Boris Dilliès convoque un Conseil Régional de Sécurité pour faire face aux fusillades : "Nous voulons éteindre le système dans son ensemble"
Après deux fusillades en trois jours à Saint-Gilles, Boris Dilliès convoque mercredi le CORES pour renforcer les moyens et la coordination contre le trafic de drogue.
- Publié le 25-08-2026 à 20h49
La commune de Saint-Gilles a été le théâtre de deux fusillades, au même endroit, en seulement trois jours. Des tirs, souvent liés au trafic de drogue, qui se font de plus en plus fréquents à Bruxelles, dans différentes communes.
Face à cette recrudescence de violences, le Ministre-Président Boris Dilliès a décidé de convoquer le Conseil Régional de Sécurité (CORES) ce mercredi en fin d'après-midi, apprend la DH. La réunion se tiendra en présence du Ministre fédéral de l'Intérieur, Bernard Quintin, du Procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, de la Commissaire nationale aux Drogues, Ine Van Wymersch, ainsi que des bourgmestres et des représentants des zones de police concernées.
"Les trafiquants de drogues sont un fléau et nous devons tout mettre en œuvre pour frapper le trafic à la racine. Cela passe par davantage de moyens humains et matériels sur le terrain, mais aussi par une meilleure coordination entre tous les acteurs concernés", a communiqué Boris Dilliès, qui insiste sur l'objectif de combattre ce problème sur le long terme et totalement : "Il ne s'agit pas d'une opération ponctuelle mais d'un travail de longue haleine. Nous voulons éteindre le système dans son ensemble. Nous ne laisserons aucun quartier de côté et Bruxelles ne sera pas abandonnée".
L'objectif de la réunion avec le CORES est de renforcer les moyens humains et matériels sur le terrain et d'assurer une coordination plus solide dans la durée. Ces nouvelles mesures viendront s'ajouter à celles qui ont déjà été prises ces dernières semaines pour s'attaquer au trafic de drogues à Bruxelles, à savoir : le recrutement d'un Commissaire régional aux Drogues qui sera chargé de coordonner une stratégie globale, l'allocation de 68 millions d'euros à la sécurité et à la prévention en 2026, et la décision de mettre fin aux trottinettes électriques partagées à partir du 1er janvier 2027 (notamment en raison de leur utilisation comme moyen de fuite lors de faits criminels, précise le communiqué de Boris Dilliès).

