Statistique A Une Variable - Cours
Statistique A Une Variable - Cours
variable
Dr. YOUAN BI
Maitre-Assistant Université Alassane Ouattara
Chercheur Centre Suisse de Recherches Scientifiques
1
Plan du cours
Chapitre 1: Vocabulaire et représentation graphique
1 Définitions
2 Description d’une population statistique
3 Représentations graphiques
4 Taux de croissance
Chapitre 2: Caractéristiques de position
1 Moyennes
2 Médiane
3 Mode
4 Quantiles
2
Plan du cours
Chapitre 3: Caractéristiques de dispersion
1 Variance
2 Ecart-type
3 Coefficient de variation
4 Etendue et Intervalles interquantiles
Chapitre 4: Caractéristiques de concentration
1 Médiale
2 Courbe de Lorenz
3 Indice de Gini
Chapitre 5: Indice
1 Indices élémentaires
2 Indices synthétiques
3 Indices de Laspeyres et de Paasche
3
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
•I- Définitions
La statistique c’est la science des grands nombres regroupant
l'ensemble de méthodes mathématiques qui, à partir du recueil
et de l'analyse de données réelles, permettent l'élaboration
de modèles probabilistes autorisant les prévisions. (Larousse)
On voit se dessiner ici les deux principales branches de la
statistique : la statistique descriptive et la statistique
mathématique ou inférentielle.
- La statistique mathématique ou inférentielle
Cette branche de la statistique s’intéresse davantage à extrapoler
des résultats issus d’échantillons en vue de caractériser une
population mère inconnue, de faire des prévisions de
comportements basées sur le calcul de probabilités.
4
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
-La statistique Descriptive
La statistique descriptive est un ensemble de méthodes permettant de
décrire et d'analyser, de façon quantifiée, des phénomènes repérés par
des éléments nombreux, de même nature, susceptibles d'être
dénombrés et classés.
Le lien de complémentarité entre statistique inférentielle et statistique
descriptive est évident : la première collecte et fournit à la seconde la «
matière première » à décrire et à analyser qui, retournée à la première
est extrapolée.
II- Description d’une population statistique
A – Unités statistiques, population, échantillons
Les éléments nombreux dont s'occupe la statistique descriptive sont
appelés des unités statistiques. Ces unités sont regroupées dans une
population. Lorsque la population est trop importante pour être
connue entièrement, on prélève un échantillon.
5
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
B – Caractères et variables
Dans une population, par exemple celle des étudiants d’une
UFR, les unités sont repérées par le nom et le prénom des
étudiants (on a donc une liste). Si l'on souhaite étudier cette
population, on va retenir certains critères d’étude comme le
sexe, la filière, l’âge, le poids, la taille, etc.
Parmi ces critères, certains sont quantitatifs, comme l’âge, le
poids, la taille. On peut en effet effectuer des calculs
numériques sur ces critères : poids moyen, taille maximale,
taille minimale, etc. D’autres critères ne sont pas
quantifiables, car on ne peut pas effectuer de calculs dessus.
Ils sont qualitatifs. C’est le cas du sexe par exemple.
6
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
7
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
10
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
11
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
12
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
On a donc :
13
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
Le pourcentage des données qui correspondent à une modalité, à une
valeur ou à une classe s’obtient en multipliant la fréquence relative
correspondante par 100. C’est-à-dire:
Pourcentage de la valeur (modalité ou classe) i = fi x 100
Le tableau suivant reprend l’exemple de la répartition des ménages en
fonction du nombre d’ampoules utilisées à leur domicile, en ajoutant la
colonne des fréquences relatives à côté de celle des fréquence
absolues. La dernière ligne correspond aux totaux.
14
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
15
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
A- Graphiques pour variables qualitatives
Les variables qualitatives – nominales ou ordinales – peuvent être
représentées au choix à l’aide d’un diagramme circulaire ou à l’aide
d’un diagramme en tuyaux d’orgue.
Diagramme circulaire
Le diagramme circulaire, également appelé « camembert », permet
une représentation de la distribution d’une variable dans un cercle
qui représente 100 % des modalités. C’est un graphique constitué
d’un cercle divisé en secteurs dont les angles au centre sont
proportionnels aux effectifs (ou aux fréquences). De fait, les aires
des secteurs sont proportionnelles aux effectifs. L’angle αi d’une
modalité d’effectif ni est donné en degrés par:
αi = ni/N × 360 = f i × 360 .
16
Bac Fréquence (%) Angle correspondant
(αi)
Bac général 34 121,3
Bac technologique 17 62,3
Bac professionnelle 12 41,4
Non bachelier 37 135
17
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
18
Bac Fréquence (%)
Bac général 34
Bac technologique 17
Bac professionnelle 12
Non bachelier 37
19
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
20
Diagramme en bâtons et
polygone des effectifs : nombre
de personnes par ménage,
Côte d’Ivoire, 1998.
22
Exemple 1: Le responsable des ressources humaines d’une entreprise a
relevé la distribution statistique suivante correspondant à l’ancienneté
du personnel cadre dans l’entreprise, exprimée en années:
Histogramme et
polygone des effectifs,
classes de même
amplitude : ancienneté
du personnel cadre de
l’entreprise.
24
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
Modifions légèrement cet exemple en regroupant les deux dernières
classes en une seule. Ce regroupement permet de traiter le cas de
classes d’amplitudes différentes, puisque ainsi la dernière classe est
d’amplitude 3 contre 1,5 pour toutes les autres classes.
Diagrammes cumulatifs
Les notions d’effectifs et de fréquences cumulés nous ont donné
l’occasion d’introduire la notion de fonction de répartition, que nous
définissons ci-après avant d’évoquer sa représentation graphique.
Définition
Si X est une variable quantitative, on introduit la fonction de répartition,
qui à tout nombre réel x associe la proportion des individus de la
population pour lesquels X est inférieur ou égal à x.
Pour tout x réel, 0 ≤ F(x)≤1 (les valeurs de F peuvent également être
exprimées en pourcentage).
La première étape de la construction d’une fonction de répartition
consiste donc à calculer les fréquences cumulées croissantes, en
distinguant deux cas : le discret et le continu.
27
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
28
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
29
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
Polygones des fréquences cumulées croissantes et décroissantes
Dans le cas d’une variable continue, on définit les polygones des
fréquences (ou des effectifs) cumulées croissantes et décroissantes; ils
seront utilisés notamment pour déterminer la médiane de la série (voir
chapitre 2).
Le polygone des fréquences cumulées croissantes commence au point
de coordonnées (a1; 0), car la proportion de valeurs inférieures à a1
est nulle. Il est obtenu en joignant les points de coordonnées (bi; ficc) –
il correspond à la restriction de la fonction de répartition aux valeurs
de x inférieures ou égales à la borne supérieure de la dernière classe.
Le polygone des fréquences cumulées décroissantes s’obtient de la
même façon, en adjoignant le point de coordonnées (br ; 0), car, br
désignant la borne supérieure de la dernière classe, la proportion de
valeurs supérieures à br est nulle.
30
Le tableau suivant donne la structure de la population ivoirienne suivant l’âge :
31
Polygones des fréquences cumulées croissantes et
décroissantes de l’âge de la population ivoirienne.
32
Chapitre I: Vocabulaire et représentation graphique
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Chapitre I: Vocabulaire de la statistique descriptive
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Chapitre I: Vocabulaire de la statistique descriptive
B – Évolutions successives
Soient g1, g2,…, gt des taux de croissance successifs. Le taux de
croissance global sur la période 1,…,t est :
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Chapitre I: Vocabulaire de la statistique descriptive
C – Taux de croissance moyen
Soient g1, g2,…, gt des taux de croissance successifs. Le taux de
croissance moyen sur la période 1,…,t est :
C'est-à-dire :
Exemple : soit une hausse de 10% suivie d’une hausse de 20%, puis
d’une hausse de 40%. Quel est le taux de croissance global (sur les 3
périodes) ?
36
Chapitre II: caractéristiques de position
38
Chapitre II: caractéristiques de position
1- LES MOYENNES
A – La moyenne arithmétique
1) La moyenne arithmétique simple
Exemple : Soit la série de chiffres {8, 5, 9, 13, 25}. La moyenne
arithmétique de cette série de chiffres se calcule ainsi :
39
Chapitre II: caractéristiques de position
2) La moyenne arithmétique pondérée
Exemple 1 : Soit la série de chiffres {8, 13, 5, 8, 5, 9, 13, 25, 13, 9}.
Certains chiffres, comme le 8, le 9 ou le 13 sont répétés. On peut
simplifier la présentation en regroupant les données par valeurs
(voir le tableau 2). La troisième ligne est le produit des deux
premières. On a donc:
40
Chapitre II: caractéristiques de position
41
Chapitre II: caractéristiques de position
42
Chapitre II: caractéristiques de position
En remplaçant xi par ci, nous avons :
Alors
43
Chapitre II: caractéristiques de position
B- moyenne quadratique
1) La moyenne quadratique simple
Exemple : Soit la série de chiffres {-4, -2, 0, 2, 4}. Si l’on calcule la
moyenne arithmétique simple on obtient zéro.
Parfois, on souhaite obtenir une caractéristique de tendance
centrale ayant une valeur positive là où le calcul de la moyenne
arithmétique simple aurait donné zéro. On calcule alors la
moyenne quadratique simple en additionnant le carré de toutes
les valeurs de la série et en prenant la racine carrée du total.
44
Chapitre II: caractéristiques de position
45
Chapitre II: caractéristiques de position
46
Chapitre II: caractéristiques de position
C – La moyenne géométrique
1) La moyenne géométrique simple
La moyenne géométrique est un instrument permettant de calculer
des taux moyens, notamment des taux moyens annuels. Son
utilisation n'a un sens que si les valeurs ont un caractère
multiplicatif.
Soit {x 1, x2, ….,xn} une série de chiffres. La formule de la moyenne
géométrique simple de cette série est donnée par :
47
Chapitre II: caractéristiques de position
2) La moyenne géométrique pondérée
Soit {x1, x2, ….,xh} une série de chiffres et {n1, n2, ….,nh} les effectifs
correspondants. La formule de la moyenne géométrique pondérée de
cette série est donnée par :
D – La moyenne harmonique
1) La moyenne harmonique simple
Soit {x 1, x2, …., xn} une série de chiffres. La formule de la moyenne
harmonique simple de cette série est donnée par :
48
Chapitre II: caractéristiques de position
2) La moyenne harmonique pondérée
Soit {x1, x2, ….,xh} une série de chiffres et {n1, n2, ….,nh} les
effectifs correspondants. La formule de la moyenne harmonique
pondérée de cette série est donnée par :
49
Chapitre II: caractéristiques de position
2- Le mode (noté Mo)
c’est la valeur de la variable la plus fréquente.
Dans le cas d’une série discrète, le mode est la valeur de la variable xi
correspondant à l'effectif le plus élevé.
Graphiquement, c’est la valeur de xi pour laquelle le bâton est le plus
grand.
Dans le cas d’une série continue, le mode s’identifie à l’intervalle de
valeurs x (appelé alors classe modale) correspondant à l'effectif par unité
d'amplitude le plus élevé.
Graphiquement, il s’agit de la classe pour laquelle on a le sommet de
l'histogramme.
3- la médiane et les quantiles
La médiane se définit comme la valeur de la variable qui partage la série
en deux sous-ensembles d'effectifs égaux, les individus étant au préalable
rangés par valeur croissante de la variable.
50
Chapitre II: caractéristiques de position
n
Soit Me, la médiane, elle est telle que : N ( Me) ou F ( Me)
1
2 2
N(x) représente la fonction de répartition des effectifs; 50% des
individus ont une valeur inférieure à la médiane.
De même, F(x) représente la fonction de répartition des
fréquences.
Il s’agit de préciser le rang de la médiane afin de déterminer, selon
les cas, la valeur que prend la médiane. Deux cas sont à envisager :
- Si le nombre d'observations (effectif total) est impair, c'est-à-dire
n 2 palors
1 le rang de la médiane est égal à , qui
n 1
correspond à la p+1ième observation.
2
51
Chapitre II: caractéristiques de position
Ex : 50,55,58,60,64. n=5, rang=3ième. Cela signifie que deux
individus ont un poids inférieur, et deux autres ont un poids
supérieur donc Me=58.
Si le nombre d'observations est pair, c'est-à-dire , n 2 p alors il
n’y a pas d'individu médian au sens strict. Dans ce cas, on convient
n
de garder pour rang 1 p 1ièmeobservation.
2
Par exemple, avec la série simple suivante 50,55,58,60,64,66. on a
n=6, rang=4ième, et Me=60.
La détermination de la médiane dans le cas de séries pondérées,
présente quelques particularités selon qu’il s’agit d’une série
discrète ou d’une série continue.
52
En présence d’une série discrète, le problème se ramène à la
détermination de la valeur de la variable pour le p+1ième individu.
53
Chapitre II: caractéristiques de position
54
Chapitre II: caractéristiques de position
Pour une série continue, il devient impossible d'attribuer à un
individu particulier, une valeur exacte du caractère (puisque il
s’agit d’intervalles de classes). On va par contre pouvoir utiliser
la définition de la médiane d'après la fonction de répartition.
F
(
x
),
N(x
)
1
0
0%
,N
n
5
0
%,
2
M
e x
55
Chapitre III: caractéristiques de position
Sachant que Me ei 1 , ei , car par définition de la médiane,
n
N (ei 1 ) N (ei )
2
n
on a alors: N (ei 1 )
Me ei 1 (ei ei 1 ) 2
N (ei ) N (ei 1 )
1
F (ei 1 )
ou Me ei 1 (ei ei 1 ) 2
F (ei ) F (ei 1 )
56
Exemple
Remarque
La comparaison de la moyenne arithmétique, de la médiane et du
mode permet de caractériser la forme d’une distribution. 3 cas sont
possibles :
– Distribution parfaitement symétrique : Moyenne=Médiane=Mode
– Distribution étalée vers la droite : Moyenne > Médiane> Mode
– Distribution étalée vers la gauche : Moyenne<Médiane< Mode
57
Chapitre II: caractéristiques de position
3.2 Les quantiles
Les quantiles sont une généralisation de la médiane.
On note Q̂ le quantile d'ordre α%, qui se définit comme la valeur
du caractère telle que α % des individus présentent une valeur
inférieure. Par conséquent, on a
ˆ ˆ n
F (Q ) ou N (Q )
100 100
En particulier, la médiane est le quartile d’ordre 50%, .
Les principales familles de quantiles rencontrées dans la pratique sont
de trois types.
- Les quartiles, au nombre de 3 : Q1, Q2, Q3.
Ils partagent les observations rangées, en 4 sous-ensembles d'effectifs
égaux.
58
Chapitre II: Caractéristiques de position
Ce sont les valeurs de la variable statistique telles que, les
observations étant rangées par ordre croissant, un quart des
observations soient inférieures à Q1, un quart comprises entre Q1
et Q2, un quart comprises entre Q2 et Q3, un quart supérieures à
Q3. On a: ˆ ˆ ˆ
Q1 Q25 Q 2 Q50 Me Q 3 Q75
-Les déciles au nombre de 9 : D1, D2,...,D9. Ils partagent les
observations rangées en 10 sous-ensembles d'effectifs égaux. On a
ˆ ; D Q
D1 Q ˆ ...D Q
ˆ
10 2 20 9 90
59
Chapitre III: Caractéristiques de dispersion
1- Variance et écart-type
Considérons une distribution : xi, ni, avec i=1,2,...,k et
- Pour une série discrète, xi est la valeur de la variable;
- pour une série continue, xi est le centre de la classe [ei-1;ei[.
La variance de x est :
1 k k
ni
V ( x) ni xi x = f i ( xi x ) avec f i
2 2
N i 1 i =1 N
La variance est la moyenne arithmétique des carrés des écarts à la
moyenne arithmétique de x.
60
Chapitre III: Caractéristiques de dispersion
1
V ( x)
N
i i
n
i
x 2
x 2
L'écart-type de x :
1 k k
( x) ni xi x
2
f x x
i i
2
N i 1 i 1
61
Chapitre III: Caractéristiques de dispersion
2- Coefficient de variation
L'unité de mesure influence la variance et l'écart-type. De plus l’écart-
type, comme la moyenne, s’exprime dans la même unité que la variable
statistique. Or, on peut avoir à comparer les dispersions de distributions
qui ne sont pas exprimées dans la même unité (distributions de
revenus dans des pays différents, par exemple) ou de distributions dont
les moyennes sont notablement différentes. On doit alors avoir recours
à un caractéristique de dispersion relative. Le coefficient de variation
est défini comme le rapport de l’écart-type à la moyenne :
CV 100
x
Le coefficient de variation est une mesure de la répartition qui décrit la
variabilité par rapport à la moyenne. Dans la mesure où le coefficient
de variation n'a pas d'unité, vous pouvez l'utiliser à la place de l'écart
type pour comparer la répartition des données d'ensembles présentant
des unités ou des moyennes différentes.
62
Chapitre III: Caractéristiques de dispersion
3- Etendue et Intervalles interquantiles
- L'étendue (intervalle de variation)
C’est la différence entre la valeur la plus forte et la valeur la plus
faible de la série. Donc, dans une série rangée par valeur croissante
de la variable, cela correspond à la différence entre la dernière et la
première valeur de la variable. Pour une série continue, il s'agit de
la différence entre la borne supérieure de la dernière classe et la
borne inférieure de la première classe :
w x x max min
63
Chapitre III: Caractéristiques de dispersion
64
Chapitre IV: Caractéristiques de concentration
L’étude de la concentration consiste alors à mesurer comment la
valeur globale de la série se répartit entre les individus de la
population.
On appelle valeur globale (ou masse) de la classe i, la quantité nixi,
avec ni effectif de la classe i, et xi centre de la classe i (i=1,2,…,k).
La valeur globale (ou masse) de la série désigne la quantité:
k
n x
i 1
i i
n x fx
i k k
i 1 i i
i 1 i i
et
La valeur globale relative cumulée jusqu’à la classe i incluse.
Q q
i
i j 1 j
66
Moitié de la somme des nix i = 1590/2 = 795
Classe médiale [20-50]
67
Chapitre IV: Caractéristiques de concentration
après :
0.5 Q(e )
Mle e (e e ) i 1
Q (e ) Q (e )
i 1 i i 1
i i 1 OU
68
Classei Ci ni fi Fi nici fmi Fmi
0 0
Fmi
1
[9,15[ 59,27 43,41 0.8
[15,19[ 84,37 69,46 0.6
0.4
[19,45[ 100 100
0.2
Total 0 0
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2
Fi
71
Chapitre IV: Caractéristiques de concentration
72
Chapitre IV: Caractéristiques de concentration
Par ailleurs, l'indice (ou coefficient) de Gini est un indicateur
synthétique d'inégalités de salaire (de revenus, de niveaux de
vie...). Il varie entre 0 et 1. Il est égal à 0 dans une situation
d'égalité parfaite où tous les salaires, les revenus, les niveaux
de vie... seraient égaux. A l'autre extrême, il est égal à 1 dans
une situation la plus inégalitaire possible, celle où tous les
salaires (les revenus, les niveaux de vie...) sauf un seraient nuls.
Entre 0 et 1, l'inégalité est d'autant plus forte que l'indice de
Gini est élevé.
73
Formule de calcul de l’indice de Gini (formule de Brown) :
G = 1−∑ (Fi − Fi-1) (Fmi + Fmi-1)
74
Exemple 2
ci ni fi Fi
-
10,00 108,00 0,04 0,04
35,00 1 366,00 0,46 0,50
75,00 597,00 0,20 0,70
175,00 510,00 0,17 0,87
375,00 208,00 0,07 0,95
750,00 161,00 0,05 1,00
2 950,00
76
Taille en nbre Nbre Chiffre d'affaires
employés d'entreprises (M€)
-
108,00 349 639,20 349 639,20
10,00 3 237,40 0,01
35,00 1 366,00 11 533,50 15 754 761,00 16 104 400,20 0,32
597,00
75,00 11 358,60 6 781 084,20 22 885 484,40 0,46
175,00 510,00 23 525,00 11 997 750,00 34 883 234,40 0,70
208,00
375,00 22 038,80 4 584 070,40 39 467 304,80 0,79
750,00 161,00 66 035,30 10 631 683,30 50 098 988,10 1,00
2 950,00 137 728,60 50 098 988,10
77
Courbes de Lorenz
1.00
0.90
0.80
0.70
Fréquence cumulée du CA
0.60
Egalitaire
0.50 Lorenz_CA
0.40
0.30
0.20
0.10
-
- 0.10 0.20 0.30 0.40 0.50 0.60 0.70 0.80 0.90 1.00
78
CHAPITRE V: INDICES
Les séries statistiques que I'on a appris à examiner dans les chapitres
précédents sont a priori des séries d'observations simultanées (les
notes de statistique des étudiants d'un groupe, la dépense mensuelle
des étudiants L1, etc.).
Un autre type de données mesure la même grandeur observée à
différentes périodes (le salaire d'un individu, la production d'un
paysan, le PNB d'un pays, etc.).
On peut dès lors étudier l'évolution dans le temps de cette grandeur à
I'aide d'un indice. Les indices synthétiques permettront de donner une
mesure globale de l'évolution simultanée de plusieurs grandeurs, en
particulier dans le cas des prix.
I- Indices élémentaires
A- Définition
On appelle indice élémentaire de la grandeur simple x à la date (ou
période) t, dite date courante, par rapport à la date 0, dite date de
référence, le rapport:
79
CHAPITRE V: INDICES
80
CHAPITRE IV: INDICES
B- Propriétés des indices élémentaires
1- circularité (ou transitivité ou transférabilité)
81
2) Réversibilité
82
CHAPITRE IV: INDICES
II-Les indices synthétiques
Un indice synthétique rend compte de l’évolution simultanée de
plusieurs variables par un nombre unique. Ces variables
correspondent aux différents composants de l’indice.
Soit n séries chronologiques x0i , x1i , x2i ,..., xti :
avec i=1,2,…,n, et l’on cherche à représenter ces n séries par
un indice unique. La méthode de construction d’un indice
synthétique revient à effectuer le calcul en deux étapes qui
consistent, dans un premier temps, à calculer pour chaque
variable un indice élémentaire i
x
avec i=1,2,…,n
i
I .100
t
x
t /0 i
83
CHAPITRE IV: INDICES
puis dans un second temps, à faire une moyenne pondérée des
indices élémentaires. On note wi la pondération du
composant i, et en retenant une moyenne arithmétique pour
le calcul de l’indice, on obtient :
wI
i
I S i i t /0
w
t /0
i i
84
CHAPITRE IV: INDICES
Indices de Laspeyres , de Paasche et de Fisher
Considérons n biens i, avec i=1,2,…,n, on notera : p : le prix
i
t
i
t
la valeur du
i
bien i à la date t.
On remarque que la somme , v p q est la valeur
i i i
t i t t
t
s’appelle le coefficient budgétaire
i
v i
du bien i à la date t.
85
-Indice de Laspeyres
La définition générale d’un indice de Laspeyres le présente comme une
moyenne arithmétique pondérée d’indices élémentaires. Les
pondérations sont invariables dans le temps et calculées à l’époque de
base. En général, on pondère par les valeurs à l’époque de base.
pti
Indice des prix de Laspeyres : i p q p i
i
0
i
0
pti q0i
LPt/ 0 0 i
0 q0
p i i
i
0 q0
p i i
pq
en notation allégée t 0
pq
0 0
q i
pq i i t
q pq
i
0 0 i
pq pq
t /0 i i
i 0 0 i 0 0
86
•Indice de Paasche
Il se définit comme une moyenne harmonique pondérée d’indices
élémentaires. Les pondérations sont variables dans le temps et
calculées à l’époque courante. En général, on pondère par les valeurs à
l’époque courante. pq pq
i i
p pq
t /0 i
pq i i 0 0 t
p
i t t i
pq pq
i i
P Q
i t t t t
q q p i
pq i i 0 0 t
q
i t t i
87
CHAPITRE 3: LES INDICES
- Indice de Fisher
C’est une moyenne géométrique simple des indices de Laspeyres
et de Paasche.
• Indice de Fisher pour les prix :
F L P
P
t /0
P
t /0
P
t /0
t /0
Q
t /0
Q
t /0
88
k produit p0 q0 p1 q1 p0 q0 p1 q1 p1 q0 p0 q1
1 Pain 100 50 125 55 5000 6875 6250 5500
2 Huile 50 40 75 30 2000 2250 3000 1500
3 Beure 60 25 66 25 1500 1650 1650 1500
4 Sucre 20 300 21 310 6000 6510 6300 6200
Total 14500 17285 17200 14700
90