l’encadrement du crédit
« L’étude de la monnaie est, par excellence, le domaine de l’économie dans lequel la complexité est utilisée pour déguiser ou éluder la vérité et
non pour la révéler » John K. GALBRAITH, L’argent, Gallimard, idées, 1976, p.19.
- Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. - Une citation de Henry Ford.
A. Évolution des principaux instruments de régulation du crédit jusqu’en 1972
Le système des fiches : est un instrument qui permet d’attribuer à chaque banque des quotas d’admission au réescompte
par nature d’opérations.
Le réescompte consiste à acheter un effet avant son échéance qui l'a déjà escompté auprès d’un client pour se refournir en
liquidité auprès de la banque centrale.
Nécessité de mettre en place de nouveaux instruments monétaires : remplacement du système des fiches par le «plafond de
réescompte» et création de «coefficients de trésorerie».
b. 1959-1966 : Le plafond de réescompte et le coefficient de
trésorerie
1- Plafonds de réescompte
Plafond de réescompte: La BC fixe un volume global du réescompte possible en fonction des dépôts collectés.
En 1959: les autorités monétaires ont procédés à l’instrument du Plafond de réescompte
Ce système n’avait pas d’effet direct sur le volume des concours bancaires : les crédits bancaires étaient supérieurs aux recours à
l’institut d’émission:
Pourquoi ?: Alimentation des trésoreries bancaires par leurs maisons mères installées à l’étranger.
2- Coefficient de trésorerie
Le CT est le pourcentage des dépôts, des banques, bloqués dans leurs actifs et de leurs passifs : Avoirs (en caisse ou en compte)
à la BDM + Bons du trésor + Effets réescomptables.
En 1963, les autorités monétaires ont fixés le CT au taux de 45 %
Résultats : Augmentation des crédits bancaires.
Les banques ont pu couvrir le coefficient de trésorerie (de 45%) Cette instrument n’a pas maîtrisé la
Pourquoi ?:
distributions de crédits par les banques.
c. 1966-1972 : L’introduction de nouveaux instruments de la politique monétaire
En 1966, des nouveaux instruments ont été élaborés pour rendre la politique monétaire performante dans leur action sur la liquidité
bancaire: Élargissement du système de réescompte + Réserves monétaires+ Plancher des effets publics + Encadrement du crédit +
Sélectivité du crédit
Les réserves monétaires sont les dépôts des banques bloqués dans un compte d’avoirs à la Banque centrale.
Le 11 février 1966, conserver une réserve monétaire dans un compte rémunéré 100% de l’excédent des dépôts à vue et à terme.
En novembre 1966 le taux a été ramené à 25% de l’accroissement des dépôts à vue uniquement.
3- Plancher des effets publics
Un effet public est une reconnaissance de dette qui est émise par l’Etat (notamment les BDT).
En février 1966: imposer aux banques la conservation, chaque mois, d’un portefeuille minimum de bons de trésor à 6 mois + 25%
des dépôts à vue et à terme à l’achat de bons du trésor.
Le P.E.P (instrument indirecte) était inefficace pour limiter la distribution des crédits surtout dans un contexte de surliquidité bancaire
: accroissement de la masse monétaire de 15,2%.
a- Encadrement du crédit, consiste à fixer chaque année un taux maximum de progression de crédits bancaires avec fixation de
plafonds individuels pour chaque banque. En cas de son dépassement les banques en question seront sanctionnées.
En 1969, application de l’encadrement de crédit. Cette instrument a été supprimé en 1993.
b- Sélectivité du crédit : ouverture de crédit à des secteurs d’activité à promouvoir
Résultat:
1969 1970 1971
Progression de la masse monétaire 15,2% 8,3% 7,8%
L’encadrement du crédit et la sélectivité du crédit ont permis à la fois de limiter la progression de la masse monétaire et de favoriser
certains secteurs prioritaires:
c- Instruments indirects :
Le taux de la réserve monétaire a été modifié de 25% à 4% en 1971 .
Le plancher d’effets publics a été relevé de 25% à 30% en 1972.
B. 1973-1982 : Suppression puis retour à l’encadrement du crédit
Cette période correspond à la mise en œuvre du Plan quinquennal 1973-1977: relancer l’économie par la demande et accroître les
investissements (explosion). Ce plan s’accompagnait d’une politique monétaire expansionniste qui visait la croissance des crédits
d’investissement:
1- Désencadrement : Réserve monétaire + Plafond de réescompte
Le relèvement des taux débiteurs n’a pas freiné l’endettement des entreprises.
Le relèvement des taux créditeurs n’a pas conduit les banques à réserver une part importante de leurs crédits au financement de
l’investissement.
La politique de stabilisation du Plan triennal 1978-1980 s’est traduite sur le plan monétaire par :
a. Retour à l’encadrement du crédit : Les instruments classiques (de désencadrement) n’ont pas pu établir les équilibres
fondamentaux d’où le recours à la politique d’encadrement du crédit de manière à ramener la croissance de la masse monétaire à
un taux proche de celui du PIB il est passé de 20,4% (1977) à 11,7% (1981).
b. Seconde réforme des taux d’intérêt afin de consolider l’assainissement de l’économie et d’assurer les ressources stables
nécessaires au financement des investissements:
Les taux créditeurs ont été révisés à la hausse en décembre 1978 et en octobre 1980
Les taux débiteurs ont été révisés à la hausse en 1980.
Le (PAS)
SECTION 2: POLITIQUES STRUCTURELLES
Les Politiques économiques de cette période n’ont pas été stratégiques : Absence de la clarté de la vision d’ensemble et de la cohérence
des décisions prises. Par exemple:
Distribution symbolique des terres de quelques milliers d’hectares.
Application de l’Impôt Tertib Agricole : il se réalisait à partir du rendement moyen de la terre.
a - Élaboration de « l’impôt agricole » (1961) : il est évalué sur la base du revenu potentiel, c’est-à-dire le revenu attendu en
moyenne calculé sur la base de la capacité de production de la terre. En plus il a détaxé largement les revenus agricoles et
particulièrement les plus élevés.
b - «Réforme agraire» : La réforme agraire a pour but de redistribuer ou de déconcentrer des terres de culture, soit pour fournir des
terres aux petits paysans et lutter ainsi contre la pauvreté rurale, soit pour favoriser les grosses exploitations dans une économie
mondialisée – conception libérale.
Initiée durant les années 1970, la réforme agraire au Maroc a vu l’attribution de 303.000 hectares de terres agricoles appartenant au
domaine de l’Etat. Les bénéficiaires sont devenus propriétaires, à condition de respecter certaines restrictions imposées par l’Etat par
exemple en matière de vente ou de location, en matière de succession… En d'autres termes, ils ne sont pas propriétaires de plein droit.
C- 1965-1985 : L’agriculture, priorité du développement du pays
- Investissements publics : Construction des infrastructures de base et les équipements de drainage de l'eau (construction
d’une quinzaine de grands barrages équipé près de 300000 ha dans les périmètres irrigués) et élaboration de Code des
Investissements agricoles (1969) : la mise en valeur des terres, la modernisation des exploitations et l'intensification de la
production.
- Subventions : Encourager l'acquisition des moyens de la modernisation (matériel agricole et d'irrigation, plantation de
vergers...). Les zones aménagées pour l’irrigation ont bénéficié un prix très bas d’eau et une contribution symbolique au
coût des équipements.
- Quasi-exonération fiscale :
Fiscalité directe : - Décision royale d'exonération des revenus agricoles
Fiscalité indirecte : - Exonération de la TVA et de droits de douane: le matériel, le cheptel,
les produits agricoles (frais et transformés)… + des exportations
- Encadrement : Encadrement intégré de plusieurs producteurs (de cultures sucrières, de lait…) dans toutes les phases de la
chaîne de production par : l’obtention des crédits, le suivi des Offices de Mise en Valeur, l'exécution des traitements
phytosanitaires appropriés…
- Crédit agricole : Financement des zones des exploitations et des productions privilégiées par cette politique.
- Politique des prix : Réglementation des prix de certains produits de base: les céréales, le lait, et certaines cultures
industrielles (betterave, coton…) destinées au marché intérieur et déréglementation des prix des produits maraîchers, des
agrumes, de l'huile d'olive destinées au marché extérieur.
- Recherche de marchés extérieurs:
1965 : Création de l'Office de Commercialisation et d'Exportation qui a pour objectif de mettre ses moyens
matériels et humains au service de la recherche des marchés extérieurs et des conditions de vente avantageuses.
1969 : Signature d’un accord commercial avec la Communauté Economique Européenne (5 ans): Abattements
douaniers de certains produits agricoles (frais et transformés).
33
II- Les politiques industrielles
Années 60 1973-1983
34
A. Modèles de développement industriel : «Import-substitution» (années 60)
«Import-substitution» : C’est l’industrialisation par substitution aux importations. C’est permettre au pays de produire lui-même ce
qu'il importe pour développer son industrie nationale.
Sur le plan des méthodes, on peut distinguer trois instruments principaux : détaxation, protection et contrôle direct.
a. Détaxation:
Le Maroc a élaboré plusieurs codes d’investissements:
Le code de 1958 : Remboursement des droits de douane sur les biens d’équipements, la réduction des droits
d’enregistrement…
Le code de 1960 : Prime à l’investissement, Exonération des droits de douane…
Le code de 1973 : Exonération de la taxe sur les produits, des droits d’enregistrement, de l’impôt des patentes, ristourne de
2% des intérêts sur les crédits de la B.N.D.E (Banque Nationale pour le Développement Economique)…
b. Protection douanière :
Modifier le prix d’entrée des marchandises importées concurrentes des productions locales
Donner des primes de compétitivité aux producteurs locaux.
c. Contrôle direct des flux de commerce extérieur :
Prohibitions pures et simples, contingents tarifaires, interdictions d’importer des marchandises à des prix inférieurs à un prix
minimum…
Sans pour autant rompre avec la stratégie d’import-substitution, en 1973, l’État adopta comme objectif la diversification des industries
d’exportation : «Promotion des exportations»
B- Modèles de développement industriel « Promotion des exportations » (1973)
« Promotion des exportations » : Il s’agit de substituer progressivement aux exportations de produits primaires des
produits de plus en plus élaborés par la remontée de filières : Remplacer les exportations traditionnelles par de
nouvelles, plus intensives en capital et à plus forte valeur ajoutée (Ex. passer de l’industrie légère à l’industrie
lourde, en intégrant progressivement du progrès technique et en assurant la formation de la main-d’œuvre).
Sur le plan des méthodes, l’Etat a adopté la politique de propriété du capital qui visait l’instauration de la souveraineté
économique nationale par la :
Création des entreprises publiques,
Marocanisation
Privatisation
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a. La création des entreprises publiques (1960 et 1970)
b . La marocanisation (1973)
Le transfert de la propriété étrangère aux Marocains (la marocanisation du capital). Dahir de la marocanisation du 2 Mars 1973.
La loi de la marocanisation établit deux listes d’activités de marocanisation :
La première liste (1973) : activités commerciales, importation, activités concernant le bâtiment et les travaux publics, transports,
agences de publicité, entrepôts ….
La deuxième liste (1974-1975) : banques, assurances, activités concernant les produits alimentaires, cuir, montage de véhicules,
matériel électrique et électronique…
Cette opération de marocanisation a permis un transfert du pouvoir économique au profit des partenaires nationaux (publics et
privés).
c. La privatisation
La privatisation est le transfert de la propriété d'une partie ou de la totalité du capital d'une entreprise public au secteur privé.
En 1970, le système économique du Maroc a témoigné la formation des groupes privés marocains (les familles commerçantes
et certaines propriétaires fonciers). Ils ont constitués le noyau du secteur privé. Cette formation est le résultat de la conjonction
de plusieurs facteurs :
Association : Nécessité de certaines familles marocaines de s’associer pour surmonter la contrainte de financement dont
souffrent beaucoup d’entreprises personnelles et familiales,
Marocanisation :
Accès privilégié à l’appareil administratif de l’Etat et d’être proche du pouvoir politique
Coopération avec les dirigeants économiques étrangers (associations de producteurs, de comités techniques et
professionnels)
Configuration du secteur privé marocain : Secteur agricole, le commerce de gros, l’immobilier urbain, Industries de
transformation, Secteur financier…
SECTION 3 : CROISSANCE / DÉVELOPPEMENT
P1 P2 P3 P4
- Le taux de croissance du PIB a été deux fois négatif, enregistrant la plus forte baisse (-2,4%) en 1961 et la plus forte
croissance de (12,5%) en 1962.
- Le PIB agricole a connu une croissance moyenne de 7,9%,
- Le PIB non agricole a enregistré une croissance moyenne de l’ordre de 4,8%.
- Le taux d’investissement, variait entre 10% et 15% avec une contribution à la croissance économique de 2,8 points Les
efforts d’investissement sont marqués par l’implantation d’une industrie de base et l’intervention de l’Etat dans le domaine
industriel afin de valoriser les ressources nationales.
- Les échanges extérieurs, la contribution des exportations nettes à la croissance était de l’ordre de (-0,8 points). Ces
résultats peuvent trouver leur explication dans l’échec de la politique de substitution aux importations, la part des
exportations /PIB est restée quasi stable à un niveau de 23%.
2 Croissance économique entre 1972 et 1982
- La croissance du PIB a été légèrement inférieure avec un taux de croissance annuel de 4,9%:
- Le PIB agricole n’a cessé de régresser, puisqu’elle représentait plus que 26,5% dans les années 60, alors que sur la période 1972-
1982 cette part était de l’ordre de 19,4% en moyenne annuelle.
- Le PIB non agricole a affiché un taux annuel moyen de 6,2%. Cette performance est due aux programmes d’investissement
publics de cette période. Le secteur des services avait nettement contribué à cette performance. Sa part dans le PIB était 48,6%.
- La consommation finale: elle contribuait à la croissance par 5 points (gagnant 0,4 points par rapport à la période précédente). Elle a
représenté des niveaux qui dépassaient les 90%.
- Le taux d’investissement: a connu une hausse considérable, comparativement à la période précédente: de 12,4% à 22,9% du PIB
(grâce à l’augmentation des prix des phosphates et les conditions favorables du financement extérieur) avec une contribution à la
croissance économique de 2 points. Par rapport à la période précédente (contribution de 2.8 points), cette augmentation semble n’a
pas un effet notable sur la croissance économique Ceci montre que les investissements réalisés étaient moins efficaces que ceux
réalisés durant la période antérieure.
- Les échanges extérieurs: Le Maroc souhaitait relancer la croissance économique par une contribution plus importante de la demande
extérieure (promotion des exportations). Or, cet objectif n’a pas été atteint. La part des exportations de biens et services dans le PIB
est restée pratiquement au même niveau que celui des années 60 soit 23,6%. Ceci s’est traduit par une contribution négative des
exportations nettes à la croissance de l’ordre de -2,7 points du fait de l’augmentation importante des importations des biens
d’équipement.
II. Développement entre 1960 et 1982
Les dépenses de santé entre 1975 et 1983 sont variés autour de 1% du PIB.
dépenses de l’éducation après avoir varié entre 5 et 6,5 % du PIB entre 1975 et 1982,
Au total, les dépenses sociales concernant la santé et l’éducation ont été d’une grande stabilité en pourcentage du PIB,
malgré un doublement (1981) de la population marocaine depuis l’indépendance.
2 Chômage
Taux de chômage= (Nombre de chômeurs / population active)* 100
La population marocaine est multipliée par deux entre 1961 et 1981. Le taux de chômage urbain était autour de 10 % de la
population en âge de travailler (15 ans et plus) entre 1976 et 1983
CONCLUSION:
Introduction:
Pour faire face à cette situation le gouvernement a mis en place un Programme d’ajustement structurel (PAS).
Définition du PAS: est un programme de réformes économiques mis en place par le FMI et la BM pour permettre aux pays
touchés par de grandes difficultés économiques de sortir de leur crise. Est un ensemble de dispositions qui agissent sur la
conjoncture et les structures du pays, résultants d'une négociation entre un pays endetté et le FMI pour améliorer son
fonctionnement économique. Les dettes sont données par tranches successives sous forme de prêts d'ajustement structurel ou
des prêts d'ajustement sectoriel.
Le PAS avait deux piliers la stabilisation + la libéralisation et deux objectif globaux : croissance économique +
développement:
La stabilisation: Rétablir les équilibres macroéconomiques + Réduire la dette extérieure;
La libéralisation : processus de transformation du secteur économique dans un objectif de rendre libre l'accès à ce secteur
par les différents agents économiques, privés ou publics. Elle signifie la fin du monopole d'une administration ou d'une
entreprise (publique ou privée) sur une activité.
La croissance économique: la variation positive de la production de biens et de services dans une économie sur une période
donnée (généralement longue). Elle est mesuré par le PIB.
Le développement: est l’ensemble des transformations des structures démographiques, économiques, sociales, mentales,
politiques, etc qui accompagnent la croissance et l'élévation du niveau de vie.. Il est mesuré au Maroc par l'indice de
développement humain (IDH) : l'espérance de vie + le niveau d'éducation + le niveau de vie.
Pour atteindre ces objectifs, un ensemble de mesures de stabilisation et d’ajustement ont été élaborées par le gouvernement et
appuyées par une série d’accords de confirmation avec le FMI et de prêts d’ajustement sectoriel de la Banque Mondiale. Elles
ont touché l’ensemble des aspects de l’économie : les dépenses budgétaires, la fiscalité, la masse monétaire, l’agriculture,
l’industrie et le commerce,... 46
SECTION 1: POLITIQUES CONJONCTURELLES
Dépenses d’investissement:
Les dépenses d’investissement ont connu des fortes diminutions:
- En montant : Une chute ( de 12,5 M Dhs en 1982 à 7,3 M en 1984)
- En pourcentage / PIB : 13,4 % en 1982 ; 6,5 % en 1984.
La politique d’investissement a fait les frais de la politique de rigueur budgétaire adoptée.
Dette publique :
Les montants versés au titre du service de la dette (amortissements et intérêts) ont augmenté deux fois plus vite que les
dépenses de fonctionnement entre 1983 et 1992.
Cette hausse s’explique par les frais de PAS
2 Politique fiscal (1983-1992)
Tableau : Évolution des recettes fiscales et non fiscale 1983-1992 (en millions de DH)
Sur la base du tableau on constate un accroissement progressif des recettes fiscales et non fiscales:
- Les recettes non fiscales (inférieures que les recettes d’emprunts) ont enregistré une progression régulière jusqu’en 1988.
Elles se sont stabilisées, ensuite, autour de 10 milliards de dh (sauf en 1989).
- Les recettes fiscales ont enregistré une progression importante notamment après 1987 où les effets du nouveau système fiscal
commencent à apparaitre Réforme fiscale radicale suivie d’un renforcement du poids de l’impôt
Cette réforme fiscale du PAS est fondé sur :
Simplification et rationalisation du système fiscal
Restructuration de l’assiette
Afin de stimuler la croissance et générer un
Abaissement de la pression fiscale surcroît de recettes
Encadrement du crédit
Plafonds de réescompte + Sélectivité
Achat de Effets de marché monétaire : Effets publics + Actifs de marché interbancaire
La politique d’ajustement structurel dans le secteur agricole ou «Programme d'ajustement à moyen terme du secteur
agricole» (PAMTSA):
Prêts/Programmes à l'ajustement du secteur agricole (PASA 1 et 2)
Prêts/Programmes à l'investissement dans le secteur agricole (PISA )
Prêts/Programmes à l'amélioration de la grande irrigation (PAGI)
Libéralisation de plusieurs:
Produits à l'importation : produits alimentaires transformés, denrées agricoles, graines oléagineuses.
Prix : des céréales, légumineuses (sauf le blé tendre), lait, produits laitiers, engrais…
Suppression des subventions correspondantes; de blé et de la pulpe de betterave sucrière; la privatisation des services
vétérinaires…
Constitution des exportateurs privés (1996) Mesure isolée de PASA 1 et 2
Non maitrise totale de l’affectation des ressources de l'agriculture : notamment les investissements publics des petites
exploitations hors les périmètres d’irrigation
Non application de plusieurs projets :
Réforme du code des investissements agricoles,
Réforme des terres "Bour"
Loi-cadre forestière…
Amélioration des conditions d’irrigation :
Récupération des redevances d'eau de 75% et d’une part importante des coûts d'exploitation dans le projet d'irrigation.
Adoption de la loi sur l'eau en 1995 de rationalisation d'utilisation de l’eau
Création du Conseil supérieur de l'eau et du climat
Création des " Agences de bassin : chargé de la gestion des ressources hydriques…
II. La politique industrielle de PAS
La politique d’ajustement structurel dans le secteur industriel ou Modèle de croissance de l’industrie nationale est un modèle
« libéral » de rationalisation de la structure de la protection et des incitations.
La protection désigne l'intervention de l'État, dans le but de protéger son économie interne de la concurrence externe d'autres
États afin d’inciter la consommation de biens et services provenant du pays même plutôt que des pays étrangers.
La protection, concernait seulement, les activités économiquement rentables
Assouplissement d’application des codes des investissements : La Lettre Royale (1989) a facilité l’application des
avantages du Code des Investissements au niveau des délégations régionales du Ministère du Commerce, de l’Industrie et
de la privatisation.
Assouplissement des procédures du commerce extérieur : Établissement du Plan EXPORT (entre les administrations et
les représentants du secteur privé exportateur) a amélioré la gestion du transit portuaire des marchandises et des régimes
économiques en douanes.
Assouplissement du régime des changes :
Assurer le re-transfert des capitaux investis et des bénéfices des entreprises étrangères
Dotation en devises de 20 % de chiffre d’affaires des exportateurs;
Décentralisation de contrôle des changes au niveau des banques commerciales.
Convertibilité totale du dirham en 1993.
3 Politique de protection
La politique de protection a connu un changement qualifié de la «libéralisation» Orientation vers le libre-échange :
Réduction de : l’intervention dans la définition des mesures de protection + Contrôle direct des flux de commerce extérieur + des
droit des douanes sur les importations.
Sur le plan technique Tarif douanier - Anti-dumping - Système des prix de référence- Réforme de protection industrielle
1 - Tarif douanier correspond à un document indiquant le montant des droits de douane prélevés sur les marchandises importées selon
la nature de la marchandise et son origine.
2 - Anti-dumping : Interdiction de dumping.
3 - Système des prix de référence: est un outil de contrôle direct. Il est divisé en 3 listes des produits:
Liste A = libres à l’importation : Elle fixe les montants minimums des droits et taxes de douane à l’importation.
Liste B = soumis à autorisation: importer les produits par l’autorisation des administrations techniques.
Liste C= prohibés : Interdire l’entrée de la marchandise équivalente à celle produite localement.
4 - Réforme de protection industrielle : Elimination du contrôle direct - Diminution et harmonisation des quotités tarifaires .
Suppression de la Liste C
Reclassement de la liste B à la liste A et compenser ce reclassement par une hausse de leurs prix de référence.
Plafonnement du taux de protection tarifaire (57.5 % en 1991; 52.5 % en 1992).
Réduction des écarts de taxation entre les différentes catégories de biens:
• Les biens intermédiaires =25 %;
• Les biens d’équipement= 25 %;
• Les biens de consommation = 33 %.
Résultats de la Politique de protection
Les droits et les recettes douanières en 1990 Charge fiscale sur les importations
Car les tarifs de certains produits ont augmentés : le passage de la liste B à la Liste A est compensé partiellement par le système
des prix de référence = la compensation était :1/5 des produits transférés dont les prix de référence dépassaient les prix unitaires à
l’importation de 1/3 en 1990.
4 Politique de préférences de structures
Le terme de « préférences de structures » est utilisés pour caractériser les préférences de politique de l’Etats dans le commerce
extérieur: Cette politique se fonde sur l’examen du niveau des droits de douanes + des mesures d’encouragement des
investissements.
L’État a marqué sa préférence pour le secteur agricole et la pêche + le secteur industriel
En 1989 : Création de la CCI afin de veiller les intérêts des différents partenaires socio-économiques concernés par une
demande de protection ou une plainte anti-dumping.
En 1992 : Création du CES dont ses fonctions est de déterminer la stratégie commerciale et de jouer un rôle d’arbitrage
dans la protection.
SECTION 3 : PAS ET CROISSANCE ÉCONOMIQUE / DÉVELOPPEMENT ?
TAF :
Sur la base du graphe et des tableaux, analysez et discutez
la croissance économique de la phase concernée ?
La demande/la croissance économique
Le taux annuel moyen de croissance économique a augmenté d’un niveau inférieur de 1,8% à 3,1%. Mais, la prise en compte de
la variation annuelle de la population (croissance de 2,1%) indique que l’accroissement du PIB réel/habitant n’a été que 1%.
Le PIB agricole a augmenté en moyenne annuelle à 3,3%. Cependant, le secteur agricole a continué à alterner des hauts et des bas:
Les années 1986 et 1987 : les plus bonnes années agricoles
Les années 1987 et 1992 : les plus mauvaises années agricoles
La dépendance de la croissance économique du secteur agricole est devenue structurelle.
Le PIB non agricole a été caractérisé par une variation faible de ses taux annuels de croissance. Ils se sont situés entre 3,2% et 3,6%
(=moyenne de 3,4%):
Le secteur industriel a connu des problèmes de compétitivité.
Les services ont connu un taux de croissance relativement stable.
La contribution de la consommation finale a diminué du 2,6 points à 2,4 points moyenne de 2,5). Ce recul est dû notamment
aux politiques de rigueur adoptées dans le cadre du PAS
La contribution des exportations nettes ont augmenté à 0,6 points grâce à la politique industrielle qui a entraîné une croissance
plus forts des exportations
II. PAS et développement
Les dépenses de santé entre 1983 et 1995 sont varié autour de 1% du PIB.
Les dépenses de l’éducation ont baissé en dessus de 5% du PIB en 1989
Au total, les dépenses sociales de la santé et de l’éducation avaient une grande stabilité en pourcentage du PIB.
2 Le chômage
Précarisation de l’emploi:
Développement du travail temporaire pour les salariés
Extension du travail des indépendant et des apprentis notamment pour les non salariés
Développement du secteur informel : lieu d’insertion des déscolarisés + des sous- diplômés + des enfants :
La déperdition scolaire a conduit à l’insertion des jeunes dans les activités informelles (de production et de commerce)
Exclusion économique et sociale survie des couches des plus défavorisées de la population.
CONCLUSION:
A. 1992-2003
L’objectif principal : compresser les dépenses de fonctionnement et celles de la dette
Cette politique qui devait faire face à l’incompressibilité des dépenses de fonctionnement et des dépenses de la dette, a dû
limiter le niveau des dépenses d’investissement
69
B. 2004-2017 :
L’objectif principal : Rationaliser les dépenses et redresser l’économie
Solution : Mise en ouvre de la loi de finances relatives aux dépenses de personnel pour maîtriser le poids de la masse
salariale. Cette loi fixe les règles de gestion budgétaires et comptables nécessaires au respect du caractère limitatif des crédits
71
de personnel.
b- Autres biens et services
Pour les dépenses des autres biens et services, leur contribution dans les dépenses ordinaires est passée de 17,4% en 2000 à 21,9% en
2017: faible progression de 3,2%
La constitution d’une épargne budgétaire nécessaire pour appuyer l’investissement. Il s’agit des dépenses relatives à la :
• Consommation en eau et en électricité; Location et l’aménagement des locaux administratifs; Frais de missions, Organisation des
conférences et congrès ; Parc automobile; Matériels
2- Intérêts de la dette
En 2017: les charges en intérêts de la dette se sont élevées à 27,1 milliards de dirhams, :
Les intérêts de la dette intérieure (23,3 milliards de dirhams)
Les intérêts de la dette extérieure (3,8 milliards de dirhams).
Les charges en intérêts de la dette ont diminués en moyenne de 13,6% (2000-2008) des dépenses totales à 9,1% sur la période 2009-
2017 les intérêts de la dette intérieure occupent la part la plus importante des charges en intérêts de la dette du Trésor, soit plus de
80% entre 2000 et 2017.
Cette prédominance résulte du changement de la stratégie d’endettement, qui s’oriente désormais vers le marché national afin de
réduire la dépendance du royaume vis-à-vis de ses créanciers étrangers. 72
3 - Charges de la compensation
Avec l’évolution des prix des produits énergétiques le système de compensation est devenu très onéreux et coûteux. Il
s’élevait d’une année à l’autre pour se situer à 54,4 milliards de dirhams en 2012, soit 6,4% du PIB ou l’équivalent du budget
annuel de l’investissement.
A cet effet, une réforme a été lancée, initiée par:
• Un premier réajustement des prix à la pompe,
• Suivie par la mise en œuvre d’un système d’indexation partielle et totale des prix pour le supercarburant, le gasoil et le fuel
N2 à usage industriel
• Une décompensation définitive et totale des produits pétroliers liquides avant qu’ils soient libéralisés en décembre 2015.
Cette décompensation + diminution des prix des produits énergétiques au niveau mondiale a contribué à l’atténuation du
déficit budgétaire, passant de 6,8% à 3,6% du PIB entre 2012 et 2017.
73
4- Dépenses d’investissement
Priorité : soutien de l’activité économique + stimulation de la croissance : investissement pour accompagner les grands
chantiers et les grands projets : Plan Maroc vert + Plan émergence + Pan azur + Rawaj…
Les dépenses d’investissement du Budget de l’Etat ont connu une forte accélération depuis l’année 2008, passant en moyenne
dans les dépenses totales de 16,5% à 20,8%.
2012:
• Dépenses d’investissement ont payé les frais d’augmentation des salaires (résultats de printemps arabe)
• Accumulation des reports de crédits: A cause de la faible capacité d’exécution et d’accompagnement de la part des
ordonnateurs de l’effort d’investissement opéré. La bonne gouvernance : l’amélioration de la programmation et de
l’exécution des crédits d’investissement par un ensemble de mesure Ces mesures ont permis de réduire le montant des
reports de crédits de 2015 à 2016 de 16,3 milliards de dirhams.
A- 1993-2000 : Baisse des droits de douane et renforcement de la part des impôts directs
Recettes ordinaires:
• 2000-2017: Une amélioration remarquable des recettes ordinaires. Passant de 81,4 à 226,3 milliards de dirhams= croissance annuel
moyen de 6,2%:
• 2000-2008: croissance annuel moyen est de 10,7%,
• 2009 - 2017= croissance annuel moyen est de 3,7% entre
• Par rapport aux recettes non fiscales, les recettes fiscales occupent une part plus de 85% en moyenne dans les recettes ordinaires
1.Recettes fiscales:
Impôts indirects: Depuis 1986, les recettes de TVA occupent une part importante dans les recettes fiscales: la première source de
financement de l’Etat et des collectivités locales 23,3% en 2000-2008 contre 28,9% en 2009-2017 TVA est l’impôt pivot de système
fiscal Marocain (réforme de limitation des exonérations et réduction du nombre de taux de TVA en 2005 ).
1.2 Recettes non fiscales: leur contribution dans le total des recettes fiscales est passée de 10% en 2000 à 12,9% en 2017. Cependant,
l’analyse de leur évolution démontre une fluctuation de leur part d’une année à l’autre, en raison de la forte sensibilité de ses
composantes aux évolutions de la conjoncture, aux versements exceptionnels liés aux fonds de concours et aux éventuelles opérations
de privatisation.
Conclusion : Les impôts indirects restent toujours prépondérants, bien qu’en diminution relative, dans la composition des recettes
fiscales marocaines, contrairement aux pays développés où, c’est souvent l’impôt direct qui est le plus représentatif de la recette fiscale.
II. Politiques Monétaires (1993-nos jours)
Les emplois obligatoires : En effet, pour restituer aux banques commerciales le pouvoir de gérer leurs actifs selon les règles
du marché, les autorités monétaires marocaines ont pris des mesures. C’est ainsi que fut supprimé entre autres :
Le plancher d’effets publics en 1998
Le coefficient d’emplois obligatoires en crédits à moyen terme réescomptable, en crédits au logement et en créances nées
à l’étranger en avril 1994.
En conséquence, les emplois obligatoires des banques ont baissé de 53 % à 3% à la fin des années 90.
La libéralisation des taux d’intérêt : la libéralisation a concerné aussi bien les taux créditeurs que les taux débiteurs.
Les taux créditeurs: leur libéralisation a été achevée en 1992 à l’exception des taux servis sur les comptes sur carnets qui
demeurent réglementés par souci de protéger la petite épargne et les dépôts à vue qui ne sont pas toujours rémunérés.
Les taux débiteurs : la libéralisation complète a été retardée jusqu’en janvier 1996 afin d’éviter une flambée des taux que
le désencadrement aurait pu provoquer.
La réforme du marché monétaire : s’est effectuée, quant à elle, à travers la dynamisation du marché des adjudications des
bons du trésor d’une part, et la création d’un nouveau compartiment, en l’occurrence le marché des titres de créances
négociables (TCN) d’autre part.
La modernisation des modes d’intervention de Bank Al-Maghrib
A partir de juin 1995, la Banque centrale a modifié les modalités de refinancement du système bancaire en mettant en place un
dispositif comprenant quatre nouveaux instruments de régulation indirecte des agrégats monétaires. Il sont :
Les avances à 7 jours sur appel d’offres : accordées à l’initiative de Bank AlMaghrib, à un taux qui constituait un
plancher pour le taux du marché interbancaire.
Les avances à 5 jours : consenties à l’initiative des banques, à un taux qui constituait un plafond pour le taux du marché
interbancaire.
Les avances à 24 heures : accordées à l’initiative des banques et à celle de Bank Al-Maghrib. Le taux appliqué à cette
catégorie d’avances était pénalisant pour les établissements bancaires.
Les opérations d’open market : c’est une technique par laquelle la Banque centrale intervient sur le marché secondaire en
achetant et vendant des titres publics afin d’agir sur la liquidité bancaire.
La réserve monétaire : contrairement à la plupart des emplois obligatoires, le rôle de la réserve monétaire, en matière
d’action sur la liquidité bancaire, a été maintenu même après la réforme. Notons enfin que Bank Al-Maghrib a maintenu la
fixation, chaque année, d’un objectif de croissance monétaire en tenant compte des perspectives conjoncturelles et des
prévisions économiques.
B- La politique monétaire des années 2000 : la stabilité des prix comme principal objectif : Libéralisation financière
L’adoption en novembre 2005 du Statut de la BAM a constitué un grand tournant pour la politique monétaire au Maroc. En effet, ce
Statut a conféré à la BAM l’indépendance en matière de formulation et de conduite de la politique monétaire et a érigé la stabilité des
prix en mission fondamentale de la Banque.
Dans son article 6, il est stipulé que « dans le but d'assurer la stabilité des prix, la Banque arrête et met en œuvre les instruments de
politique monétaire [...] À cet effet, la Banque intervient sur le marché monétaire en utilisant les instruments appropriés [...] ».
Les instruments d’intervention de Bank Al-Maghrib, tels qu’ils ont été réaménagés au cours des années 2000, peuvent être scindés en
deux types d’opérations, d’une part celles qui émanent de son initiative et d’autre part celles qui relèvent de l’initiative des banques.
Les avances à 7 jours sur appel d’offres, accordées en cas de resserrement des trésoreries bancaires, à un taux correspondant au
taux directeur de la Banque centrale (fixé à 3% à partir de mars 2012). Les reprises de liquidités sur appel d’offres à même
fréquence, utilisées pour résorber les excédents et corriger les éventuels écarts vers le bas entre le taux du marché interbancaire et
son niveau compatible avec les objectifs de l’Institut d’émission.
Les opérations d’open market : pour rappel, il s’agit d’interventions à la vente ou à l’achat sur le marché secondaire des bons du
Trésor. La vente ferme assure un retrait durable de liquidités alors que l’achat ferme permet d’alimenter les banques en monnaie
Banque centrale
Les opérations de prise ou de mise en pension : c’est un contrat de gré à gré entre l’Institut d’émission et un établissement
bancaire, par lequel les deux parties conviennent de se céder en pleine propriété des titres moyennant un engagement de rétrocession,
à un prix déterminé à l’avance.
Les swaps de change : ce sont des contrats de vente ou d’achat de dirhams contre devise, assortis respectivement de clause de rachat
ou de revente, à un taux de change prédéterminé. Ces opérations sont effectuées pour des besoins de politique monétaire par voie
d’appel d’offres ou de gré à gré
Thèmes des exposés
1- Politiques budgétaires de 2017 à nos jours : www.finances.gov.ma (tableau de bord des finances publiques)
2 - Politiques monétaires de 2012 à nos jours :
www.bkam.ma/Publications-et-recherche/Documents-d-analyse/Rapport-sur-la-politique-monetaire
3 - Politiques agricoles de PAS à nos jours : www.agriculture.gov.ma
Plan Maroc vert
Génération Green
4 - Politiques industrielles de PAS à nos jours : www.mcinet.gov.ma
Plan Émergence industrielle
Pacte national d'émergence industrielle
Plan d’accélération industrielle
Plan de relance industrielle
5- Croissance – Inflation – Chômage – Equilibre extérieure – Développement de PAS à nos jours :
www.finances.gov.ma et www.bkam.ma
Dans les plans de la décennie 1960, les modèles de développement Industriels au Maroc ont été combinés avec une
approche de type Industrialisation par Substitution aux Importations. Cependant, dans une deuxième phase, débutant en
1973, un nouveau modèle de développement est apparu, basé sur la promotion des exportations. L’État adopta comme
objectif la diversification des industries d’exportation (BELGHAZI, 2005).
Questions :
2- Quelles sont les instruments d’intervention de l’état dans la stratégie industriel basé sur la promotion des exportations ?
Exercice 2:
« Le développement agricole : cette première priorité retenu par le plan triennale [1965-1967], résulte d’une évidence : 70% de
la population active du Maroc dépendent de l’agriculture, laquelle participe pour un tiers à la production nationale alimentant
42% des exportations et 30% de la consommation des particuliers ; or, dans cette branche de l’économie, les techniques
demeurent encore souvent rudimentaires, et le niveau de vie, généralement bas. Il est donc apparu comme une nécessité
primordiale de moderniser l’agriculture et de la développer pour faire face à l’accroissement de la population (environ 3% par
an) afin de conserver au pays sa position exportatrice, accroitre le revenu des agricultures et ainsi, leur pouvoir d’achat »
Questions :
Sujet de dissertation :
Depuis l’indépendance, la structure de dépenses publiques marocaines a connu une importante évolution et une mutation
profonde. Elle est passée par plusieurs phases :
Dans cette optique, l’activisme et l’orthodoxie économique constituaient les deux instruments de la politique des dépenses
publiques. Analysez et discutez ces instruments dans le contexte marocain depuis son indépendance jusqu’au 2017 ?
Exercice 5:
Sujet de dissertation :
Depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, les impôts indirects restent toujours prépondérants, bien qu’en diminution relative,
dans la composition des recettes fiscales marocaines, contrairement aux pays développés où, c’est souvent l’impôt direct qui
est le plus représentatif de la recette fiscale. Analysez et discutez la politique fiscale marocaine depuis son indépendance
jusqu’au 2017 ?
Comment traiter un sujet de dissertation?
Dépenses publiques pour l’éducation et la santé en % du PIB Taux de chômage urbain en % (15 ans et plus)
1- Le travail doit être structuré selon les critères classiques :
1.1. La forme
Introduction : Poser le contexte, préciser la problématique et annoncer le plan.
Développement : Traiter la question en grands titres soulignés avec des sous titres
Conclusion : Résumé, ouverture d’une autre question / problématique…
1.2. Le contenu :
Traitez chaque instrument avec sa définition + explication des résultats de cet instrument
Exposez les raisonnements, les explications, les exemples et les démonstrations.
2- Les travaux qui se ressemblent ne seront pas acceptés
3- Les travaux copiés de cours seront rejetés
Sujet : « Les politiques économiques marocaines entre les années 1973 et 1982 ».
Introduction (2 pts)
Contexte
Problématique
Annoncer le plan
I- Instruments des politiques économiques (1973 et 1982) (8pts)
A- Politiques conjoncturelles
a- Politique budgétaire
b-Politique monétaire
B- Politiques structurelles
a- Politique agricole
b- Politique industrielle
II- Croissance et développement (1973 et 1982) (8pts)
A- Croissance
a- Les agrégats macroéconomiques
b- La demande
D- Développement
a- La santé et l‘éducation
b- Le chômage
Conclusion (2 pts) 91
Définir les concepts suivants