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Formations de clans, manque d'effectif et problèmes d'infrastructures : pourquoi plus de 20 % des places en centres fermés sont inexploitables

Un rapport officiel du SPF Stratégie & Appui, consulté par la DH, révèle que 148 places, soit 21,5 % de la capacité totale, sont hors d'usage.

Minister of Asylum and Migration, Social Integration and Major Cities Anneleen Van Bossuyt arrives for a 'Kern' meeting gathering selected Ministers of the Federal Government, Friday 10 July 2026 in Brussels. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
La ministre de l'Asile et la Migration confirme qu'il est impossible de remplir les capacités à 100%. ©Belgaimage

En théorie, la Belgique dispose de 689 places dans ses six centres fermés pour l'exécution des retours forcés. Dans les faits, un rapport officiel du SPF Bosa (Stratégie & Appui) consacré à l'organisation des centres fermés de l'Office des étrangers, que la DH a pu consulter, révèle que 148 de ces places étaient hors d'usage au 20 mai 2026.

Fin août, le procureur du Roi Julien Moinil dénonçait pourtant les conséquences du manque de places en centres fermés, citant le cas de vingt personnes arrêtées pour trafic de stupéfiants et toutes relaxées par l'Office des étrangers. Il déplorait que certains auteurs cumulent "cinq ou dix ordres de quitter le territoire" sans jamais les exécuter.

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