REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
FORCES ARMEES
CORPS DE SANTE MILITAIRE
HOPITAL MILITAIRE CENTRAL
DEPARTEMENT DE GYNECO-
OBSTETRIQUE
GROUPE II
Exposé sur :
La Stérilité Du Couple
1
PLAN
I. Introduction
II. Objectifs
III.Définitions
[Link]émiologie
V. Rappel physiologique
[Link]énie
[Link]
[Link]
[Link] en charge
2
X. Conclusion
INTRODUCTION
La terminologie de la reproduction
humaine est fondée sur 2 concepts :
-La procréation (=naissance vivante) :
donner la vie à un enfant, le faire
naître (en parlant d’une femme) ou
l’engendrer (en parlant d’un homme) ;
-La conception (=fécondation) :
physiologiquement, elle ne désigne
pas un seul phénomène, mais à la fois
le coït, la fécondation et la formation
de l'embryon.
INTRODUCTION
A partir de ces concepts, on donne
plusieurs définitions :
[Link] fécond celui qui a pu entraîner
une fécondation ou celle qui a été
fécondée ;
[Link] partiellement fertile celle qui a
pu concevoir mais dont le fruit de la
conception a avorté ;
[Link] pleinement fertile celle qui a
donné naissance à un enfant vivant,
celui qui a procréé.
INTRODUCTION
Les antonymes de ces 3 concepts sont :
[Link]écond pour le 1er (=fécond) ;
[Link] pour le 2e ;
[Link]érile pour le 3e.
Les antonymes décrivent les troubles de
la fertilité. Mais le terme le plus
fréquemment utilisé est celui
« d’infertilité ».
L’infertilité est toujours un problème de
couple. Les deux partenaires peuvent
être impliqués, isolément ou
conjointement.
INTRODUCTION
La fertilité ou fécondité est définie
comme l’aptitude à obtenir une
grossesse.
Dans le cas contraire il est dit infertile
ou infécond, et l’on parle d’infertilité.
Et donc l’infertilité est la difficulté pour
un couple de concevoir, elle n’a pas le
caractère irréversible de la stérilité.
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INTRODUCTION
La stérilité conjugale est avérée
lorsqu’un couple ayant des rapports
sexuels sans contraception pendant
plus de deux ans, n’arrive pas à
déclencher une grossesse.
La solution passe évidemment par une
consultation de gynécologie andrologie
pour déterminer la ou les causes de
cette stérilité et, si nécessaire, mettre
en œuvre une PMA (procréation
médicalement assistée).
OBJECTIFS
Enumérer les principales causes de
l’infertilité féminine et masculine ;
Interroger et examiner une femme
et un homme consultant pour
infertilité ;
Expliquer au couple la hiérarchie
des examens à pratiquer pour
explorer une infécondité ;
Citer les différentes méthodes
d’assistance médicale à la
procréation.
DEFINITIONS
La stérilité est définie par l’OMS
comme l’incapacité pour un couple
d’obtenir une grossesse après 12
mois de rapports non protégés.
Elle est primaire : quand un couple
n’est jamais parvenu à concevoir.
Elle est secondaire : quand il y a eu
au moins une conception et le
couple n’est pas actuellement en
mesure d’obtenir une grossesse.
ÉPIDÉMIOLOGIE
Il est admis que 15 à 20 % des
couples consulteront à un
moment donné pour une difficulté
à concevoir. Parmi ces couples,
2/3 obtiendront une grossesse
alors que l’autre tiers ne pourra
pas réaliser son projet parental.
ÉPIDÉMIOLOGIE
Dans l’espèce humaine, la
fécondabilité, c’est-à-dire la
probabilité de concevoir à chaque
cycle menstruel, est en moyenne de
25 % par cycle. Ainsi, 10 % des
couples qui concevront spontanément
attendront 18 mois et 90 % des
couples attendront 24 mois.
ÉPIDÉMIOLOGIE
En général, la cause de stérilité est:
•d’origine féminine dans environ 30 %
des cas ;
•d’origine masculine dans environ 20
% des cas ;
•d’origine mixte dans environ 40 %
des cas ;
•inexpliquée dans un peu moins de 10
% des cas.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
Cycle menstruel
Dans ce cycle intervient l’axe hypothalamo-
hypophyso-ovarien, l’hypophyse
sécrétant la FSH et la LH sous l’influence
de l’hypothalamus.
La FSH (hormone folliculinique) stimule la
croissance des follicules ovariens à partir
des follicules primordiaux. On passe ainsi
de follicule primaire au follicule
secondaire puis au follicule de De Graaf
ou follicule tertiaire avec comme
conséquence la sécrétion des œstrogènes
par le follicule durant toute cette phase.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
Dès que cette stimulation folliculinique
atteint son maximum, il y a ovulation sous
l’influence de la sécrétion du LH
hypophysaire qui va progressivement
croissant, stimuler la lutéinisation du
reste du follicule de De Graaf qui a perdu
son ovule et forme ainsi le corps jaune.
Les cellules lutéinisées du corps jaune
produisent la progestérone.
Pendant cette seconde phase du cycle, la
production de FSH devient insignifiante, il
y a baisse progressive du taux
d’œstrogène.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
Chez la femme, de la puberté à la
ménopause, chaque mois sous l’effet
d’hormones sécrétés par l’hypophyse,
un ovocyte mûrit et forme un ovule qui
se développe et grossit.
L’ovule provient de l’ovaire, celui-ci
joue un double rôle; produire les
ovules et sécréter 2 sortes
d’hormones : les œstrogènes
(ostradiol, oestrone et oestriol) et la
progestérone.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
À sa sortie de l’ovaire, l’ovule passe
dans la trompe de Fallope qui aboutit à
l’utérus, il ne possède aucun moyen de
locomotion, il avance grâce aux
mouvements qui animent la trompe,
aux battements de délicats filaments
qui la tapissent.
Une fois engagé dans la trompe, l’ovule
a au maximum 24 heures pour être
fécondé par un spermatozoïde.
Dépasser ce délai, l’ovule va
dégénérer.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
La dernière phase : c’est la régression
du corps jaune et la chute du taux
d’hormone surtout la progestérone et de
ce qui reste d’œstrogène. C’est cette
chute qui produit la menstruation.
On parle successivement de phase
« œstrogénique » ou folliculaire puis de
phase « progestéronique », lutéale ou
phase du corps jaune selon qu’on se
réfère à l’hormone prédominante dans le
sang ou au stade de développement de
l’ovaire.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
Cerveau
Hypothalamus
GnRh
Adéno-
hypophyse
FSH LH
Ovaire
Œstrogène Progestérone
Organes-cibles
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
Production des spermatozoïdes
Le canal déférent qui s’étend depuis
l’épididyme à la prostate transporte
les spermatozoïdes. Ces derniers
renforcés des sécrétions provenant
des vésicules séminales, des glandes
de Cowper et de la prostate, et
constituent « le liquide séminal » du
sperme.
Le canal éjaculateur relie le canal
déférent à l’urètre lequel à son tour
évacue le sperme à l’extérieur.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
Donc après l’éjaculation, lors du rapport
sexuel, les spermatozoïdes ne sont émis
seuls mais dilués dans le liquide séminal
(sperme) dont le rôle est de les nourrir
et d’en faciliter le transport et ils
gardent leur pouvoir de fécondation
l’ovule pendant 5 jours dans les voies
génitales féminines.
Le volume moyen de l’éjaculation est
environ 3 à 4ml, chaque millilitre a en
moyenne 100 millions de
spermatozoïdes, ce nombre varie
beaucoup.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
Le sperme normal comprend toujours une
certaine quantité de spermatozoïdes
anormaux, caractérisés par leur
immobilité.
Mécanismes de la fécondation
La fécondation est un phénomène
physiologique caractérisée par l’union de
deux gamètes mâle et femelle pour former
un œuf.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
Les conditions d’une fécondation
Il y a plusieurs facteurs qui
interviennent dans la fécondation, il
s’agit de trois éléments importants
suivants :
1. Ovulation intervient 14 jours avant
les prochaines règles ;
2. Ovule : garde son pouvoir d’être
fécondé pendant 12 à 24 heures
après sa libération;
3. Spermatozoïde : le pouvoir
fécondant de 5j
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
A cela s’ajoute certaines préalables
anatomo-physiologiques :
Chez la femme
•Perméabilité des trompes ;
•Ovulation normale ;
•Vagin capable de recevoir le pénis ;
•Glaire cervicale normale et
perméable ;
•Endomètre réceptif.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
Chez l’homme :
• Spermatozoïde normal : quantité
et qualité ;
• Erection normale ;
• Perméabilité des canaux.
ETIOPATHOGENIE
Dans les deux sexes, la cause de la
stérilité peut être due à l’incapacité
primaire ou secondaire de produire
des cellules germinales mûres (ovules
ou spermatozoïdes, par altération de
l’équilibre neuro-endocrinien central
ou aussi par l’obstacle à la rencontre
entre les cellules germinales mûres
car les voies de l’excrétion (filière
génitales) sont bouchés.
ETIOPATHOGENIE
A l’origine de ces causes de stérilité,
on peut mettre en premier rang les
maladies infectieuses, notamment
d’ordre sexuellement transmissible.
Leurs dégâts peuvent atteindre
aussi bien la trompe que l’ovaire,
l’utérus et le col chez la femme, les
testicules et les canaux excréteurs
chez l’homme.
ETIOPATHOGENIE
a) Étiopathogénie de la stérilité sécrétoire
chez la femme
• Phase lutéale insuffisante (=>durée
inférieure à 12 jours et/ou progestérone à
8mg)
• Cycle anovulatoire ou mono-phasé
(=>seulement phase folliculaire, sans
ovulation)
• Aménorrhée totale
ETIOPATHOGENIE
b) Étiopathogénie de la stérilité
excrétoire chez la femme
La stérilité excrétoire (obstruction
des voies génitales) féminine
(d’origine tubaire) est provoquée
par les infections génitales
non/mal soignées dont la plupart
sont des IST inflammatoire
(gonorrhée et chlamydiase).
ETIOPATHOGENIE
c) Étiopathogénie de la stérilité chez
l’homme
La stérilité masculine est provoquée par
l’une des causes suivantes :
• Stérilité sécrétoire : troubles de la
spermatogenèse à tous les niveaux de
l’axe neuro-hypothalamo-hypophyso-
gonadique => pas de production de
spermatozoïde mûr
ETIOPATHOGENIE
• Stérilité excrétoire par obstruction des
petits canaux de l’épididyme et des
canaux déférents par où passe le
sperme, elle est souvent d’origine
infectieuse (les IST)
• Un autre groupe d’hommes présentent
une incapacité à éjaculer. Les causes
peuvent être métaboliques (diabète
mal équilibré), lésion de la moelle
épinière, une incapacité psychogénique
à éjaculer ou une lésion neurologiques
les nerfs sympathiques rétro péritonéal
ETIOPATHOGENIE
d) Autres étiologies : absence de
rapport sexuel, rapports incomplets
D’autres facteurs peuvent aussi
intervenir sur la fertilité conjugale,
notamment l’âge de la femme ; après
un maximum atteint vers 25 ans, la
fertilité féminine décroît rapidement.
Elle est diminuée de 50% à l’âge de
35 ans, de 75% à l’âge de 40 ans et se
trouve pratiquement réduite à 0 à
partir de l’âge de 45 ans.
EXAMEN CLINIQUE
L'interrogatoire : est mené avec tact
et en expliquant le pourquoi des
questions, préciser la durée de
l'infertilité, la notion de grossesses
antérieures avec le partenaire
actuelle ou d'autres partenaires,
l'allaitement en cours, les traitements
antérieurs déjà entrepris, un éventuel
bilan du/de la partenaire et les
traitements déjà appliqués.
EXAMEN CLINIQUE
Les habitudes sexuelles doivent être
précisées, en particulier l’antécédent
d'impuissance et la qualité des
érections chez l'homme, le troubles du
cycle chez la femme, les
caractéristiques de la puberté,
l'utilisation habituelle des cosmétiques
pouvant être toxiques pour la
spermatogenèse ou le cycle (ex :
dermocorticoïdes), la période des
rapports en fonctions des phases du
cycle, la fréquence des rapports (ex :
profession à absences régulières).
EXAMEN CLINIQUE
Les antécédents infectieux seront
précisés surtout IST à gonocoques et
chlamydia
Examen physique
Chez l'homme on recherchera: la
coudure de la verge, plaque de fibrose,
position du méat, hypospadias ou
toute anomalie qui pourrait entraîner
l'émission de l'éjaculât en dehors ou
dans un site non favorable du vagin.
EXAMEN CLINIQUE
Le scrotum : on apprécie la présence
d'une varicocèle, la taille de testicules
(> 4 cm de grand axe, > 20 ml de
volume), leur consistance et
localisation.
On notera l'aspect de la pilosité, une
gynécomastie ou un morphotype
eunuchoïde. Le toucher rectal apprécie
le développement de la prostate.
EXAMEN CLINIQUE
Chez la femme on recherchera : une
galactorrhée, les anomalies des
organes génitaux externes surtout
l’hypertrophie du clitoris, l'aspect de
la pilosité, l'hirsutisme et les autres
signes d'hyperandrogénie ou toute
anomalie congénitale du vagin.
EXAMEN CLINIQUE
Le toucher vaginal apprécie le
développement de l'utérus : on
apprécie sa taille (> 7 cm de
longueur), sa consistance, la
présence de myome, la sensibilité au
déplacement latéral du col, on
recherchera des kystes des ovaires,
la présence et la qualité de la glaire.
EXAMEN PARACLINIQUE
Investigation chez l’homme
Le spermogramme : c’est un
élément indispensable au diagnostic
paraclinique étiologique et au
pronostic.
Le prélèvement devra avoir lieu après
deux ou trois jours d’abstinence
L’examen doit être complété d’une
spermoculture et antibiogramme.
EXAMEN PARACLINIQUE
L’échographie testiculaire à la
recherche des anomalies
testiculaires et de varicocèle.
Les dosages hormonaux
(Glycémie, testostéronemie,
prolactinemie,…) à la recherche
des pathologies endocriniennes.
EXAMEN PARACLINIQUE
Tableau sur Les caractéristiques de base
d’un échantillon de sperme normal selon
l'OMS Morphol Globule
Volum Nombre Mobilité
e ogie s blancs
(Apparen
ce)
2 à 6 Plus de Plus de Plus de Moins de
cc 25 60% avec 30% avec 1
millions/ mouveme tête million/m
ml nt vers ovale, « l
l’avant acrosome
» et une
seule
EXAMEN PARACLINIQUE
Investigation chez la femme
La Courbe menothermique va
permettre de dépister les 3
troubles majeures du cycle
(aménorrhée, cycle anovulatoire,
lutéolyse précoce) en association
avec la stérilité féminine
hormonale ;
L’investigation de la glaire
cervicale : elle doit porter sur les
5 paramètres à savoir :
EXAMEN PARACLINIQUE
1. cristallisation en feuille de fougère sur
une lame à frais (d’absent à
ramification quaternaire) ;
2. volume=abondance ;
3. viscosité (de élevée à absente) ;
4. filance (de 1 à >9 cm) et
5. transparence NGB (de >20 à 0/champ)
Chaque variable sera quantifié de 0 à
3.
Un total de >15 et un pH de 7,0-8,5 =
normale
EXAMEN PARACLINIQUE
Filière génitale : Elle sera étudiée par :
a)Échographie : met en évidence des
anomalies macroscopique de l'utérus,
des ovaires et du Douglas.
b)HSG (=hystérosalpingographie) : met
en évidence une cavité utérine ou des
trompes déformées par des processus
inflammatoires ou des myomes qui
peuvent obstruer les orifices utérins
des trompes.
EXAMEN PARACLINIQUE
Investigation chez la femme et chez
l’homme
le Test post coïtal ou test de Hühner : il
consiste à apprécier le nombre et la
vitalité des spermatozoïdes huit heures
environ après un rapport sexuel.
L’intérêt de ce test est d’évaluer la
qualité de la glaire, la présence et le
comportement des spermatozoïdes
dans celle-ci.
PRISE EN CHARGE
a. L’abord psychologique : il faut
écouter, soutenir, encourager le
couple.
b. Prise en charge hormonale : voir
les causes de stérilité hormonale
et le niveau de la lésion
c. Prise en charge des infections
génitales :
PRISE EN CHARGE
d. Prise en charge avec les techniques
d’assistance médicale à la
procréation incluant en théorie :
o Les inséminations artificielles (IAC
avec sperme du conjoint, ou IAD avec
donneur) ;
o La fécondation in vitro (FIVETE,
fécondation in vitro et transfert
d’embryon) ;
o L’ICSI (intracytoplasmic
spermatozoïd injection).
CONCLUSION
En guise de conclusion, la stérilité
d’un couple est un problème fréquent
qui touche environ un couple sur sept.
Elle a des répercussions
psychologiques, sociales et financiers
importantes et doit être considéré
comme un problème de santé
publique.
La stérilité ou l’infertilité du couple
nécessite une exploration minutieuse,
une approche globale et
multidisciplinaire.
CONCLUSION
Ses causes sont multiples et
l’exploration doit être menée en
parallèle chez les deux partenaires.
La prise en charge peut aller de
l’abstention thérapeutique a des
techniques sophistiquées de
procréation médicalement assistée
en passant par des traitements
médicaux ou chirurgicaux.
MERCI POUR
VOTRE
ATTENTION