0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
155 vues2 pages

Étude des matrices et systèmes différentiels

Transféré par

SALAH EDDINE ABBASSI
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
155 vues2 pages

Étude des matrices et systèmes différentiels

Transféré par

SALAH EDDINE ABBASSI
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

page 1

ENSI M 1989 Maths 2

La base canonique de IRp (p entier ≥ 2) est notée (el , e2 , ..., ep ). Tout endomorphisme de IRp est identifié à sa matrice
dans la base canonique de IRp et Mp désigne l’algèbre des matrices carrées d’ordre p à coefficients réels.

On désigne par S l’ensemble des matrices H = (Hij ) de Mp dont tous les éléments Hij , sont positifs ou nuls et vérifient
p
P
∀i ∈ {1, 2, .., p}, Hij = 1. On note I la matrice identité, 0 la matrice nulle de Mp et U la matrice de Mp dont tous
j=1
les coefficients sont égaux à 1 enfin E le sous-espacce vectoriel de Mp engendré par I et U.

I ETUDE ALGEBRIQUE DE E

1) a) Montrer que (I, U ) est une base de E.


b) Pour n ∈ IN, calculer U n .
2) a) Montrer que E est une sous-algèbre de l’algèbre Mp .
b) Soit A = αI + βU un élément de E. Pour n ∈ IN, déterminer les composantes de An dans la base (I, U ) en
fonction de α, β et n.
3) a) Soit A un élément de E inversible dans Mp et ϕ l’endomorphisme de E qui à toute matrice M de E associe
AM. Prouvcr que ϕ est un automorphisme et en déduire que A−1 est élément de E.
b) Pour A = αI + βU donner les conditions portant sur α et β pour que A soit inversible. Déterminer alors
les composantes de A−1 dans la base (I, U )
c) En déduire, pour n ∈ Z l’expression de An dans cette base .
4) soit A = αI + βU un élément de E où β 6= 0
a) Déterminer un polynôme P à coefficients réels de la forme P = X 2 + γX + δ tel que P (A) = 0. Prouver
l’unicité d’un tel polynôme
b) Soit Q un polynôme à coefficients réels, montrer que Q(A) = 0 si et seulement si P divise Q.

II VALEURS ET VECTEURS PROPRES D’UN ELEMENT DE E

1
Dans toute la suite du problème, on posera : Π0 = U et Π1 = I − Π0 , F0 = KerΠ0 et F1 = KerΠ1
p
1) a) Montrer que Π0 et Π1 sont des projecteurs ; préciser leurs sous-espaces propres.
b) Donner les images de Π0 et de Π1 . Expliciter une base de F0 et une base de F1 en fonction des ej et du
1
vecteur f = (e1 + e2 + ... + ep ).
p
2) a) Déterminer les sous-espaces propres de U et exprimer U en fonction de Π0 et Π1 .
b) Prouver que (Π0 , Π1 ) est une base de E.
3) Soit A = αI + βU un élément de E
a) Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres de A ainsi que les composantes de A dans la base
(Π0 , Π1 )
b) Pour n ∈ IN, donner les composantes de An dans la base (Π0 , Π1 ).
4) Soit A = αI + βU un élément de E où β 6= 0
a) Déterminer les conditions sur α et β pour avoir : A ∈ S. Prouver qu’alors α appartient à [−1, 1[.
b) Si de plus α 6= −1, en déduire la limite de la suite (An ).
c) Si α = −1 et A ∈ S, montrer que nécessairement β = 1 et p = 2. Etudier alors le comportement de An
lorsque n tend vers l’infini.
page 2

III APPLICATION A LA RESOLUTION DE SYSTEMES DIFFERENTIELS

Soit A = αI + βU un élément donné de E. On se propose d’étudier les solutions sur IR du système différentiel :
X 0 = AX où t → X(t) est une application de classe C 1 sur IR à valeurs dans IRp
1) Soit X une application de IR dans IRp . Pour tout nombre réel t, on écrit X(t) sous la forme unique X(t) =
Y (t) + Z(t) où Y (t) et Z(t) appartiennent respectivement à F0 et à F1 . On admettra que l’application X est de
classe C 1 sur IR si et seulement si Y et Z le sont.
Montrer que X est solution du système différentiel X 0 = AX si et seulement si les applications Y et Z sont
solutions de systèmes différentiels que l’on précisera.
2) Pour tout élément a de IRp , on note Xa l’unique solution de X 0 = AX telle que X(0) = a.
a) On écrit a sous la forme a = b + c où b et c appartiennent respectivement à F0 et à F1 . Calculer Yb et Zc ,
et en déduire Xa
b) Un nombre réel t étant fixé , vérifier que l’application a → Xa (t) est un endomorphisme de IRp que l’on
note R(t). Ainsi Xa (t) = R(t)a. Prouver que R(t) est un élément de E et exprimer ses composantes dans
la base (Π0 , Π1 )) puis dans la base (I, U ).
 
1
2
3) Application numérique : A matrice de S, p = 3, α = , a = X(0) = −1
3
2
Supposons t = 2, calculer le vecteur X(2), l’erreur sur la valeur absolue des composantes étant inférieure à 10−3

IV ETUDE DES ELEMENTS DE S

1) a) Montrer que H admet 1 pour valeur propre


b) Montrer que toute valeur propre de H est de module au plus égal à 1.
2) a) Soit λ unc valeur propre de H, montrer qu’il existe un entier k (1 6 k 6 p) tel que :|λ − Hkk | 6 1 − Hkk
b) On suppose alors ∀i ∈ {1, 2, .., p}, Hii > 0, que peut-on dire des valeurs propres de H autres que 1 ?
c) En déduire alors qu’il existe un disque fermé centré sur un Hii particulier qui contient toutes les valeurs
propres de la matrice H et qui est inclus strictement dans le disque fermé de centre O et de rayon 1.

Vous aimerez peut-être aussi