Waer Waters mise sur le patrimoine et la nature pour son deuxième centre de wellness sur le site du château de Beauregard à Froyennes
Nous l'annoncions en exclusivité, en juin dernier, la société Waer Waters a jeté son dévolu sur le château de Beauregard à Froyennes, sa ferme au carré et son parc pour y aménager ses vastes espaces de bien-être, restaurant et hôtel. Le projet se précise, et ses premières lignes ont été présentées à la presse et aux riverains.
- Publié le 11-03-2026 à 18h03

À Dilbeek (Grand-Bigard), le centre Waer Waters est devenu une référence dans le domaine du bien-être, avec ses quelque 12 000 mètres carrés où se mêlent piscines, jacuzzis, saunas, hammams, zones de repos, mais également un centre de beauté, un espace fitness, un hôtel 4 étoiles de 60 chambres, plusieurs restaurants, et qui attirent aujourd'hui jusqu'à 800 personnes par jour.
Société familiale, Waer Waters entend désormais développer son concept dans d'autres régions du pays. Elle a jeté son dévolu sur le Tournaisis, et plus particulièrement sur le village de Froyennes.

"Comme pour Dilbeek, l'idée est de créer un lieu pour permettre aux gens de se ressourcer, explique Sarah Coppens, à la tête de Waer Waters aux côtés de ses parents et de sa sœur. En découvrant ce site du château de Beauregard, sa ferme au carré, et son parc… nous sommes tombés sous son charme, et pour nous, c'était le lieu idéal, tant par son patrimoine que par sa nature pour y créer notre second centre de bien-être qui est aussi très bien situé, à proximité de la France et de la Flandre."
La château Beauregard à Froyennes va reprendre vie avec un centre de bien-être Waer Waters
À taille plus humaine
Plus petit que Grand-Bigard, le site de Froyennes se veut davantage à taille humaine. "Un lieu premium, où le calme, la qualité et l'attention portée à l'expérience invitent chacun à se détendre et à prendre du temps pour soi, ajoute Sarah Coppens. Pour assurer ces moments de relaxation, nous y accueillerons moins de visiteurs, entre 400 et 600 par jour. Il n'est pas prévu d'espace fitness comme à Bruxelles ; l'accent est mis sur le wellness."
Alors que pour son premier centre, la famille Vanneste était partie d'un terrain nu, elle doit, pour ce nouveau projet, composer avec d'autres contraintes : un site classé, des bâtiments patrimoniaux, des arbres remarquables ou encore une zone de protection naturelle. "Le château, construit peu avant 1800, sera complètement restauré, en collaboration avec l'Agence Wallonne du Patrimoine, remis en valeur et accueillera le centre de beauté pour les massages et les soins ainsi qu'un salon de thé au rez-de-chaussée qui sera accessible à tout un chacun. L'hôtel et les restaurants seront aménagés dans la ferme au carré, également à l'abandon depuis de nombreuses années."


Un nouveau bâtiment sera construit, à côté de la ferme, pour accueillir les installations wellness, les bains, saunas, hammams, salles de repos. "Nous avons voulu une extension qui s'inscrit au mieux dans le paysage, et s'intègre dans une butte de terre végétalisée. Il n'y aura qu'un étage, et la plupart des activités prendront place au sous-sol qui bénéficiera de divers puits de lumière", explique Wouter Vanthournout du bureau "Drie Architecten". Un espace extérieur avec des bains sera également aménagé.

Une partie du parc accessible au grand public
Waer Waters tient à laisser une partie du parc accessible au grand public. "Le parc est classé, donc nous le laissons tel quel, et nous basons sur les chemins historiques pour aménager des sentiers de balades, relève Charline Langerock du bureau d'études The IdeaLists. Nous allons aussi y créer, à partir des terres excavées, une butte naturelle qui offrira une vue sur la cathédrale. La zone de protection naturelle, là où nichent notamment des hérons, sera quant à elle totalement préservée."

Une telle infrastructure se révèle aussi un ambitieux défi technique. "Notamment au niveau de la gestion des énergies car un centre wellness est très énergivore, ajoute Charline Langerock. Nous misons un maximum sur les ressources renouvelables et disponibles sur le site. Grâce à la présence de l'étang autour du château, nous allons développer de l'aquathermie, en captant la chaleur de l'eau afin de chauffer le château. Nous comptons aussi installer des panneaux photovoltaïques, et dont certains produiront à la fois de la chaleur et de l'électricité. Environ 40 % des énergies proviendront de la géothermie, via des forages dans le sol. A priori, nous n'aurions plus qu'un tiers de notre consommation énergétique qui devra être assurée par des chaudières gaz à condensation. Pour la gestion de l'eau, nous avons prévu une centrale de recyclage qui permettra de réutiliser 80 % des eaux usées."


À l'horizon 2030
Une demande de permis d'urbanisme sera introduite dans les prochains jours. "Elle s'inscrit dans la continuité du permis qui avait été obtenu en 2019 par les précédents propriétaires qui souhaitaient également y développer un centre de bien-être", signale Charline Langerock.
Waer Waters espère lancer les travaux dans le courant de l'année. "On estime la durée des travaux à quatre ans ; nous verrons si nous pouvons les phaser pour une ouverture un peu plus rapide, mais normalement d'ici 2030, nous aurons accueilli nos premiers clients."


À noter que l'entrée au centre est prévue via la chaussée de Lannoy. "Nous voulons éviter au maximum la circulation des véhicules dans les rues du village, insiste Sarah Coppens. Idem pour les travaux, tout passera par la chaussée de Lannoy." Un parking de 200 places sera aménagé sur le site, avec la possibilité d'un éventuel second parking.