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La surmédiatisation induit-elle davantage d'attaques?

A chaque attentat, la toile s'agite, les médias s'emballent, et la thématique du terrorisme revient en force sur les devants de la scène. Avec en toile de fond cette question: l'effervescence médiatique finit-elle par inspirer les terroristes? Dit-autrement, la presse au sens large jouerait-elle un rôle dans la succession des attaques terroristes. Nous avons posé la question à Michaël Dantinne, professeur en criminologie à l'ULg.

La surmédiatisation induit-elle davantage d’attaques?
L’effervescence médiatique finit-elle par inspirer les terroristes? ©AFP

"On n'a pas une démonstration scientifique de ces faits-là. Ce qu'on peut dire, primo, et qu'on oublie souvent, c'est qu'un attentat est un acte de propagande par excellence. C'est un acte communicationnel. Il concerne la communication de la peur, de la terreur, la résonance d'un certain nombre de choses. Derrière, vous avez une médiatisation extrêmement forte qui offre, au-delà des gens qui ont vécu l'attentat, des victimes, des proches, une caisse de résonance qui va dépasser tout cela. Une caisse de résonance qui est locale, régionale, nationale, supranationale."

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