Que sont-ils devenus, deux ans après ?
Deux ans après le début de la crise, que sont devenus les principaux acteurs qui ont géré la crise bancaire ?

- Publié le 05-10-2010 à 06h00
Le 5 octobre 2008 reste dans les mémoires de beaucoup comme un jour noir pour le secteur bancaire belge. C'est à cette date que le gouvernement belge décidait de revendre Fortis Banque aux Français de BNP Paribas. Et ce, suite au refus des Pays-Bas d'élaborer un plan de sauvetage commun au Benelux.
Dans les semaines qui ont suivi, le dossier a occupé les premières pages de tous les journaux. Notamment en raison de la bagarre médiatico-judiciaire qui s'en est suivie.
Deux camps s'opposaient. D'un côté, le gouvernement, Didier Reynders (ministre des Finances) et Yves Leterme (Premier ministre) en tête. De l'autre, des milliers de petits actionnaires qui s'estimaient lésés par la décision unilatérale de l'État belge, soucieux de préserver ses finances. Des citoyens représentés par deux personnes : Pierre Nothomb, de l'association de défense des actionnaires minoritaires Deminor, et l'omniprésent Mischaël Modrikamen.
Mais si le dossier Fortis fut sans aucun doute le plus médiatisé, deux autres banques ont dû être secourues : la Franco-Belge Dexia et la Flamande KBC.
Dans le premier dossier, l'Élysée et son très remuant occupant, Nicolas Sarkozy, ont dicté leur loi, poussant l'administrateur-délégué de l'époque, Axel Miller, vers la sortie. Une issue comparable a été réservée à Pierre Richard, le véritable responsable de la débâcle de Dexia.
À la KBC aussi le ménage a été fait.
En peu de temps, quelques illustres noms de l'économie belge se sont retrouvés sur le carreau. Mais deux ans après le début de la crise, ils ne sont pas trop à plaindre. La plupart d'entre eux ont été recasés. Alors que du côté de leurs anciens employeurs, les restructurations se poursuivent.
