Tamara Payne, la comédienne derrière le phénomène Stacy Star, part en tournée: "Dans les canettes de Cara Pils, c'est de l'eau que je mets maintenant"
Présente dans l'émission "Le Grand Cactus" depuis 2020, Tamara Payne se lance dans le One Woman Show avec son tout premier spectacle intitulé "Ringarde" qui promet des moments de pure tendresse mais aussi, et surtout, des éclats de folie.

- Publié le 28-05-2026 à 10h45

Comédienne, humoriste ou encore influenceuse. Depuis plusieurs années, Tamara Payne campe plusieurs rôles sur les réseaux sociaux et à la télévision dans l'émission "Le Grand Cactus". Très bientôt, l'attachante carolo ajoutera une nouvelle corde à son arc déjà bien fourni en proposant aux Belges son tout premier One Woman Show intitulé "Ringarde".
Anticipant les autres sur ce qualificatif, elle a pleine conscience de son amour pour les vieilles choses. Loin du stand-up classique, la professeure de théâtre, qui a fait le Conservatoire à Bruxelles, est friande d'humour à l'ancienne et emmènera à partir du mois d'octobre le public dans ses rêves en remplaçant les couleurs de sa palette de maquillage par du mime, du chant, des imitations, de l'absurde ou encore des personnages.
Stacy Star et l'alcoolisme
Le plus populaire d'entre eux est évidemment Stacy Star à qui elle a donné naissance. "C'est dans un moment d'ébriété la plus totale dans une soirée années 80, à 3 heures du matin, que le personnage est sorti. Je commençais en général à la bière et le whisky-coca était mon petit dessert qui pouvait de temps en temps s'éterniser. J'avais une capacité hors norme", débute-t-elle.
Avant de directement rappeler qu'elle a désormais remporté son combat contre l'alcoolisme : "Ça fait trois ans que je n'ai plus bu une goutte. Je prône la sobriété à tout niveau. C'est quelque chose dont je parle beaucoup sur mes réseaux aussi, parce qu'il faut soutenir les gens qui essayent d'arrêter. Ce n'est pas simple. D'autant plus que, souvent, ils sont critiqués. On l'a vu avec Artus chez Léa Salamé à qui l'on a dit qu'il était devenu chiant. J'en ai fait une vidéo qui a fait 3 ou 4 millions de vues. Je me suis dit "mais ça suffit de nous traiter de chiants, vous allez mourir avant nous"."
L'apprentissage du "Grand Cactus"
L'alter ego déjanté de la comédienne lui permet avant tout d'être libre : "Comme je ne fais plus du tout la fête et je ne suis plus que dans un truc un peu plus sérieux, Stacy, c'est la personne qui existe pour que je puisse faire absolument tout ce que je veux et que tout soit permis. Dans les canettes de Cara Pils, c'est de l'eau que je mets maintenant. Mais j'ai toujours ce sentiment d'ivresse quand même".
Après plusieurs années sur internet, la validation du grand public est venue au moment de son passage sur le petit écran. "Le Grand Cactus, c'est une école", complimente-t-elle. "C'est-à-dire que ça a été vraiment une opportunité d'apprendre avec des grands. Parce que j'estime que les gens avec qui je bosse sont des très, très grands. Damien Gillard est un très grand. Giroud et Stotz sont des très grands. Kody est un très grand. On ne s'en rend pas compte mais on a trois jours pour intégrer un texte, un personnage, se lancer dans une arène et être vu et commenté par des milliers, voire des millions de personnes. Ça m'a appris à faire des personnages, à switcher de l'un à l'autre. Ça m'a appris le ridicule. Ça m'a appris qu'on ne mourrait pas du ridicule, que ce n'est pas grave si on se foutait de ma gueule. De toute façon, le principal, c'est de s'amuser. La vie est courte", assure-t-elle.
"Le Grand Cactus" continue de fasciner en France : Jérôme De Warzée et ses amis invités par Léa Salamé dans "Quelle époque"Réseaux sociaux et thérapie
À côté de ses nombreux sketchs à la télévision, Tamara Payne développe également une carrière de créatrice de contenus, plus glamour, sur les réseaux sociaux : "Mon personnage d'influenceuse sur les réseaux sociaux permet certains échanges, certaines facilités. Je peux partir en vacances, ce que je ne pourrais pas me permettre, aller manger dans de bons restaurants, faire des spas, ce que j'adore faire. Le fait qu'on me taxe d'influenceuse, ce n'est qu'un tout petit souci. Je n'ai pas de problème qu'on me taxe de quoi que ce soit. Le ridicule, maintenant, c'est terminé."
Après avoir longtemps manqué de confiance en elle, la Carolo s'assume désormais davantage : "Pendant trois ans, j'ai montré le visage de Stacy plutôt que le mien parce que je ne m'acceptais pas du tout. Et à un moment donné, ça bascule. C'est vrai que je n'ai jamais vraiment analysé le truc. J'ai fait la paix avec moi. J'ai fait la paix avec mon passé, avec mon enfance, avec les moqueries que j'ai fusillées."
Kody : "Le Grand Cactus n'a pas non plus pour vocation d'être le bastion de la liberté d'expression"Tamara Payne a pour cela fait appel à l'extérieur pour s'épanouir : "Ça fait 20 ans que je suis en thérapie. J'ai commencé à 18 ans et j'en ai 38. Donc là, je suis à ma vingtième année de thérapie. Je n'arrêterai probablement jamais. Et je pense qu'il faut aller très, très bas pour remonter. Et pour comprendre certaines choses quand on n'a pas le choix. Donc très bas au niveau de l'alcool, très bas au niveau du moral, très bas avec des idées noires pour pouvoir ensuite apprécier la vie. Là, je suis pratiquement tout le temps en haut. J'apprécie tous les jours le fait d'être en vie et de vivre ce que je vis. Vraiment, c'est prodigieux. Je fais un métier dans lequel je fais rire les gens. Qu'est-ce qu'il y a de plus rêvé que ça ? J'ai une vie parfaite".
