De Gucht soupçonné de fraude pour 1,2 million

Le fisc soupçonne Karel De Gucht de fraude fiscale. Le commissaire européen aurait omis de déclarer une plus-value de 1,2 million. L'intéressé réfute.

F.G.
De Gucht soupçonné de fraude pour 1,2 million
Belgium EU Trade ©Associated Press/Reporters

Les ennuis fiscaux de Karel de Gucht se précisent. À en croire le Tijd, l'actuel commissaire européen au Commerce est soupçonné de fraude fiscale. L'Inspection spéciale des Impôts (ISI) l'accuse d'avoir omis de déclarer à l'administration des Finances une plus-value de 1,2 million d'euros. Accusation que réfute l'ancien ministre des Affaires étrangères.

Trois ans après avoir été blanchi dans une affaire de délit d'initié suite à la vente d'un paquet d'actions Fortis avant la chute du cours de bourse de l'ancien bancassureur, le couple De Gucht est à nouveau dans le collimateur de la justice. En cause, la revente d'actions de la société d'assurance belge Vista au Britannique Hill & Smith en 2005. L'opération avait généré une plus-value de 1,2 million€ pour la famille De Gucht. Qui avait réinvesti cet argent dans l'achat d'une seconde résidence en Toscane (Italie).

Rien de répréhensible, si ce n'est que le libéral flamand a omis de déclarer cette plus-value au fisc. D'où l'enquête diligentée par celui-ci qui accuse le commissaire européen de fraude fiscale.

Mais pour Karel De Gucht, qui a déjà tenté d'empêcher le fisc d'accéder à ses comptes en banque, aucune faute n'a été commise. Son avocat a d'ailleurs jugé "scandaleux " que le terme " fraude" soit utilisé pour évoquer le cas de son client. Selon l'homme de loi, la plus-value était à l'époque exonérée d'impôt.

L'avocat anversois a aussi accusé le fisc de vouloir situer la plus-value en 2005, et non en 2001 comme l'affirme l'intéressé, pour éviter la prescription, intervenant après 7ans dans ce type de délit.

La Commission européenne n'a pas souhaité commenter l'information, arguant qu'il s'agissait d'une "affaire privée". De plus, M.De Gucht est toujours présumé innocent. "Nous n'avons pas à déclencher de procédure" à son égard a encore commenté l'exécutif européen.

F.-X.G.

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