Nuisances sonores : des familles du Brabant flamand en justice contre la route "Crucke" et dénoncent "une attaque brutale sur leur qualité de vie"
Le ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke (Les Engagés) a rappelé que le gouvernement fédéral s'est engagé à prendre une décision claire au plus tard pour le 1er octobre.

- Publié le 11-08-2026 à 15h45

42 familles des communes de Dilbeek, Lennik et Roosdaal, dans le Brabant flamand, poursuivent l'État belge en justice contre l'" attaque brutale sur leur qualité de vie" en raison d'une route aérienne très critiquée à Brussels Airport, a indiqué mardi le collectif citoyen Bruegelvogelvrij.
La route en question est une route aérienne guidée par satellite pour les atterrissages sur la piste 07L de l'aéroport de Zaventem. Elle a été mise en place comme un test temporaire en 2025 et a ensuite été prolongée jusqu'en octobre 2026.
"Un avion passe au-dessus d'eux toutes les deux à trois minutes"
Avec cette nouvelle route, des avions se retrouvent plus tôt à l'ouest de l'aéroport dans le prolongement de la piste 07L, en suivant toujours la même trajectoire au-dessus, entre autres, de Lennik, Dilbeek et de communes bruxelloises telles que Molenbeek-Saint-Jean et Koekelberg pour rejoindre l'aéroport de Bruxelles.
Dans "les mêmes rues, les mêmes quartiers, les mêmes logements", les habitants "subissent souvent pendant plusieurs jours d'affilée le bruit des avions à l'atterrissage", explique le collectif dans un communiqué. "Lors de journées avec un afflux important, un avion passe au-dessus d'eux toutes les deux à trois minutes, alors que ce n'était jamais le cas autrefois, lorsque les habitants de cette commune ont acheté leur logement."
La santé de 270 000 Bruxellois sacrifiée
Cette route aérienne fait l'objet de contestations depuis un certain temps. L'administration communale de Lennik a notamment déjà annoncé préparer une action en justice contre les nuisances sonores croissantes causées par les avions. Le gouvernement bruxellois a également annoncé saisir la justice.
Le mouvement collectif Free Air 4 Brussels a encore dénoncé mardi que le choix de cette route aérienne "était un choix en matière de capacité qui sacrifie la santé de 270.000 Bruxellois et Flamands"
Le ministre fédéral de Mobilité, Jean-Luc Crucke a déjà indiqué à plusieurs reprises que la route aérienne guidée par satellite était une obligation européenne et qu'il s'agit d'une procédure alternative lorsque les pistes de prédilection ne peuvent pas être utilisées, notamment à cause du vent.
À nos confrères de Bruzz, il a rappelé que le gouvernement Arizona s'était engagé à prendre une décision claire pour le 1er octobre. "L'accumulation des procédures judiciaires démontre une fois de plus qu'il n'est plus possible de reporter les choix qui s'imposent. Notre objectif demeure donc inchangé : obtenir une décision du gouvernement d'ici le 1er octobre."