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Lemme des noyaux et équations différentielles

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DEVOIR LIBRE 4 MP3

2024-2025

Problème I : Lemme des noyaux

Partie I. Lemme des noyaux


Dans cette partie, on fixe un C-espace, vectoriel E et u un endomorphisme de E. Etant donné
X n n
X
P = λk X k un élément de C[X], on note P (u) l’endomorphisme λk uk (on rappelle que
k=0 k=0
uk est défini par récurrence en posant u0 = idE et uk+1 = u ◦ uk pour tout k ∈ N).
1. Montrer que l’on a, pour tous P, Q ∈ C[X], (P Q)(u) = P (u) ◦ Q(u) = Q(u) ◦ P (u).
2. Dans cette question, on se propose de démontrer un énoncé appelé lemme des noyaux. On
fixe P1 , . . . , Pk des éléments de C[X] deux à deux premiers entre eux. On pose P = ki=1 Pk .
Q

(a) On commence par supposer k = 2. On rappelle que le lemme de Bézout et le fait que
P1 , P2 sont premiers entre eux nous donne l’existence de deux polynômes Q1 , Q2 tels
que Q1 P1 + Q2 P2 = 1.
i. Prouver que Q1 (u) ◦ P1 (u) + Q2 (u) ◦ P2 (u) = idE , et en déduire que
ker P1 (u) ∩ ker P2 (u) = {0}.
ii. Montrer que, pour tout x ∈ ker(P1 P2 )(u), (Q1 P1 )(u)(x) ∈ ker P2 (u) et
(Q2 P2 )(u)(x) ∈ ker P1 (u).
iii. En déduire que ker(P1 P2 )(u) = ker P1 (u) ⊕ ker P2 (u) .
(b) On revient au cas général. À l’aide d’un raisonnement par récurrence, montrer le
lemme des noyaux :
Mk
ker P (u) = ker Pi (u) .
i=1

3. Etant donnée une fonction f : R → C, on dira que f est dérivable si sa partie réelle f0 et
sa partie imaginaire f1 sont toutes deux dérivables ; on note alors f 0 (t) = f00 (t) + if10 (t).
Montrer que, pour tout λ ∈ C, la fonction f : t 7→ eλt est dérivable sur R, et qu’on a pour
tout t ∈ R, f 0 (t) = λeλt .
Dans la suite, on admettra qu’on peut utiliser les formules habituelles pour la dérivée d’un pro-
duit ou d’une somme. On admettra également que, si f est dérivable n fois pour un n ∈ N∗
alors f (n) = 0 ssi f est une fonction polynômiale de dégré inférieur ou égal à n − 1 ; et que si
f : R → C est dérivable, λ ∈ C et f 0 = λf alors f est de la forme t 7→ Keλt , où K ∈ C est une
constante.

Partie II. Equations différentielles linéaires homogènes.


Soit N ∈ N∗ et a0 , . . . , aN −1 ∈ CN . On cherche à résoudre l’équation différentielle
N
X −1
f (N ) + ak f (k) = 0 ,
k=0

où l’inconnue f : R → C est une fonction N fois dérivable. On note S0 l’ensemble des solutions,
E le C-espace vectoriel formé des fonctions de R dans C dérivables une infinité de fois, et D

1
P −1
l’endomorphisme de E défini par f 7→ D(f ) = f 0 . On note P le polynôme X N + N k
k=0 ak X .
On considère aussi la décomposition de P en polynômes irréductibles unitaires dans C[X], qu’on
écrit sous la forme P (X) = ki=1 (X − λi )ni , les λi étant deux à deux distincts.
Q

1. Montrer que si f ∈ S0 alors f ∈ E.


k
M
2. À l’aide du lemme des noyaux, prouver que S0 = ker(D − λi idE )ni .
i=1
3. Soit λ ∈ C et n ∈ N∗ . On souhaite déterminer ker(D − λidE )n .
(a) Pour f ∈ E et λ ∈ C on pose fλ : R → C, t 7→ fλ (t) = f (t)e−λt . Montrer par
(n)
récurrence que f ∈ ker(D − λidE )n si et seulement si fλ = 0.
(b) Montrer que ker(D − λidE )n est l’ensemble des fonctions de la forme t 7→ Q(t)eλt , où
Q ∈ Cn−1 [X].
4. En déduire que f appartient à S0 si, et seulement si, il existe Q1 ∈ Cn1 −1 [X], . . . , Qk ∈
k
X
Cnk −1 [X] tels que pour tout t ∈ R on ait f (t) = Qi (t)eλi t .
i=1
5. Résoudre les équations différentielles suivantes.
(a) f (3) − f 00 − 12f 0 = 0.
(b) f (4) + 2f 00 + f = 0.

Partie III. Equations avec second membre.


Pour tout entier m > 0 et tout λ ∈ C, on note Em,λ l’ensemble des fonctions de la forme
t 7→ Q(t)eλt , où Q ∈ Cm−1 [X]. PPour N ∈ N∗ et a0 , . . . , aN −1 ∈ C, on cherche à résoudre
(N ) N
l’équation différentielle f + k=1 ak f (k) = b, où b ∈ Em0 ,λ0 . On note S l’ensemble des
P −1
solutions de cette équation. Comme précédemment, on note P le polynôme X N + N k
k=0 ak X .
On considère aussi la décomposition
Qk de P en polynômes irréductibles unitaires dans C[X], qu’on
écrit sous la forme P (X) = i=1 (X − λi )ni . On note encore S0 l’ensemble des solutions de
l’équation homogène associée.
1. On fixe m > 0 et λ ∈ C. Déterminer la dimension de Em,λ .
2. Montrer que, si f0 ∈ S, alors S = f0 + S0 .
3. Pour m > 0, montrer que si f ∈ Em,λ0 alors P (D)(f ) ∈ Em,λ0 . On peut donc considérer
l’endomorphisme um : Em,λ0 → Em,λ0 défini par um (f ) = P (D)(f ). Pour simplifier, on
suppose dans la suite que λ0 6∈ {λ1 , . . . , λk }.
(a) Pour m ∈ N∗ , montrer que ker(um ) = Em,λ0 ∩ S0 .
(b) En déduire que, pour m ∈ N∗ , um est un automorphisme de Em,λ0 .
(c) Montrer qu’il existe f0 ∈ S ∩ Em0 ,λ0 . Donner la forme générale des éléments de S.
4. Résoudre les équations différentielles suivantes.
(a) ∀t ∈ R f 00 (t) − f 0 (t) − 2f (t) = t3 .
(b) ∀t ∈ R f (3) (t) − 3f 00 (t) + 2f 0 (t) = e3t .

2
Problème II : Polynôme minimal en un vecteur

Notation :
• E désigne un K−espace vectoriel de dimension finie n > 2 , ( K = R ou C ) et f ∈ LK (E)
• πf le polynôme minimal de f
• K [f ] = {P (f ) /P ∈ K [X]}
• Pour x ∈ E , on pose Ix = {P ∈ K [X] / P (f ) (x) = 0} et Ex = Ef (x) = { P (f ) (x) / ∈ K [X]}

1. Soit x ∈ E. Montrer qu’il existe un unique polynôme unitaire πx ∈ K [X] tel que :

Ix = (πx ) = πx K [X]

2. On pose k = deg (πf ) et r = deg (πx )


(a) Vérifier que r 6 k
(b) Montrer que Ex est un sous-espace vectoriel de E de dimension r et en donner une base
(c) Montrer que K [f ] est une sous-algèbre de L (E) et en donner une base
3. Soient x1 et x2 de deux éléments de E
(a) On suppose que Ex1 ∩ Ex2 = {0} , montrer que πx1 +x2 = ppcm (πx1 , πx2 )
(b) On suppose que πx1 et πx2 sont premiers entre eux . Montrer que Ex1 +x2 = Ex1 ⊕ Ex2
4. Soient x1 , x2 , ..., xp des vecteurs de E
(a) On suppose que Ex1 , Ex2 , ...., Exp sont en somme directe . Montrer que :

πx1 +x2 +...+xp = ppcm πx1 , πx2 , .., πxp

(b) On suppose que πx1 , πx2 , ...., πxp sont deux à deux premiers entre eux . Montrer que :

Ex1 +x2 +...+xp = Ex1 ⊕ Ex2 ⊕ ... ⊕ Exp

5. Soit P un facteur irréductible de πf de multiplicité α


(a) Soit x ∈ Ker (P α (f )) . Montrer qu’il existe un entier αx 6 α tel que : πx = P αx
(b) En déduire qu’il existe x ∈ Ker (P α (f )) tel que πx = P α

On pourra raisonner par l’absurde en supposant que ∀x ∈ Ker (P α (f )) , αx < α


6. En déduire qu’il existe x ∈ E tel que : πx = πf
7. On dit qu’un endomorphisme f est cyclique s’il existe x ∈ E tel que : Ex = E.
Etablir que les assertions suivantes sont équivalents :
(i) f est cyclique
(ii) deg (πf ) = n
(iii) πf = χf
8. On suppose que f est cyclique.
(a) Montrer qu’il existe une base B de E telle que :

··· 0
 
0 0 a0
.. .
. ..
 

 1 0 a1 

Mat (f ) = 
 .. .. 
B  0 1 . 0 . 

 .. .. .. 
 . . . 0 an−2 
0 ··· 0 1 an−1
n−1
X
(b) Montrer que χf = X n − ai X i
i=0

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