Université de Liège
Faculté des sciences appliquées
Travaux Pratiques de Communication Graphique
Année académique 2016 – 2017
Correction de l’exercice N°3 :
Méthode de Monge (1)
Question 1. Point de percée d’une droite dans un plan
Un particulier se renseigne en vue d’installer des panneaux solaires
sur le toit de sa maison. Il cherche à savoir si son installation sera
rentable. Afin de calculer la puissance électrique produite par les
panneaux solaires à une heure fixée, on commence par déterminer
le point de percée d’un rayon lumineux dans un des plans du toit,
tel qu’illustré Figure 1.
Sur l’épure fournie en annexe sur la première feuille, on donne :
• Les projections verticale et horizontale de la droite (d)
représentant la direction des rayons du soleil à l’heure
considérée. Figure 1
• Les projections verticales et horizontales de deux droites (a) et
(b), contenues dans le plan (α) représentant le pan du toit sur lequel seront installés
les panneaux solaires.
On demande :
De déterminer le point de percée (P) de la droite (d) dans le plan (α).
Méthode :
• Identifiez les traces verticales et horizontales des droites (a) et (b). On les notera
respectivement (Av), (Ah) et (Bv), (Bh).
Solution (Figure 1a) :
On commence par rechercher les points d’intersections des projections verticales
et horizontales des deux droites avec la ligne de terre, puis l’on identifie les
projections manquantes des traces à l’aide de lignes de rappel.
• Déterminez les traces horizontale et verticale du plan (α) formé par les droites
(a) et (b).
Solution (Figure 1b) :
Les traces des droites recherchées correspondant aux points de percée de ces droites
dans les plans de projection horizontal et vertical, on obtient ainsi sur chaque plan
de projection deux points nécessaires pour déterminer les traces horizontale
et verticale du plan (α).
• Recherchez le point de percée noté (P) de la droite (d) dans le plan (α). Vous pourrez
vous aider si besoin d’un plan auxiliaire de bout.
Solution (Figure 1c) :
Ici, nous appliquons simplement la méthode du cours théorique pour déterminer
le point de percée de la droite (d) dans le plan (α). Tout d’abord, un plan auxiliaire de
bout (η) contenant la droite (d) est choisi. Par définition, la trace horizontale de (η)
est de bout. Sa trace verticale, elle, est confondue avec la projection verticale de tous
ses points. Elle coïncide donc avec la projection verticale de la droite (d) que (η)
contient. Ensuite, on recherche la droite d’intersection notée (i) entre les plans (α)
et (η). Le point de percée (P) de (d) dans (α) est l’intersection des droites (d) et (i).
Question 2. Rabattement et relèvement.
A) Tracez en vraie grandeur le carré en utilisant un rabattement sur le plan horizontal.
Solution :
a. La trace verticale du plan α est obtenue en recherchant les points de percée des
droites (AB) et (CD) dans le plan de projection vertical. La trace horizontale est
quant à elle obtenue en utilisant d’une part le fait que le point (C) se trouve dans
le plan horizontal et donc forcément sur la trace et d’autre part l’intersection
de la trace verticale avec la ligne de terre.
b. On procède ensuite au rabattement du point (A) dans le plan de projection
horizontal conformément à la méthode du cours théorique.
c. Le rabattement du point (B) est obtenu en rabattant la droite (AB). Le rabattement
de (AB) est obtenu connaissant Ar et en utilisant le fait que tout point situé
sur la charnière ne bouge pas lors d’un rabattement. Le point Br est ensuite obtenu
en reportant B perpendiculairement à la charnière sur le rabattement de (AB).
d. Rabattement de (D) dans le plan horizontal.
B) Dessinez un nouveau carré à l’intérieur du précédent et situé à 10mm de ses bords.
Solution :
e. Dessin du carré en vraie grandeur dans le rabattement.
f. Relèvement de chaque point du carré intérieur. Pour chacun des points on utilise
des droites passant par Ar et le point considéré. Ces droites sont relevées
connaissant le point A et l’intersection de leur rabattement avec la charnière.
Le point à relever est ensuite reporté perpendiculairement à la charnière
sur le relèvement de la droite.
g. Report du carré intérieur dans la projection verticale à l’aide de droites
horizontales.
Question 3. Intersection de plans
Un skieur souhaite rejoindre une station de sports d'hiver située sur l'autre versant d'une
montagne. Il planifie de monter en téléphérique jusqu'à la crête de la montagne, puis
de suivre la crête sur quelques centaines de mètres afin d'emprunter en contre bas
une piste noire pour descendre jusqu'à la station désirée. Sur l’épure fournie en annexe
sur la première feuille, on donne à l’échelle 1/10000 (1mm sur la feuille représente
10m en réalité) :
• Les projections verticales et horizontales des points (S), (A) et (D) correspondant
respectivement au point de départ du skieur, à la station d’embarquement
du téléphérique et la station de sports d'hiver.
• Les projections verticale et horizontale de la droite (a) représentant la ligne
de téléphérique.
• Les traces horizontale et verticale du plan (β) représentant le versant sur lequel
la station de sports d'hiver à rejoindre se trouve.
Enfin, la pente de la piste noire (c) passant par la station (D) à atteindre correspond
à la pente maximale du versant (β).
On demande :
De déterminer la droite (b) d’intersection du plan (α) formé par la droite (a) et le point (S),
avec le plan (β). Puis de mesurer en vraie grandeur la distance à parcourir sur cette crête
afin de passer du téléphérique à l'entrée de la piste noire.
Méthode :
• Déterminez les traces verticale et horizontale du plan (α). Vous pourrez utiliser
la droite (SA) comme seconde droite du plan (α).
Solution (Figure 3a) :
On commence par rechercher les traces de (a), correspondant aux points de percée
de la droite dans les plans de projection horizontal et vertical. Ensuite, on construit
la droite (SA) appartenant au plan (α). Ses points de percée dans les plans
de projection sont ensuite repérés. Les quatre points de percée précédemment
déterminés appartiennent aux traces du plan (α) et permettent de les obtenir de façon
immédiate.
• Recherchez la droite (b) d’intersection entre les plans (α) et (β).
Solution (Figure 3b) :
L’intersection entre les deux plans (α) et (β) s’obtient en appliquant la méthode
du cours théorique. Les traces horizontale et verticale de la droite d’intersection
correspondent alors aux intersections des traces respectivement verticales
et horizontales des plans (α) et (β).
• Identifiez le point d'intersection des droites (a) et (b) noté (B).
Solution (Figure 3c) :
Les droites (a) et (b) étant coplanaires, l’intersection de leurs projections horizontales
(respectivement verticales) fournit la projection horizontale (respectivement verticale)
du point (B).
• Tracez la projection horizontale de la droite (c) de plus grande pente du plan (β)
passant par (D).
Solution (Figure 3d) :
La droite (c), droite de plus grande pente du plan (β), est la perpendiculaire à la trace
horizontale de (β) passant par (D).
• Identifiez le point d'intersection des droites (b) et (c) noté (C), puis tracez en gras
le parcours du skieur en reliant les points (S), (A), (B), (C) et (D).
Solution (Figure 3e) :
Les droites (b) et (c) étant incluses dans le plan (β), donc coplanaires, on identifie
l’intersection de leurs projections horizontales. On détermine ensuite la projection
verticale de (C) comme l’intersection de sa ligne de rappelle avec la projection
verticale de la droite (b).
• À l'aide d'une construction simple, mesurez en vraie grandeur la longueur du segment
de droite (b) reliant (B) à (C).
Solution (Figure 3f) :
La vraie grandeur du segment (BC) est déterminée en reportant à partir de B
la différence de cote entre (B) et (C) sur une perpendiculaire à la projection
horizontale de (BC). L’extrémité du segment ainsi obtenu est reliée à C. La mesure
de ce dernier segment fournit alors la longueur en vraie grandeur du segment reliant
(B) à (C). Une fois celle-ci mise à l’échelle, la longueur réelle vaut :
51,5mm × 10000=515m