Iban Ballieux, 20 ans de fidélité à Wavre-Limal: "c'est un club magnifique"
Affilié depuis 20 ans à Limal, Iban Ballieux a grandi avec son club. Des équipes jeunes au titre en P2, il n'a jamais envisagé d'aller voir ailleurs.
- Publié le 02-09-2026 à 06h00

Vingt ans avec le même écusson sur le maillot. Iban Ballieux vient de fêter ses 20 années d'affiliation à Wavre-Limal. Une fidélité qui lui paraît naturelle."Je me suis toujours senti bien ici. C'est un club familial, proche de chez moi et tous mes amis sont là. Il y a toujours eu un noyau dur qui est resté longtemps ensemble. Je ne me suis jamais dit que j'allais changer de club parce qu'on était tous ensemble."
Au fil des années, les installations, les équipes et les divisions ont changé. Pas son attachement. "Même durant les années plus compliquées, le club est toujours resté une famille. Aujourd'hui, on voit le magnifique stade qu'on a à Wavre et l'évolution du club. À mes yeux, c'est un club magnifique."
Des jeunes à l'équipe première
À 18 ans, Iban a découvert l'équipe première en P3 sous les ordres de Mehdi Chakroun. Il a ensuite connu plusieurs allers-retours entre P2 et P3, passant notamment par Frédéric Hérode, Mohamed Riani et Ronald Michiels. Une blessure aux ligaments croisés est également venue freiner son parcours.
En vingt ans, certains entraîneurs ont forcément laissé une trace. Il cite Olivier Lambrecht, Éric Goossens et Clément Moors. "Clément nous a entraînés longtemps quand on était petits. J'ai aussi été entraîné une année par mon oncle Gérard. Avec lui, on a découvert le gainage et les entraînements très durs, parfois sans ballon, uniquement avec des cônes. On savait qu'on allait souffrir", sourit-il.
Il garde aussi une pensée particulière pour Éric Goossens, décédé depuis et qui n'a pas pu assister au titre décroché la saison dernière.
Une histoire de famille
Ce sacre possède une saveur particulière. Bien des années auparavant, son frère Sam Ballieux et Régis Nicaise entraînaient déjà Iban chez les jeunes, notamment en U15 et U17, tout en évoluant eux-mêmes en équipe première.
Iban jouait alors notamment avec Loïc Pelsmaekers, Tanguy Dresse et Adrien Schildermans. "Sam et Régis nous ont appris à travailler, à nous dépasser. Ils nous donnaient envie de progresser et surtout de rejoindre un jour l'équipe première."
La boucle s'est finalement bouclée. Si Adrien a entre-temps arrêté, Iban, Loïc et Tanguy étaient toujours là pour devenir champions de P2 sous les ordres de Sam Ballieux et Régis Nicaise."L'apothéose, c'est clairement le titre de l'année passée. Pouvoir le fêter avec Tanguy, Loïc et plusieurs joueurs avec lesquels j'ai grandi au club, ainsi qu'avec Régis et Sam, c'était incroyable." Un moment d'autant plus fort qu'Iban n'avait encore jamais été champion, même chez les jeunes.
"À Limal, tu ne lâches jamais rien"
Vingt ans plus tard, il retrouve toujours la même identité. "Quand je suis arrivé en équipe première, la première chose qu'on m'a dite, c'est que tu devais tout donner, ne pas perdre un duel et ne jamais rien lâcher. C'est la mentalité de Limal. Peu importe l'adversaire ou l'état du terrain, tu donnes tout."
Aujourd'hui, le club évolue, mais Iban tient à cette identité. "On a une équipe peut-être plus technique depuis l'année passée, mais la mentalité de Limal, qui est de ne jamais rien lâcher, est toujours présente."
Quant à imaginer Iban Ballieux sous un autre maillot après vingt années à Wavre-Limal, la question ne semble toujours pas se poser. "Je suis tellement bien ici que je ne me suis jamais demandé si j'allais partir. Je ne me vois pas ailleurs… à moins qu'Anderlecht m'appelle", rigole-t-il.
