1
GPA140
L’ingénieur en production
automatisée
Conçu par Guy Gauthier (août 2001)
Modifié par Pascal Côté & Jacques-André Landry (2002, 2003, 2004), Ilian Bonev (2005)
2
Plan de cours
3
Encadrement
Mon expertise : robots parallèles
Mes coordonnées
Courriel : [email protected]
Tél. : poste 8403
Local : 3736
4
Encadrement (suite)
Exemple de robot parallèle
Robot de transfert Tripteron (Université Laval)
5
6
Objectifs spécifiques
– automates programmables ;
– la logique booléenne ;
– les diagrammes échelle ;
– le langage GRAFCET ;
– le GEMMA.
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Évaluation
Laboratoire 1 : 5%
Laboratoire 2 : 10 %
Laboratoire 3 : 10 %
Projet : rapport (30 mars) 10 %
oral (30 mars et 6 avril) 5%
Intra : (23 février) 25 %
Final : 35 %
?
8
Documentation
Notes de cours disponibles sur le site Web :
www.gpa.etsmtl.ca/cours/gpa140
9
Cours 1 : Introduction
10
11
Historique – Définitions
Selon les techniciens :
« L’automatisation consiste à rendre automatique les
opérations qui exigeaient auparavant l’intervention
humaine » Encyclopédia Universalis
Une autre définition :
« L’automatisation est considérée
comme l’étape d ’un progrès
technique où apparaissent des
dispositifs techniques susceptibles
de seconder l’homme, non
seulement dans ses efforts
musculaires, mais également dans
son travail intellectuel de
surveillance et de contrôle. »
Encyclopédia Universalis
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Historique – Les précurseurs
Blaise Pascal (1623—1662) :
Automatisation du calcul
(La pascaline)
pascaline
13
Historique – Les précurseurs (suite)
Afin d’aider son père dans son travail
d’administration fiscal Blaise Pascal invente
une machine à additionner et soustraire.
Pour y arriver il a dû utiliser le
principe de représentation des
nombres en binaire! C’est la
première fois que l’on applique
ce genre de représentation.
14
Historique – Les précurseurs (suite)
On doit aussi à Blaise Pascal quelques
découvertes importantes appliquées encore
aujourd’hui en génie :
– Pression atmosphérique : Étude sur le vide
produit dans une colonne de mercure.
– Calcul différentiel et intégral (MAT115!!!) :
Étude sur les cycloïdes et les volumes de
révolution.
15
Historique – Les précurseurs (suite)
Charles Babbage (1792—1871)
Programmation des métiers à tisser
Jacquard par carte perforée.
16
Historique – Les précurseurs (suite)
Les travaux de Babbage sont à l’origines de l’invention de
l'ordinateur.
Il inventa le principe de la carte perforée qui sera utilisé au moins
jusqu’à la fin des années 1970.
Afin de programmer les métiers à tisser il pensa à un calculateur
universel possédant :
− système de gestion entrées/sorties ;
− mémorisation interne ;
− transfert de données ;
− organe de commandes ;
− opérateur arithmétique.
Malheureusement la machine n’a jamais été implantée à cause de
la technologie rudimentaire de l’époque.
17
Historique – Les industries
La naissance de la civilisation industrielle commence
avec l’invention de la machine à vapeur (18e siècle).
La plupart des industries sont localisées en Angleterre.
– Transformation du coton, fonte du fer.
Isaac Singer
– Machine à coudre en 1851
Hamilton Smith
– Laveuse à linge en 1858
18
Historique – Les industries (suite)
Dès 1860, l’implantation à grande échelle des
nouveaux moyens de transport (bateau à vapeur et
train) fait exploser le commerce.
En dépit d’une énorme extraction de charbon, cette
source ne suffit plus. On voit alors apparaître l’hydro-
électricité et le pétrole.
En 1914, avant la première guerre mondiale, les
automobiles sont de plus en plus populaires. C’est le
début de la production en série.
19
Historique – Les industries (suite)
Henry Ford (1863—1947) :
– Début d’une nouvelle forme
d’usine (1908—1914) ;
Ford Quadricycle 1896
– Avec Ford, les États-Unis
prennent une longueur d’avance
sur les autres pays en ce qui
concerne la production en série.
Ford Model T 1908
20
Historique – Les industries (suite)
21
Historique – Les industries (suite)
Les trois grandes contributions d’Henry Ford :
1) Les cellules de travail : Ce n’est plus les employés qui se déplacent mais la
voiture qui avance le long de la chaîne de montage. (de 728 à 93 minutes par
voiture !)
2) Application du principe de Taylor : Les ouvriers doivent être bien payés car
ce sont eux qui seront les plus susceptibles d’acheter les voitures produites
3) Standardisation des pièces : Toutes les pièces doivent être interchangeables
afin de permettre une maintenance et un assemblage plus facile.
Introduction du contrôle de qualité et de la cotation fonctionnelle.
22
Historique – Les industries (suite)
L’industrie automobile contribue
grandement à l’essor de l’automatisation.
– Vers 1960 l’industrie automobile a besoin d’un
contrôleur reprogrammable pour permettre
une plus grande flexibilité des chaînes de
production.
– C’est la naissance des automates
programmables!
23
Historique – Aujourd’hui
Depuis les années 60 les ordinateurs sont en pleine
expansion et sont intégrés à part entière dans tous les
processus d’une entreprise.
Avec la lutte féroce qui ce joue, les entreprises ne
doivent pas seulement optimiser les équipements,
mais aussi la façon d’intégrer le marché et la façon de
gérer leur entreprise.
Tous ces aspects vous seront montrés tout au long de
votre baccalauréat en GPA!
24
Buts de l’automatisation
Éliminer les tâches répétitives ou sans intérêt
(ex: lavage du linge ou de la vaisselle…)
Simplifier le travail de l'humain
(Toute une séquence d’opération remplacée par
l’appui sur un poussoir)
Augmenter la sécurité
(Éviter les catastrophes)
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Buts de l’automatisation (suite)
Accroître la productivité
(cadences de production plus élevées, pas de fatigue)
Économiser les matières premières et
l'énergie
(production plus efficace)
Maintenir la qualité
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Conséquences de l’automatisation
Augmentation du taux de production
Diminution du coût d’achat des produits
Uniformité dans les produits manufacturés
Réduction des accidents de travail
Opérations hasardeuses possibles
!
27
Conséquences de l’automatisation (…)
Diminution des emplois…
– On remarque une diminution de la main d’œuvre
par unité produite.
– Diminution des emplois pour travailleurs non
qualifiés et augmentation des emplois pour les
travailleurs qualifiés
Certains types d’emplois deviennent très
monotones et répétitifs
(ex: inspection et surveillance des machines)
!
28
Structure d’un automatisme
PARTIE
RELATION
SIGNALISATION
CONSIGNES
INFORMATIONS
ORDRES
INFORMATIONS CAPTEURS
PARTIE PARTIE
COMMANDE OPÉRATIVE
ORDRES ACTIONNEURS
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Structure d’un automatisme (suite)
La partie commande
– Automates programmables
– Séquenceurs
(électromécaniques ou pneumatiques)
– Microcontrôleurs
– Cartes dédiées
– Etc.
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Structure d’un automatisme (suite)
La partie opérative
– Moteurs électriques (CA ou CC)
– Vérins (pneumatiques ou hydrauliques)
– Vannes (électriques ou pneumatiques)
– Éléments chauffants
– Etc.
31
Structure d’un automatisme (suite)
La partie relation
– Panneaux de commande
− Voyants, indicateurs
− Poussoirs, sélecteurs
– Interfaces Homme-Machine
– Alarmes
– Etc.
32
Structure d’un automatisme (suite)
Ces trois parties comprennent :
– Des fonctions ou organes binaires ;
– Des fonctions de logique combinatoire ;
– Des fonctions de logique séquentielle.
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Structure d’un automatisme (suite)
La logique combinatoire
– Définition : L’état logique des sorties est fonction
de l'état des entrées
– Applications :
− Circuits de sécurité et de verrouillage
− Systèmes séquentiels simples
– Méthode de résolution :
− Tables de Karnaugh ou de Mahoney
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Structure d’un automatisme (suite)
La logique séquentielle
– Définition : L’état logique des sorties est fonction
de l'état des entrées et du passé du système
– Applications :
− Toutes tâches de nature séquentielle
– Méthode de résolution :
− Méthode basée sur la logique combinatoire
− Méthodes intuitives (géométriques)
− GRAFCET
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Structure d’un automatisme (suite)
Les tâches de l’automaticien sont :
– de comprendre ;
– de concevoir.
Ses outils sont :
– Le GRAFCET ;
– Le GEMMA ;
– Des guides de choix technologiques.
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Structure d’un automatisme (suite)
Le cahier des charges
– C’est un contrat entre le client et le fournisseur.
– Il définit les clauses :
− Juridiques
(responsabilités, accidents, ...)
− Commerciales
(prix, garanties, …)
− Financières
− Techniques
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Structure d’un automatisme (suite)
Les spécifications techniques
– Fonctionnelles :
− Description du comportement de la partie commande
vis-à-vis la partie opérative et du monde extérieur ;
− On ne préjuge en aucune façon des technologies qui
seront mises en œuvre.
– Outil correspondant : Le GRAFCET
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Structure d’un automatisme (suite)
Le GRAFCET
– Acronyme de GRAphe Fonctionnel de Commande
d’Étape-Transition
– Représentation graphique des divers états de
fonctionnement
– Considère le cas idéal : pas de problèmes, pas de
défaillances…
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Structure d’un automatisme (suite)
Les spécifications techniques
– Opérationnelles :
− Se rapportent au fonctionnement de l’automatisme au
cours de l’exploitation.
– Outil correspondant : Le GEMMA
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Structure d’un automatisme (suite)
Le GEMMA
– Acronyme de Guide d’Étude des Modes de Marches
et d’Arrêts
– Représentation graphique des divers états de
fonctionnement, d'arrêt et de défaillance d'un
automatisme.
– Spécifications opérationnelles :
− Fiabilité, disponibilité, maintenance ;
− Dialogue homme-machine.
41
Cours 1 : Automates
programmables
42
Origines
Aux États-Unis, vers 1969, l’industrie automobile
demande un contrôleur reprogrammable
43
Cahier des charges
Condition d’utilisation en milieu industriel :
bruit électrique, poussière, température, humidité, …
Simplicité de mise en œuvre :
doit être utilisable par le personnel en place, programmation facile
Coûts acceptables
Contexte (Dans les années ‘60) :
les ordinateurs exigent un environnement particulier
les ordinateurs sont d’un coût astronomique
les ordinateurs sont d’une utilisation complexe
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Cahier des charges (suite)
Variété et nombre des entrées/sorties
Grandeur physique
– tension, courant, etc.
– pression, débit, etc.
Nature
– analogique
– numérique (« digital »)
– logique (tout ou rien, « discrete »)
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Spécifications actuelles
E/S standards (logiques) E/S standards (analogiques)
5 Volts (CC) 0à5V
12 Volts (CC) 0 à 10 V
24 Volts (CA, CC) −5 à +5 V
48 Volts (CA, CC) −10 à +10 V
120 Volts (CA, CC) 0 à 20 mA
230 Volts (CA, CC) 4 à 20 mA
100 Volts (CC)
Langage de programmation très simple
(diagramme échelle, « ladder »)
Prix accessible (100$–1000$)
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Les précurseurs
Allen Bradley
(60% du marché Nord-Américain)
Siemens
ALSPA (1971 - France)
Modicon
Télémécanique (1971 - France)
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Organisation fonctionnelle
Schéma de l’automate
C
U M
C A
A N O
A R
L I D
R T
I T U
T E
M E L
E
E E
D
N C BUS INTERNE OU
D' E
T E D EXTERNE
E
A N E
N S
T T
T O
I R F
R R
O A O
É T
N L N
E I
E C.
E
48
Organisation fonctionnelle (suite)
Sortie DC
Automate non-modulaire
Entrées/Sorties Digitales
Entrées DC
Mémoire
49
Organisation fonctionnelle (suite)
Automates modulaires
50
Module d’alimentation
Ce module génère l’ensemble des tensions nécessaires
au bon fonctionnement de l’automatisme
+24 VCC
110 VCA / 220 VCA Alimentation +/- 12 VCC
+5 VCC
51
L’unité centrale : processeur
Fonctions :
Lecture sync. des informations d’entrée
Exécution de la totalité des instructions
du programme en mémoire
Écriture sync. des actions en sortie
Types d’instructions disponibles :
logique, arithmétique, transfert de mémoire, comptage,
temporisation, scrutation pas à pas
lecture immédiate des entrées/sorties, branchements,
sauts, test de bit ou de mot, interruption, contrôle PID
52
L’unité centrale : mémoire
Exprimé en Ko ou Mo
(gros automates : quelques Mo)
Répartition des zones mémoires :
table image des entrées
table image des sorties
mémoire des bits internes
mémoire programme d’application
53
L’unité centrale : mémoire (suite)
Table image des entrées :
(Copie des entrées reçues)
Bits
Cartes Octets
Entrées 7 CPU 0
Capteur
I 124.X
I 124
I 125.X
I 126.X
Table image
54
L’unité centrale : mémoire (suite)
Table image des sorties :
(Résultats à envoyer aux sorties)
Bits
Octets Cartes
7 CPU 0 Sorties
Q 124.X Actionneur
Q 124
Q 125.X
Q 126.X
Table image
55
L’unité centrale : mémoire (suite)
Connexion E/S entre l’API et l'automatisme piloté
Cartes
Capteur 7 0
Entrées
I 124.X
I 124
U
I 124.5 Q124.1
C P Cartes
7 0 Sorties Actionneur
Q 124.X
Q 124
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L’unité centrale : chien de garde
Chien de garde (« watchdog ») :
Surveille le CPU de façon à éviter les graves conséquences d'un
dérèglement de celui-ci
Nécessaire puisque le CPU intervient dans 0.5 % des pannes
La durée de l’exécution des tâches, en mode cyclique, est
contrôlée par le chien de garde et ne doit pas dépasser une valeur
définie lors de la configuration de l’API. Dans le cas de
débordement, l’application est déclarée en défaut, ce qui
provoque l’arrêt immédiat de l’API.
À chaque cycle, le CPU doit réarmer le chien de garde, sinon… :
– Mise à zéro de toutes les sorties
– Arrêt de l'exécution du programme
– Signalisation de la défaillance
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L’unité centrale : trait. séquentiel
Remise à 0 du chien de garde
Lecture des entrées
Exécution du programme
Écriture aux sorties
Temps de scrutation
temps
Opérateur appui Prise en compte Effet en sortie
sur bouton
Temps de réponse
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Les cartes d’entrées logiques
Diode
Entrée CA
redressée
Sortie VE
Signal CA Redresseur
Mise en forme du
signal VS t
Protection
Signal CC contre l'inversion 1
de tension
0
t
Résistance
Entrée CC
protégée
Sortie
Diode
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Les cartes d’entrées analogiques
Conversion analogique – numérique
60
Les cartes d’entrées an. – résolution
Nombre de bits pour représenter le signal analogue
Système binaire (« bit », « binary digit »)
1 bit = 21 = 2 états
2 bit = 22 = 4 états
3 bit = 23 = 8 états
8 bit = 28 = 256 états
12 bit = 212 = 4 096 états
16 bit = 216 = 56 536 états
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Les cartes d’entrées an. – résolution (…)
Résolution = plus petit changement de signal détectable
Résolution plue petit signal
Résolution = (plus petit incrément)/(nombre d’incréments)
(ex. pour 8 bit, résolution = 1/256 = 0.39 %)
Exemples :
Pour une entrée 0–100 mV à 8 bit
Plus petit changement = 0.39 mV
Pour une entrée 0–100 mV à 12 bit
Plus petit changement = 0.0244 mV
Pour une entrée 0–100 mV à 16 bit
Plus petit changement = 0.0015 mV
62
Les cartes…– fréquence d’acquisition
Fréquence d'acquisition supérieure au signal d'entrée
63
Les cartes… – fréquence d’acquisition (…)
Fréquence d'acquisition trop lente signal faux (« aliasing »)
64
Les cartes… – fréquence d’acquisition (…)
Fréquence d'acquisition ≈ 2 fois la fréquence d'entrée (Nyquist)
65
Les modules PID
Permet de réaliser des fonctions de régulation sans avoir
recours au CPU
Certains automates ont un PID intégré dans le CPU
(C’est le CPU qui se tape le calcul !)
Limitation importante au niveau de la période
d ’échantillonnage des signaux analogiques:
– Généralement : >100 ms
– Certain modèles ($$$) : >10 ms
66
Les cartes de comptage rapide
S’adaptent à divers modèles de codeurs incrémentaux
S’adaptent à divers capteurs de vitesse à impulsions
67
Les cartes d’axes
Pour le contrôle d’un ou de plusieurs moteurs
– CA / CC / Pas-à-pas
– Commande numérique intégrée
(Interpolation linéaire, circulaire)
Les moteurs ne peuvent pas être asservis avec les
modules PID (Périodes d’échantillonnage plus
courtes sont requises)
68
Les cartes d’interruption
Une interruption est une section de programme qui
est exécutée immédiatement lors d’un événement
déclencheur
Les entrées du module servent de déclencheur à
ces interruptions