Pour sa onzième édition, la Fête des Combattants a, à nouveau, allié histoire locale, brocante et animations
Les habitants de l'avenue des Combattants à Genval ont accueilli le public, ce dimanche, pour la onzième édition de cette fête particulière.
- Publié le 06-09-2026 à 20h43
- Mis à jour le 06-09-2026 à 20h45

L'avenue des Combattants est une des plus anciennes rues de Genval. Tous les deux ans, ses habitants lui font la fête. Qui en faisant une brocante avec ses fonds de grenier. Qui en exposant ses peintures, sculptures ou céramiques. Qui en proposant boissons et petits plats "maison". Qui en imaginant des animations parfois simples et spontanées.
Et cette année, les résidents n'avaient pas ménagé leurs efforts. Comme Laure, musicienne douée, qui avait déménagé son piano électrique sur le trottoir. "Je propose aux passants de s'installer au clavier et de jouer un air ou deux. On voit cela dans les gares ou les centres commerciaux. Ici, les gens sont un peu timides. Alors, de temps à autre, je joue moi-même. Histoire de mettre un peu de joie."
Anciens et nouveaux habitants s'étaient pareillement mobilisés. Au n°112, Stephan, un des piliers de la rue, avait ressorti son stand de découvertes scientifiques avec microscopes et collections d'insectes. "Je tiens cette petite animation depuis que cette fête existe. Cette année, je fais aussi découvrir mon jardin et j'accueille deux expositions. Pour moi, la journée est plutôt chargée…"
Au n°109, Emmanuelle et Dominique, eux, participaient pour la toute première fois, avec une brocante sur leur étroite devanture. "Nous avons emménagé voici cinq mois. La préparation de cette fête nous a permis de rencontrer tous nos voisins. On n'avait pas pu le faire avant, car tout le monde travaille et on ne fait que se croiser le matin ou le soir. Donc, c'est chouette."
Un "bar clandestin" dans un ancien café jadis fréquenté par les ouvriers des papeteries
Les traditionnels "bars clandestins" – des domiciles transformés en menus cafés populaires – étaient évidemment de la partie. Celui de Sandrine et Dominique se distinguait par son histoire. "Notre maison était autrefois un café où les ouvriers des anciennes papeteries au bas du quartier venaient se désaltérer après le travail. Sachant ce passé, cela faisait totalement sens de proposer un bar. On a douze bières différentes à la carte. Belges, bien sûr."
Les enfants étaient les hôtes également gâtés. À hauteur du n°56, un stand de bulles de savon prenait toute la rue. Les petits pouvaient y produire d'éphémères bulles en trempant des cordelettes dans des bassines d'eau. À quelques pas de là, un magicien faisait des tours de passe-passe avec de petites boules devant une audience, jeune là encore.
"Les aspects les plus visibles de cette fête sont les animations et la brocante. Mais, derrière cela, elle essaie aussi de faire se rencontrer les gens et de rappeler l'histoire de la rue, de ses maisons et des gens qui y ont habité. À ce propos, un livre sur tout ce patrimoine local est en préparation. Les deux premiers chapitres ont fait l'objet d'une exposition ce dimanche. L'édition finale sortira pour la prochaine fête, en 2028."
