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Nuisances aériennes, Waterloo s'immisce dans l'action en justice bruxelloise: "la santé des Brabançons ne vaut pas moins que celle des Bruxellois"

"Encore et toujours des mensonges", "Des pourritures dont le seul but est de faire crever le voisin"… Entre les collectifs de riverains survolés par les avions de Zaventem, c'est la guerre ouverte.

Mathieu Ladeveze
 Les comités de défense des riverains survolés par l’aéroport de Zaventem se déchirent sur les réseaux sociaux.
Les comités de défense des riverains survolés par l’aéroport de Zaventem se déchirent sur les réseaux sociaux. ©DR

"Puisque les gens de Koekelberg ne comprennent rien, nous récapitulons" ; "Des pourritures dont le seul but est de faire crever le voisin" ; "Encore et toujours des mensonges de Koekelberg", etc. Sur les réseaux sociaux, les collectifs de défense des riverains survolés par les avions de l'aéroport de Bruxelles National se tirent dessus à balles réelles.

À notre gauche (l'ouest), les Bruxellois du centre de la capitale, survolés via la piste 07L – parfois à très basse altitude −, depuis la mise en place de la nouvelle route appelée "route Crucke". Plus de 250 000 Bruxellois impactés (Anderlecht, Koekelberg, le centre de Bruxelles, Schaerbeek, Evere, Haren mais aussi Jette, Berchem-Sainte-Agathe, etc.), des nuits courtes, voire blanches en cet été caniculaire. "Jamais je n'avais entendu autant d'avions aussi fort", commente ce Molenbeekois d'une soixantaine d'années. "Les avions passent toutes les deux à trois minutes, sans cesse et très bas. C'est invivable." Lui, et toutes les autres victimes de la route Crucke sont défendus par un collectif récent, très actif sur les réseaux sociaux et dans les médias: Free Air 4 Brussels.

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