À Enghien, on va effectuer des fouilles pour découvrir qui est Edo-Inga lors d'un "campement médiéval"
À l'occasion d'un "campement médiéval", les 26 et 27 juillet à Enghien, Didier Le Bon proposera des initiations à l'archéologie sur la tombe fictive d'Edo-Inga.
- Publié le 20-07-2025 à 12h00

Les 26 et 27 juillet, le Moyen Âge s'invite au Parc d'Enghien. Pendant deux jours, gentes dames, gentils damoiseaux, preux chevaliers ou simple gueux plongeront les visiteurs au cœur du 11e Campement Médiéval organisé par Milites Dei. Celui-ci rassemblera non moins de 40 compagnies médiévales dont les quelque 400 reconstituants et 40 marchands replongeront les visiteurs dans l'ambiance et les habitudes de vie du Moyen-Âge. Au programme de ce week-end, il y aura de nombreuses animations : exposition sur les jeux de société au Moyen Âge, grand marché permanent, tournoi de la Fédération belge d'escrime médiévale, campements, démonstrations d'artillerie, théâtre de marionnettes, batailles…
Initiation ludique
Parmi toutes ces animations, aux abords du château, un Enghiennois, Didier Le Bon, proposera de jouer aux apprentis archéologues. "Il s'agit d'une initiation ludique à la fouille archéologique d'une tombe mérovingienne fictive, celle d'Edo-Inga. Formellement cette animation tourne autour d'un bac à fouille classique, c'est-à-dire un simulacre d'espace de fouille archéologique rempli de sable avec des artefacts dedans."
Didier Le Bon indique que ce genre d'animation rencontre toujours son petit succès. "Surtout auprès des plus jeunes. Forcément, creuser dans le sable à la recherche de trésors, c'est amusant ! Mais, ici, je compte aller un cran plus loin dans l'approche ludique. L'animation est bien entendu une sensibilisation à l'archéologie, mais aussi à la prudence dans la démarche de recherche."
Casser le mythe d'Indiana Jones
Bref, l'occasion de casser le mythe de l'archéologue à la Indiana Jones. "Dans ce petit jeu de la fouille, une quantité de petites choses ouvrent les portes d'un monde passé à découvrir et à comprendre. Un simple objet usuel ou une graine carbonisée et c'est tout une société, un quotidien, un mode de vie, des relations humaines qui se révèlent et que l'on peut reconstituer." Véritable puzzle, c'est donc une vraie enquête que les participants devront mener.
Didier Le Bon veut aussi ancrer son animation dans l'histoire locale. "À travers cette tombe fictive, j'aimerais aussi mettre l'accent sur l'origine de la ville d'Enghien, son noyau de peuplement altomédiéval. Je veux inviter le public à s'interroger sur ce groupe de guerriers germaniques implantés en pays Nervien. À travers les pratiques funéraires, c'est aussi tout un univers culturel qui se déploie avec des résonances parfois très lointaines, qui nous montre, non des individus isolés à l'identité bien trempée, mais un vaste réseau d'échanges et d'acculturations."
Infos et réservation : didier.lebon@yahoo.fr
