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Algebra TP

Le document traite du dénombrement en mathématiques, définissant les ensembles équipotents et dénombrables, ainsi que les concepts de cardinalité. Il présente également des théorèmes sur les relations d'équivalence entre ensembles et les propriétés des cardinaux, incluant le théorème de Cantor qui établit l'existence de différents degrés d'infini. Enfin, il aborde les opérations sur les cardinaux et les relations d'ordre entre eux.

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Le document traite du dénombrement en mathématiques, définissant les ensembles équipotents et dénombrables, ainsi que les concepts de cardinalité. Il présente également des théorèmes sur les relations d'équivalence entre ensembles et les propriétés des cardinaux, incluant le théorème de Cantor qui établit l'existence de différents degrés d'infini. Enfin, il aborde les opérations sur les cardinaux et les relations d'ordre entre eux.

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EXTRA MATH

Dénombrement
En mathématique, le dénombrement est la
détermination du nombre d’éléments d’un
ensemble. Il s’obtient en générale par un
comptage ou par un calcul de son cardinal à
l’aide de techniques combinatoire
1. Equipotente
En théorie des ensembles, deux ensembles,
E et F sont dit équipotent, ce qu’on note E≈F,
s’il existe une bijection de E sur F. on dira
alors que deux ensembles equipotents ont la
meme cardinalite, la meme taille ou encore
le meme n ombre d’elements
A B
1. .2

2. .4

3. .8

4. .16

5. .32

NB : tout ensemble qui est équipotent à N ou


à une partie de N est dit dénombrable.

 En mathématique, un ensemble
dénombrable est un ensemble avec la même
cardinalité (nombre d’éléments) qu’un sous
1
EXTRA MATH

ensemble de l’ensemble des nombres


naturels. Un ensemble dénombrable est soit
un ensemble fini ou infini dénombrable
ensemble. Qu’ils soient finis ou infinis, les
éléments d’un ensemble dénombrable
peuvent toujours être comptés à la fois et
bien que le comptage puisse jamais se
terminer, chaque éléments de l’ensemble est
associé à un nombre naturel unique.
Un ensemble S est dénombrable s’il existe
une fonction injective ƒ de S aux nombres
naturels N={0 ,1,2,3…}.
S’il on peut trouver un tel ƒ qui est aussi
surjectif (et donc bijectif), alors S est appelé
dénombrable infini.
En d’autres termes, un ensemble est fini
dénombrable si il a une correspondance avec
le jeu de nombres naturels N. dans ce cas, la
cardinalité de l’ensemble est noté no (aleph-
nul) le premier d’une série des nombres
aleph.

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EXTRA MATH

Théorèmes
 Deux ensembles sont équipotents si et
seulement s’ils ont le même cardinal
 Deux ensembles infinis peuvent avoir
des cardinaux différents s’ils ne sont pas
appelés ensemble dénombrable infini. C’est
le cas de Z et Q, par exemple l’ensemble des
nombres réels est un ensemble infini.

La relation «est équipotent à » défini entre


les ensembles est une relation d’équivalence,
c’est-à-dire ∀ A ,B , ensemble on a A EQ B ssi il
existe une bijection entre A et B.

Montrons que « EQ » est une relation


d’équivalence entre les ensembles :

 Eq réflexive car ∀A, ensemble on a A Eq A


puisque∃1A : A → A qui est bijective.
 Eq symétrique. ie. ∀ A ,B ensembles, A Eq B
=> B Eq A
En effet, A Eq B

3
EXTRA MATH

 ∃ƒ : A → B bijective.
 ƒ-1 : B→ A bijective .

 B Eq A et Eq est symétrique

 La transitivité de la relation « Eq »
découle des bijections. Montrons en effet que
∀ A ,B,C ensembles : si A Eq B et B Eq C alors A
Eq C.
A Eq B=¿ ∃ƒ : A → B Bijection
B Eq C=¿ ∃ g : B →C Bijection

 g ₀ƒ : A →C est bijection. ie. A Eq C et la


relation « Eq » est transitive.

Ensemble fini : On dit qu’un ensemble est fini s’il est


vide ou s’il contient un nombre fini d’éléments distincts
deux à deux.
Dénombrer : dénombrer un ensemble fini non vide
consiste à déterminer le nombre de ses éléments.
Ensemble dénombrable : On dit qu’un ensemble est
dénombrable si on peut indexer ses éléments par les
entiers naturels.
2. Cardinal d’un ensemble

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EXTRA MATH

2.1. Définition
Soit E≠ø; On appelle cardinal d'un ensemble E noté par
cardE ou #E, la classe d’équivalence de E par la relation
d'équipotence. C'est donc une collection de tous les
ensembles qui sont équipotents à E.
En d'autres termes, le cardinal d’un ensemble n'est pas
un ensemble mais le nombre d’éléments de E.
 Exemple : A= {1,2,3,4}
Le cardinal de A (#A) =4
1.

2.

3.

4.

 Type :
 un cardinal c est fini si son ensemble est fini et est
ainsi appelé «nombre naturel»
ie. c est fini ssi c≠ c+1.

Ex : 0 est un cardinal fini car 0≠1


4 est un cardinal fini car 4≠5

 Un cardinal n est dit infini si son ensemble est


infini
ie. n est infini ssi n=n+1.

Ex : card N =∞ car Na un nombre limité (infini)


d’éléments.
2.2. Conséquences de la définition d'un cardinal.
i. soient ø≠E et ø≠F deux ensembles, alors #E = #F  E
est équipotent à F

5
EXTRA MATH

ie. ∃une bijection entre E et F.


Ex : A= {a,b,c,d,e} et B= {1,2,3,4,5}
#A = #B => ƒ : X → Y est bijective.
ii. L'ensemble vide (ø) est le seul et unique ensemble
équipotent à ø, alors :
Card ø est 0 (nombre cardinal zéro)
 ∀ a, l'ensemble singleton {a} existe et le card({a})= 1
ie. 1 est la classe d’équivalence de tous les ensembles
singletons.
De ce fait, card ({ø}) = 1 et card ({2}) = 1
Remarque : 0≠1 puisqu’il n'existe aucune bijection
entre ø et un ensemble singleton, Puisque 0≠1, alors le
pair {0,1} existe et a comme cardinal 2.

2.3. Relation d'ordre entre cardinaux.

Rappelons qu'une relation est dite d'ordre si elle est à la


fois réflexive, antisymétrique et transitive.
Soient deux cardinaux x et y respectivement des
ensembles X et Y, on dit que x ≤ y s'il existe une
injection entre X et Y.
Montrons que la relation “≤” est une relation d'ordre.
x ≤ x car il existe ƒ: X → Y qui est injective.
x ≤ y et y ≤ x => x = y
x ≤ y et y ≤ x  x<y et y<x  x = y
ie. x ≤ y => ƒ : X → Y est injective
y ≤ x => g : Y → X est injective
Puisque ƒ est injective et g l’est de même, cela implique
que ƒ : X → Y est bijective, donc X et Y sont
équipotents et la relation « ≤ » est antisymétrique d’où

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EXTRA MATH

le théorème de cantor qui affirme que s'il existe une


injection ƒ: X → Y et une injection g:Y → X , alors il existe une
bijection entre X et Y.
ie.
X f Y Y g X
. . . .
. . Et . .
. . . .
. .
f est injective g est injective

X f Y
. .
. .
. .

Donc ƒ : X →Y est donc bijective

2.4 Le théorème de Cantor


Le concept clé de la théorie des cardinaux est celui de
bijection.
« Intuitivement », l’idée est la suivante : si l’on
considère un ensemble de chaises et un ensemble de
personnes, si chaque personne est assise sur une et une
seule chaise, et si chaque chaise soutient une et une
seule personne, alors on est tenté de dire qu’il y a «
autant » de personnes que de chaises. Et ceci pour des
ensembles quelconques, donc même infinis.
Mathématiquement, on considère que l’on peut associer
à tout ensemble une notion de cardinal telle que :

Card(A) = Card(B) ⇔ Il existe une bijection de A vers B.


(1) Pour tout ensembles A et B,

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EXTRA MATH

Remarque
Il est d’ailleurs possible de définir rigoureusement une
notion de cardinal vérifiant (1) à partir des axiomes
usuels sur les ensembles.

Lorsqu’il existe une bijection entre A et B, on dit aussi


que A et B sont « équipotents ». La relation
d’équipotence est symétrique, réflexive et transitive
(facile). (Dans le cas contraire, on n’aurait pas pu
considérer de notion de cardinal vérifiant (1))

Soient A et B deux ensembles.


Par définition, Card(A) ≤Card(B) ⇔ il existe une injection
de A → B .
Card (A)≤ card (B)
Et card (A) ¿card (B)
card (A) ≠card (B)

Si il existe une injection i de A → B, une bijection ƒ de A →


A’ et une bijection g de B → B’, alors g◦ i ◦ ƒ -1 est une
injection de A’ → B’. La définition précédente a donc un
certain sens, dans la mesure où elle ne dépend pas du
choix des ensembles A et B mais bien seulement de leur
cardinal.
Le théorème de Cantor est le résultat suivant :
Pour tout ensemble E, Card(E) < Card(P(E)). (P(E)
désigne l’ensemble des parties de E.)
Démonstration
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EXTRA MATH

Soit i l’application de E vers P(E), qui à tout x de E


associe x. i est une injection. Donc Card(E) ¿ Card (P(E)).
Supposons qu’il existe une bijection ƒde E → P(E).
Soit P = {x ∈ E/x f(x)}
(f(x) est une partie de E et x ∈ E).

E P P(E)
X

Puisque f est surjective, ∃p ∈ E/f(p) = P.


Par définition de P, ∀x ∈ E, x ∈ P ⇔ x∈ f(x).
Donc p ∈ P ⇔ p ∈ ƒ(p), soit p ∈ P ⇔ p∈ P.
Ainsi, on ne peut avoir ni p ∈ P ni p ∈ P, donc Card(E) ≠
Card (P(E)).
Conséquences
1. En prenant par exemple E = N (ensemble des entiers
naturels), on constate que Card(N) < Card (P(N)). Le
théorème de Cantor est fondamental dans la mesure où
il démontre l’existence de plusieurs « degrés d’infini ».
2. Le théorème de Cantor indique qu’il n’existe pas de
plus grand cardinal. En effet, C étant un cardinal
quelconque et A un ensemble de cardinal C, on a C <
Card (P(A)).
3. A priori, on pourrait considérer l’ensemble U de tous
les « objets mathématiques » : U = {x/x = x}. Card (U)
devrait alors être le plus grand cardinal, en contradiction
avec ce que l’on vient de voir. On peut lever ce

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EXTRA MATH

paradoxe en remarquant que l’on n’a jamais donné de


définition de la notion d’ensemble pouvant s’appliquer à
tous les cas imaginables.
Dans une théorie comme ZF, la proposition ∃U, ∀x, x ∈
U ne peut pas être démontré (si ZF est bien non
contradictoire). Ce qui peut s’interpréter par le fait que «
l’ensemble de tous les ensembles étudiés » ne faisait
pas partie des ensembles que l’on étudiait. (Le paradoxe
de Russell sera très voisin. D’ailleurs, si l’on prend E = U
et f(x) = x dans la démonstration du théorème de
Cantor, on retrouve le paradoxe de Russell.)
Autres énoncés possibles du théorème de Cantor
Comme nous l’avons vu lors de la preuve du théorème
de Cantor, ce résultat peut aussi être énoncé de la façon
suivante :
Théorème (Cantor)
Pour tout ensemble E, il n’existe pas de surjection (donc
en particulier pas de bijection) de E vers P(E).
Ou encore :
Théorème (Cantor)

vers P(E), l’ensemble P = {x ∈ E/x ∈ f(x)} ne peut pas


Pour tout ensemble E, pour toute application de ƒ de E

avoir d’antécédent par ƒ.


Ce théorème est particulièrement important lorsque E
est un ensemble infini. Lorsque E est fini, on peut
prendre des exemples simples pour illustrer ce
théorème.
Par exemple prenons si E = {a, b, c}.

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EXTRA MATH

— Si f(a) = b, f(b) = ∅ et f(c) = {b, c} alors ici P = {a,


b} qui n’est en effet ni f(a) ni f(b) ni f(c) conformément
au théorème de Cantor.
— Et si f(a) = {a, b}, f(b) = {a} et f(c) = {c}, alors ici P
= {b} qui n’est en effet ni f(a) ni f(b) ni f(c)
conformément au théorème de Cantor.

Soient x, y et z trois cardinaux ;


x ≤ y et y ≤ z => x ≤ z
x ≤ y => f : X—>Y qui est injective
y ≤ x => g : Y—>Z qui est injective
(f : X—>Y et g : Y—>Z) => g° f : X→Z est injective et la
relation « ≤ » est transitive.
On voit bien que la relation « ≤ » est une relation d'ordre
total.
ie. ∀ x ∈ X , ∀ y ∈Y : x ≤ y ou y ≤ x
Avec Card X= x et Card Y=y ; d’où le théorème de
Zermelo affirmant que la relation « ≤ » est d'ordre
total.

3. Opérations sur un nombre fini de cardinaux

3.1 Définitions : A et B sont deux ensembles

On note A × B l’ensemble des couples (x, y) où x ∈ A et


quelconques.

y ∈ B.
On note BA l’ensemble des applications de A → B.
Nous allons montrer que l’on peut définir des opérations
sur les
Cardinaux ainsi :

1. Card(A) + Card(B) = Card(A ∪ B) lorsque A ∩ B = ∅


2. Card(A) × Card(B) = Card(A × B)

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EXTRA MATH

3. (Card(A))Card(B) = Card({applications de B → A}).


Justifications
1. Soient A, B, A’, B’ quatre ensembles tels que :
Card(A) = Card(A’), Card(B) = Card(B’), et A∩B = A ∩ B .
Notons a une bijection de A → A’ et b une bijection de B
→ B’.

A ∪ B →A’∪ B’
ƒ: x∈A a(x) est une bijection de A ∪ B →
A’∪B’
x∈B b(x)
Donc si A ∩ B = ∅, le cardinal de A ∪ B ne dépend
effectivement que des cardinaux de A et B (et pas de
leurs ensembles représentants). (1) définit donc bien
une opération sur les cardinaux.

De plus, A et B étant deux ensembles quelconques, en


prenant par exemple A’ = {a} × A et B’ = {b} × B, où a

représentants A’ et B’ tels que A’ × B’ = ∅, Card(A’) =


et b sont deux éléments distincts, on a trouvé deux

Card(A) et Card(B’) = Card(B). Donc (1) définit bien une


opération sur tous les cardinaux.
2. Soient A, B, A’, B’ quatre ensembles tels que
Card(A) = Card(A’) et Card(B) = Card(B’).
Notons a une bijection de A → A’ et b une bijection de B
→ B’.
A×B →A’ × B’

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EXTRA MATH

ƒ: (x, y) →(a(x), b(y)) est une bijection de A ×


B → A’ × B’.
Donc (2) définit également bien une opération sur les
cardinaux.
4. Gardons les mêmes notations.
{applications B →A} →{applications B’ → A’}
Soit g : ƒ→ƒ’: B’ → A’
x → a ◦ f ◦ b-1(x)
g est une bijection. Donc (3) définit bien une opération
sur les cardinaux.

4. les cardinaux finis


4.1. Définition : Lorsqu'un ensemble est fini, c'est-à-
dire si ses éléments peuvent être listés par une suite
finie, son cardinal est la longueur de cette suite,
autrement dit il s'agit du nombre d'éléments de
l'ensemble. En particulier, le cardinal de l'ensemble vide
est zéro.
4.2. Construction de l'ensemble des entiers
naturels (N)
Dans la théorie des ensembles, on définit les entiers par
récurrence, en construisant explicitement une suite
d'ensembles à partir de l'ensemble vide (la théorie des
ensembles postule qu'il existe au minimum un tel
ensemble vide). L'idée centrale de cette méthode est de
considérer chaque entier à la fois comme un ensemble
(contenant le nombre correspondant d'éléments) et
comme un nouvel objet ; et de construire des ensembles
de plus en plus grands, en rajoutant à chaque étape à

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EXTRA MATH

l'ensemble précédent, l'objet qui vient juste d'être formé


:
L'ensemble vide, est (par définition) un entier, noté 0.
Puis on définit l'entier n [+1] (le successeur de n)
comme l'ensemble n U {n} (l'ensemble n, auquel on
rajoute l'élément n).
Avec cette définition, l'entier n est l'ensemble {0, 1, ... ,
n - 1} des entiers naturels qui le précèdent, et la
cardinalité de cet ensemble est précisément n. Les
premières étapes de la construction de cette suite
d'entiers naturels sont :
0= {} = Ø,
1= {0} = {Ø},
2= {0,1} = {Ø,{Ø}},
On peut ainsi construire, de proche en proche, une série
d'ensembles dont chacun a un successeur (ici noté [+1],
parce qu'il ne s'agit pas de l'addition mais d'une relion
de succession), et dont on peut démontrer que chacun
est différent de tous ses prédécesseurs.
4.3. cardinal des entiers naturels (N)
En mathématiques, un entier naturel est un nombre
permettant fondamentalement de compter des objets
considérés comme des unités équivalentes : un jeton,
deux jetons… une carte, deux cartes, trois cartes… Un
tel nombre entier peut s'écrire avec une suite finie de
chiffres en notation décimale positionnelle (sans signe et
sans virgule).
L’étude des entiers naturels est l’objet de
l’arithmétique, branche des mathématiques, constituée
dès l'Antiquité grecque. Chaque nombre entier a un

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EXTRA MATH

successeur unique, c'est-à-dire un entier qui lui est


immédiatement supérieur, et la liste des entiers naturels
est infinie [1].
Les définitions modernes d’entier naturel sont fondées
sur:
L’axiomatisation de l’arithmétique réalisée par Peano et
Dedekind à la fin du XIXe siècle.
la construction d’ensembles vérifiant les axiomes de
l’arithmétique : Ernst Zermelo, quand il a axiomatisé la
théorie des ensembles, a montré que les entiers naturels
pouvaient être définis en termes ensemblistes (on utilise
aujourd'hui le plus souvent une méthode due à von
Neumann).
La définition originelle, due à Richard Dedekind[2], de
l'ensemble des entiers naturels ne comprend pas le
nombre zéro[3]; plus récemment une autre définition a
été proposée qui inclut zéro. Ces deux définitions
coexistent encore aujourd’hui [4]. Selon les acceptions,
la liste des entiers naturels est donc :
1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 ; …
ou 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 ; …
Quelle que soit la définition choisie (entiers commençant
à zéro ou commençant à un), l'ensemble des entiers
naturels est conventionnellement noté « N » ou « dessin
b», avec tous les risques induits de mésinterprétation. La
notation est due à Dedekind en 1888, qui l'utilise pour
l'ensemble des entiers commençant à un. On trouve
parfois des notations moins ambiguës exposées dans la
section Notations.

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EXTRA MATH

Lorsqu'on prend comme définition des entiers naturels


les entiers commençant à zéro, l'ensemble des entiers
naturels non nuls est couramment noté : N
Lorsqu'on prend pour définition des entiers naturels les
entiers commençant à un, l'ensemble des entiers positifs
ou nuls, appelés en anglais non-negative integers, est
parfois noté N*.
Les entiers naturels s'identifient aux entiers relatifs
positifs (ou nuls), ainsi qu'aux nombres rationnels
positifs (ou nuls) pouvant s'écrire sous la forme d'une
fraction de dénominateur 1, et d'une manière plus
générale aux réels positifs (ou nuls) de partie
fractionnaire nulle.
4.4. Définition

de n. Il faut noter que, ∀ n ∈ ℕ, n ≤ n + 1. Ainsi, dans ℕ : i. Tout


Pour tout cardinal fini n, le cardinal fini n + 1 est appelé le successeur

élément n a un successeur unique. ii. Deux éléments différents ont des

D’où ℕ = {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, …, }.
successeurs différents. iii. Zéro n’est le successeur d’aucun élément.

Conséquence
D’après ce qui précède, on a vu que ℕ * = ℕ − {0}. Sachant que ℕ
*∩ {0} = ∅, alors card (N) = card (ℕ * ∪ {0}) = card (ℕ * ) + 1 (i).
D’autre part, card (ℕ) = card (ℕ * ) car il existe une bijection f de ℕ
vers ℕ * associant n à n + 1. D’où (i) devient : card (ℕ) = card (ℕ) + 1.
Par suite card ℕ n’est pas un cardinal fini et ℕ est un ensemble infini.
En désignant le cardinal de ℕ par N o (lire aleph zéro), alors N o est un
nombre transfini et on a : N o = N o + 1.

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5. Conclusion Cette conséquence prouve que la définition d’un


cardinal fini a un sens, car il existe au moins un ensemble de
cardinal n tel que n = n + 1. Soit par exemple l’ensemble ℕ.
D’où ℕ est un ensemble infini et N o est un nombre transfini.

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