Comment la ville de Charleroi veut tester l'idée d'un pass culture en 2026 avant de l'étendre à tout son réseau d'écoles
Un sésame pour ouvrir la porte des musées et institutions culturelles aux enfants : la ville de Charleroi tente l'aventure avec une poignée d'écoles.

- Publié le 05-09-2026 à 12h00
À Charleroi, la rentrée scolaire va aussi se jouer sur le terrain culturel. A l'instar d'autres communes, la Ville veut déployer un pass culture destiné à son réseau d'écoles, avec l'ambition de faire de l'accès aux arts une composante régulière du parcours des élèves. L'idée dépasse la simple sortie de classe : il s'agit de rapprocher les enseignants des institutions carolos et de construire un parcours cohérent et accessible.
Au conseil communal, l'échevine en charge de la Culture et de l'Enseignement Julie Patte a annoncé que le dispositif serait testé cette année dans une poignée d'établissements. "Si l'essai est cioncluant, il rejoindra ensuite le projet pédagogique de la Ville afin d'être étendu à l'ensemble des écoles communales."
En pratique
Les outils facilitant l'accès à l'offre culturelle seront proposés aux autres réseaux. "Une attention particulière se portera sur le coût, notamment des transports et des activités, afin de limiter la facture pour les établissements et les familles."
Cette volonté intervient alors que les académies doivent composer avec la mise en place par la Fédération Wallonie-Bruxelles d'un minerval de 95 euros pour les moins de 12 ans. Une mesure qui touche directement une large part du public carolo : "dans notre ville, près de 60 % des élèves des académies sont concernés. Pour éviter que cette contribution ne décourage les inscriptions, la Ville a multiplié les informations sur les exemptions et l'aide administrative disponible. Affiches, flyers, spots radio et stands d'information ont accompagné cette campagne."
La Ville demandait par ailleurs que les parents puissent étaler le paiement de ces 95 euros, exigibles dès la rentrée, afin d'éviter que la dépense ne devienne un obstacle pour les ménages aux budgets serrés. "Une demande étendue à toutes les académies de la Fédération Wallonie-Bruxelles mais qui s'est heurtée à un refus", déplore Julie Patte.