En constante adaptation, la Police fédérale fête ses 25 ans et dévoile ses missions au public lors de portes ouvertes, à Wisbecq (vidéo)
Pour célébrer son quart de siècle, la Police fédérale organisait ce week-end deux journées portes ouvertes au Quartier Roi Philippe, à Wisbecq.
- Publié le 06-09-2026 à 18h50
- Mis à jour le 06-09-2026 à 18h55

Monter dans un véhicule blindé de la police, regarder dans les lunettes thermiques utilisées pour surveiller la mer du Nord en pleine nuit, s'initier aux techniques permettant de détecter de fausses cartes d'identité… Ces activités hors du commun étaient proposées tout ce week-end au Quartier Roi Philippe à Wisbecq, où s'est installée il y a quatre ans la police à cheval. En effet, pour marquer les 25 ans de la Police fédérale, celle-ci organisait une journée portes ouvertes sur ce site de 16 hectares, comprenant 145 boxes, deux manèges couverts, une piste extérieure et tout ce qui est nécessaire pour entraîner et prendre soin des chevaux de la police, qui sont tous basés sur place.
Avec un des hélicos mis à contribution pour attaquer les incendies par le ciel
La police à cheval fait partie de la Direction générale de la police administrative (DGA) et des milliers de visiteurs, ce week-end, ont pu se promener dans les écuries et assister à des démonstrations des cavaliers et de leur monture, mais aussi faire connaissance avec d'autres composantes de cette DGA. Notamment la direction de sécurité publique (DAS) avec ses "célèbres" arroseuses, l'appui canin, la police de la route, la police aéronautique…
Les curieux ont même pu passer une tête à l'intérieur d'une des berlines noires blindées aux vitres opaques, qu'on voit parfois passer à vive allure pour transporter les VIP. Des policiers de l'unité qui se charge des protections rapprochées étaient là pour expliquer leurs missions quotidiennes et montrer une partie de leur matériel. Les démonstrations mettant en évidence le flair des chiens "stups" ou encore celles d'un des hélicos de la Police fédérale mis à contribution cet été pour attaquer les incendies par le ciel, ont également impressionné.
Aussi une police de proximité, au contact des citoyens
Outre démontrer son savoir-faire et donc son utilité au quotidien, la Police fédérale avait à cœur de montrer qu'elle est aussi une police de proximité, en contact direct avec les citoyens. "Nous sommes aussi une police spécialisée, expliquait sur place la commissaire Nammour, responsable de l'infanterie et de l'appui spécialisé. Nous utilisons des moyens spécifiques: véhicules blindés, drones, hélicoptères… Et nous nous adaptons constamment aux différentes évolutions. Même dans les arroseuses, le système d'imagerie n'a plus rien à voir avec ce qui existait dans le passé. Vous verrez aussi ici des policiers formés pour la protection de l'espace aérien, qui sécurisent l'espace aérien contre les drones malveillants. C'est une unité en plein développement. Ils opèrent lors de certains événements comme des sommets européens, des grands festivals, ou encore la venue de dirigeants. Je ne peux pas entrer dans les détails mais nous avons des moyens de détection, d'identification et de neutralisation."
Via des partenariats avec d'autres acteurs de la sécurité, des séminaires et des échanges avec d'autres pays, la Police fédérale continue à se réinventer pour mener à bien ses missions. Parfois dans des domaines très spécifiques. Ainsi, les visiteurs ont pu découvrir ce week-end qu'il existe un team "lock-on" comprenant une soixantaine de policiers formés pour intervenir lorsque des activistes mettent en œuvre de nouvelles manières de protester, par exemple en s'enchaînant l'un à l'autre au travers de grilles, et protégeant leurs entraves dans des tubes de PVC ou d'acier. L'objectif est de bloquer des sites le plus longtemps possible et ces policiers spécialisés disposent d'un savoir-faire et d'outils adaptés, de la disqueuse à l'endoscope, pour libérer les lieux et "désenchaîner" les manifestants le plus rapidement possible, tout en assurant la sécurité de tous.

