Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Je me suis scarifié pour montrer au juge qu'il avait du sang sur les mains"

Le Français Olivier Grondeau nous raconte l'enfer qu'il a vécu lors de sa détention arbitraire dans les geôles iraniennes. Il publie "Joseph dans la nuit", sélectionné dans la première sélection du Goncourt.

Olivier Grondeau
Olivier Grondeau ©FLEMAL

Short, claquettes, sacoche en bandoulière. Olivier Grondeau a un petit côté touriste au moment d'arriver à La Libre ce jeudi. L'histoire qu'il est venu courageusement nous raconter, les bras croisés collés au buste, n'a rien d'une promenade de santé. C'est le contraire. Arrêté par le régime iranien le 12 octobre 2022 dans un petit hôtel de Chiraz, le Français qui voyageait en stop et sans téléphone a passé 887 jours en prison. Dans Joseph dans la nuit***, son beau récit intime publié à L'Iconoclaste qui figure dans la première sélection du Goncourt, il raconte à travers 72 chapitres, ses 72 jours de garde à vue sous l'autorité du ministère du Renseignement et notamment son arrestation, ses compagnons de cellule, ses geôliers, la façon dont il s'est échappé grâce à la poésie ou la pensée. Entretien.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...