1 Belge sur 5 consomme des somnifères, un héritage des années 80

Au moins un Belge sur cinq consomme des somnifères. Dans les années 80, un point marketing a joué disant que les benzodiazépines étaient plus sûrs que les barbituriques. Difficile de s'en défaire.

Plus de 5.500 personnes suivent le programme de sevrage progressif de somnifères
Plus de 6.000 personnes ont suivi le programme de sevrage progressif de somnifères

Laurence, plutôt poids plume, s’est vu prescrire des benzodiazépines à dose élevée pour traverser une période difficile. Quand elle a voulu arrêter, après quelques semaines, elle a fait des convulsions. Il lui a fallu deux ans pour se sevrer, en prenant des doses de plus en plus petites.

Elle décrit tout au long de ce sevrage des nuits de 3 à 4 heures et l’impression d’un cerveau « qui fond ». Pour y arriver, elle a eu un suivi médical mais aussi le soutien d’un forum « entre benzotés », comme elle dit. « Je croyais devenir cinglée, j’ai pu me rendre compte qu’on était nombreux dans mon cas avec les mêmes difficultés », témoigne-t-elle dans un podcast destiné à sensibiliser à la question.

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