Le moustique tigre signalé pour la première fois dans une commune liégeoise : faut-il s'inquiéter ?

La présence de l'insecte a été signalée dans la commune cette année. Sciensano et l'IMT appellent à la vigilance, sans parler de risque sanitaire immédiat.

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Le moustique tigre a été repéré à Aywaille. ©CDC / BSIP

C'est une première à Aywaille. Le moustique tigre a été signalé cette année dans la commune, qui figure parmi les quatre nouvelles communes belges où la présence de cet insecte invasif a été rapportée depuis le début du mois de mai. Les trois autres sont Kraainem, Kuurne et Rotselaar.

Le signalement a été effectué via la plateforme SurveillanceMoustiques, qui permet depuis cinq ans aux citoyens de signaler la présence éventuelle d'un moustique tigre (Aedes albopictus). Les observations sont ensuite analysées par les équipes de Sciensano et de l'Institut de Médecine Tropicale (IMT).

Pas de risque immédiat

Si la découverte peut interpeller, pas question de céder à la panique. La présence du moustique tigre ne signifie pas qu'un risque immédiat de transmission de maladies existe à Aywaille.

"La présence de moustiques tigres ne signifie toutefois pas qu'il existe un risque immédiat de transmission de virus (dengue, chikungunya ou zika)", rappelle Javiera Rebolledo Romero, épidémiologiste chez Sciensano, interrogé par l'agence Belga.

Le moustique peut effectivement transmettre ces virus, mais il doit pour cela être infecté au préalable. Les autorités sanitaires poursuivent donc leur surveillance afin de détecter rapidement une éventuelle implantation et d'adapter les mesures de prévention.

Une présence qui s'installe dans certaines communes

Le cas d'Aywaille s'inscrit dans une progression plus large du moustique tigre en Belgique. Cette année encore, des spécimens ont été signalés à Ath, Boom, Kessel-Lo, Merelbeke-Melle, Schelle, Wijnegem et Zaventem, où l'espèce avait déjà été observée les années précédentes.

Les recherches menées sur le terrain montrent également que le moustique est toujours présent, voire semble s'implanter davantage, dans plusieurs communes comme Hoegaarden, Merelbeke-Melle, Wijnegem et Zaventem.

Pour les spécialistes, la détection précoce reste donc essentielle. "Une fois le moustique tigre implanté dans une zone, il devient beaucoup plus difficile de le contrôler", prévient Wim Van Bortel, entomologiste à l'IMT, sollicité par l'agence Belga.

La surveillance se poursuivra jusqu'en octobre. Les habitants d'Aywaille sont dès lors invités à rester attentifs et à signaler leurs éventuelles observations. Une vigilance particulière est également recommandée au retour de vacances, notamment dans le sud de l'Europe, afin d'éviter de transporter involontairement des moustiques tigres dans les voitures.

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