Donald Trump perçu comme hostile : 56 % des Belges le considèrent comme un ennemi de l’Europe

En Belgique, l’image de Donald Trump se détériore nettement. Plus d’une personne interrogée sur deux le perçoit comme hostile à l’Europe, tandis qu’une large majorité estime que l’Union européenne ne peut plus compter sur les États-Unis pour assurer sa sécurité.

Belga
JOINT BASE ANDREWS, DC - JANUARY 22: U.S. President Donald Trump speaks to reporters on board Air Force One while flying in between Ireland and Washington as he returns from the World Economic Forum on January 22, 2026 at Joint Base Andrews, Maryland. Following a meeting with NATO Secretary General Mark Rutte, Trump announced a deal with European leaders on the semi-autonomous Danish territory of Greenland during the annual meeting of political and business leaders in Davos.   Chip Somodevilla/Getty Images/AFP (Photo by CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
51% des sondés le considèrent hostile, contre 8% qui le jugent comme "un ami de l'Europe" ©2026 Getty Images

Donald Trump est considéré comme "un ennemi de l'Europe" par une courte majorité des personnes interrogées dans sept pays de l'Union européenne, dont la Belgique, selon un sondage publié vendredi par la revue française de géopolitique "Le Grand Continent".

51% des sondés le considèrent hostile, contre 8% qui le jugent comme "un ami de l'Europe", 39% "ni l'un ni l'autre", et 2% disent ne pas savoir, selon cette étude de l'institut Cluster17 auprès d'un échantillon total de 7.498 personnes, sélectionnées selon la méthode des quotas.

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Les sept pays sont la France, la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Danemark, la Pologne, avec des échantillons supérieurs à 1.000 personnes dans chacun d'entre eux. Les questions leur ont été posées entre le 13 et 19 janvier, dans la foulée des déclarations du président américain sur sa volonté d'acquérir le Groenland auprès du Danemark. Il a depuis affirmé qu'il n'utiliserait pas la force pour atteindre cet objectif crucial à ses yeux.

Dans le détail, cette courte majorité se retrouve dans six de ces pays. La Pologne fait figure d'exception, où seuls 28% des sondés considèrent Donald Trump comme un ennemi.

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Dans ce pays frontalier de la Russie et traditionnellement proche des États-Unis, considérés comme les garants de la protection contre d'éventuelles menaces venant de Moscou, 48% des sondés estiment que le président américain n'est ni un ami, ni un ennemi.

Au Danemark, historiquement parmi les plus fidèles soutiens des États-Unis en Europe, mais aujourd'hui sous pression de Washington pour lui céder le Groenland, 58% des sondés jugent Donald Trump comme un ennemi, au même niveau que les Espagnols. En Belgique, 56% des personnes interrogées le considèrent hostile.

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La même étude montre l'hésitation des Européens sur le positionnement à adopter, puisque dans l'ensemble, 46% des sondés préconisent "l'opposition" de l'UE à l'égard du gouvernement américain, et 44% le "compromis". Seuls 10% souhaitent "l'alignement".

Enfin, alors que le contexte international se tend dans de nombreux points du globe, une large majorité des sondés (73% au total, 79% en Belgique) pense que l'UE, pour assurer sa défense, "ne doit plus compter que sur elle-même sans miser sur le soutien des États-Unis". 22% pensent qu'elle "peut encore compter sur les États-Unis".

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Première puissance mondiale, dotée de l'arme nucléaire, les États-Unis sont le ciment de l'Otan, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, dont sont membres tous les pays sondés.

Pendant des décennies, les pays européens ont diminué leurs dépenses de défense et se retrouvent dans une situation de dépendance criante vis-à-vis de Washington, qui exige depuis des années que l'Europe prenne plus en charge sa propre protection.

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