Une solide équipe pour trier les déchets du festival tournaisien: "C'est peut-être plus sympa d'être derrière le bar mais c'est important de le faire"
Une équipe d'une vingtaine de personnes a géré et trié le mieux possible, pendant tout un long week-end, plus de 40 m3 de déchets (PMC, déchets organiques et résiduels, cartons et verre) produits lors du festival Les Gens d'Ere.

- Publié le 29-07-2026 à 08h00
- Mis à jour le 29-07-2026 à 10h12

Qui se souvient qu'on utilisait au festival Les Gens d'Ere quelque 100.000 gobelets jetables voici quelques années ? Les choses ont heureusement évolué, et l'événement tournaisien figure parmi les bons élèves en la matière parmi les festivals de musique. "Je vois qu'à d'autres endroits les déchets se retrouvent tous dans les poubelles tout-venant", nous dit Vincent Lepoutre, responsable de l'équipe Zéro déchet. "On est plus ou moins une vingtaine de bénévoles chaque jour, des jeunes et moins jeunes, à travailler à la gestion de tous les déchets sur le site du festival et dans le camping. On améliore les choses tant qu'on peut sans se mettre trop de pression et sans être trop idéaliste. Disons qu'on essaie de faire de son mieux".
Depuis quelques années, l'événement se positionne comme un événement "éco responsable" soucieux de limiter sa production de déchets. Ce n'est pas juste un slogan. Nous avons pu nous en rendre compte lundi, quelques heures après le dernier concert du dimanche. Des grands conteneurs dédiés au papier-carton (10 m3) et au PMC (10 m3) étaient bien remplis, et le verre était rassemblé à un endroit. "Ça fait deux ou trois ans qu'on n'augmente pas notre besoin en volume de conteneurs. C'est pas mal quand on sait qu'on accueille 32.000 personnes en tout". Des bacs bio-organiques permettent aussi de récolter les déchets organiques. "En termes de diversité de déchets, c'est assez énorme. Il faut être réaliste : c'est impossible de pouvoir trier tout entièrement. Mais ce qu'on fait est déjà pas mal parce qu'il y a quelques années tout partait dans un seul conteneur".

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Les PMC sont les déchets les plus compliqués à gérer. Sous l'ossature constituée de palettes, les couleurs des poubelles ne sont pas nécessairement identifiables. "On met des affiches mais tout le monde ne fait pas attention et on se retrouve avec des sachets PMC contenant d'autres déchets. Les mégots de cigarette sont aussi très compliqués; on a pourtant augmenté le nombre de cendriers. Il y a un travail de conscientisation des festivaliers à faire."

Une organisation impeccable est nécessaire à différents moments de la journée : vider toutes les poubelles du site entre 9h et 12h ("on ramasse aussi tout ce qui est au sol, le site doit être comme s'il n'y avait pas eu un seul festivalier la veille"), refaire un passage dans la zone des food-trucks en soirée quand les poubelles commencent à déborder, etc. "On passe aussi parmi les tables ramasser tout ce qui traîne. Les gens nous voient faire et du coup ils font un peu plus attention".
Les membres de l'équipe ont bien conscience que c'est plus sympa de se retrouver derrière un bar que de ranger ou de mettre la main dans les poubelles. "Ce n'est pas l'envers du décor le plus beau. Heureusement, on est une chouette équipe. Il y a quelques années, on n'était que trois ou quatre… Quelques jeunes bénévoles nous ont rejoints, notamment issus d'un home de la région, ils sont super motivés de venir aider et de profiter aussi de quelques moments festifs du festival : ils s'occupent de ramasser les serpentins qui ont volé lors des concerts sous le grand chapiteau, ils utilisent un râteau pour ramasser les déchets qui traînent..."
Des festivaliers félicitent régulièrement des comitards pour la propreté sur le site. "C'est un bel encouragement pour toute l'équipe".