Andenne : l'hélicoptère de l'armée accidenté devrait pouvoir s'envoler ce vendredi, le club de baseball préfère sourire de cette (més)aventure
Paralysé sur le terrain de baseball de Namêche, le NH-90 de la Défense, qui a heurté des câbles à haute tension mardi après-midi, devrait pouvoir revoler.

- Publié le 16-01-2025 à 19h18
- Mis à jour le 16-01-2025 à 19h21

"À défaut de faire l'entraînement tactique, nous ferons de la théorie dans nos infrastructures intérieures, ça ne fera pas de mal. De cette aventure, on en rit plus qu'autre chose", relativise David Delvenne, président des Black Bears d'Andenne, le club de baseball local. Au milieu de leur pelouse, un drôle d'oiseau a élu domicile: un NH-90, l'hélicoptère de la Défense qui effectuait un vol d'entraînement quand il a touché, en plein milieu d'un champ, une ligne à haute tension.
De quoi engendrer une panne de courant chez les habitants de Bonneville et Thon, mardi après-midi, et, pour l'appareil, le faire atterrir d'urgence sur le terrain des Ours Noirs. Celui-là, un coup de batte ne le délogera pas. "Il s'est posé là à la plus mauvaise période, le sol est gorgé d'eau, il y a quelques trous dans la pelouse. Il y aura quelques réparations à faire et sans doute un camion de brique pilée à faire venir." De la brique pilée ? "Notre terrain fait un hectare. Du gazon mais aussi, sur une surface de 40 mètres sur 40 mètres, un diamant, une zone composée de brique pilée. C'est comme au tennis, pour éviter des faux rebonds."

Cette zone a été un peu malmenée par les va-et-vient des militaires et l'irruption d'une petite machine au chevet de l'hélicoptère. Le club prend les choses avec philosophie, c'est la saison creuse, mais il espère néanmoins que leur terrain retrouvera vite son apparence. "Idéalement, pour le week-end du 8 mars, début de nos quatre semaines de préparation avant le début de la compétition. Sans elles, ce sera dommageable pour notre ASBL et nos cent joueurs. Mais l'armée et son état-major sont très à l'écoute de notre urgence."
Mais avant tout, il faut que la bête puisse redécoller. Si pas, elle devra être évacuée par un camion, ce qui endommagerait encore plus le terrain. Mais ce scénario s'éloigne. " Aux dernières informations, tous les feux sont au vert pour les techniciens et le pilote qui ont fait le check-up et contrôler les instruments de bord, explique Thomas Hublet, vice-président des Black Bears. Désormais, il faut que la Défense puis le constructeur valident. L'hélicoptère a subi semble-t-il quelques petits dégâts mais rien de dangereux." Il devrait pouvoir s'envoler vendredi matin. En attendant, il est sous bonne garde, 24h/24, d'une unité de surveillance de l'armée.