Apple TV: Que vaut Lucky, la nouvelle série avec Anya Taylor-Joy?

Anya Taylor-Joy mène tambour battant cette cavale sous haute tension, aussi addictive que parfois prévisible.

Anya Taylor-Joy est Lucky, en cavale du premier au dernier épisode de la série éponyme.
Anya Taylor-Joy est Lucky, en cavale du premier au dernier épisode de la série éponyme. ©AppleTV+

Anya Taylor-Joy avait déjà quelques années de carrière derrière elle lorsque le monde l’a découverte dans Le jeu de la dame. Depuis, si elle a pointé son nez dans quelques films (Here Are The Young Men) et fait des apparitions dans des séries (notamment Peaky Blinders), on l’attendait depuis six ans dans un rôle plus conséquent.

Elle l’a trouvé dans Lucky (qu’elle coproduit avec Reese Whiterspoon et d’autres), série musclée et un peu foutraque qui débarque sur AppleTV +.

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Quand la poisse vous colle à la peau...

Que l’on ne se fie pas à son prénom, la jeune femme n’est pas vraiment chanceuse. Au contraire : alors qu’elle espère démarrer une nouvelle vie avec Cory (Drew Starkey), son mari, elle est prise en tenaille par les escrocs qu’elle a doublés (par amour pour son père emprisonné) et par le FBI, emmené par l’inspecteur Billie Rand (formidable Aunjanue Ellis-Taylor).

Tabassée, enfermée dans le coffre d’une voiture, larguée en plein désert, elle parvient pourtant, malgré les hématomes et le sang versé, à passer entre les gouttes. Mais jusqu’à quand ?

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Vive les pirouettes

Présente dans toutes les scènes (c’était déjà le cas dans Le jeu de la dame), Anya Taylor-Joy se donne corps et âme à son personnage, lui insufflant une rage rarement vue sur petit écran.

Mais là où ça coince, c’est dans la répétition des scènes d’action et de poursuite dont on comprend vite qu’elle va toujours se tirer par une pirouette (son père lui a appris tous les trucs de voyous dès sa plus tendre enfance). C’est parfois jubilatoire, parfois extrêmement prévisible et cela gâche un peu le plaisir.

Face à Anya Taylor-Joy, pour incarner les méchants, le créateur de la série Jonathan Tropper a eu la bonne idée de faire appel à Annette Bening, qui laisse au placard les bonnes manières mais ne se départit jamais de sa légendaire élégance.

Puisque Lucky lui a tout pris (son fils Cory et son argent), elle ne pense qu’à lui régler son compte une fois le sien (de compte) renfloué l’argent volatilisé. D’autant qu’elle-même doit se justifier auprès d’un autre abonné aux rôles de tête à claques : William Fichtner. S’il apparaît peu, le cerveau de l’embrouille fait ce qu’il sait faire de mieux : impressionner.

Sans convaincre totalement, cette série d’action est néanmoins plutôt addictive et réalisée avec une belle énergie, qui nous fait oublier le fil blanc cousu dans les pages sur scénario.

Lucky Saison 1

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