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Armel Job: un désir d'émancipation

À travers le portrait d'une femme volontaire, Armel Job traduit finement les sentiments humains dans un attachant roman.

Michel PAQUOT
Armel Job: un désir d’émancipation
«On ne peut pas écrire des romans si on n’est pas observateur», pense Armel Job. ©Frédéric ´ Raevens

Armel Job a l'art d'imaginer des histoires autour de personnages qui nous deviennent directement familiers, tant ils sont construits avec justesse et humanité. Et du roman, auquel il est venu tardivement, à 45 ans, cet ancien prof de latin-grec en a assimilé les codes dont il use avec intelligence et doigté pour le plus grand plaisir du lecteur. Les portes d'entrée dans ses histoires sont par exemple toujours des régals, et Sa dernière chance en est une nouvelle expression. L'aventure d'Élise, hébergée depuis des années chez sa sœur et son beau-frère en échange du ménage, de la cuisine et de la garde des enfants, est introduite par un personnage secondaire: Fred, le garçon du café dans lequel cette femme de près de 40 ans, au style "chic mais démodé" et manquant d'assurance, est venue s'asseoir. Comme s'il s'agissait du regard du lecteur lui-même.

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