
Evere (1140) est une commune bilingue de la Région Bruxelles-Capitale. Ses 43 700 habitants se nomment les Everois et Everoises. La localité est située à l’est de la région. Elle est limitrophe des communes de Bruxelles, Schaerbeek et Woluwe-Saint-Lambert, ainsi que de Zaventem, en Région flamande. Evere est placée sur le tracé de nombreux axes de communication importants, à commencer par les routes nationales N2, N21 et N22. Cette dernière se prolongea par l’A201, menant à l’aéroport de Bruxelles. L’autoroute E40 est également accessible au sud de la commune. Evere possède aussi 2 gares, reliées au Réseau express régional de Bruxelles et même au métro pour la gare SNCN de Bordet. Longtemps agricole, Evere a attendu les années 1960 pour réellement se développer. Cela a commencé par l’installation d’un embryon d’industrie aéronautique. L’urbanisation est devenue galopante au sortir de la seconde guerre mondiale, et plus encore après l’installation de l’OTAN à Haren, en 1968. Depuis, de nombreux emplois dans le secteur tertiaire se sont créés au sein du Da Vinci Research Park. Evere compte 4 écoles de l’enseignement fondamental (3 francophones et 1 néerlandophone), 3 écoles libres francophones et 4 flamandes. La commune ne compte, en revanche, qu’un établissement secondaire : l’Athénée royal d’Evere. La vie culturelle et sportive y est variée et réputée très accessible pour les habitants.
Ce que nous écrivions, juste avant les élections précédentes :
A Evere, le mayorat est socialiste, sans interruption, depuis 1947. Rudi Vervoort (PS) y tient le gouvernail depuis bientôt vingt ans. Il a bien cédé sa place en 2013 à un colistier fidèle, Pierre Muylle, pour pouvoir succéder à Charles Picqué à la ministre-Présidence de la Région bruxelloise mais il est toujours bourgmestre en titre de "sa" commune. En vue du scrutin communal d’octobre, il tirera une nouvelle fois la (sa) liste du Bourgmestre. Rudi Vervoort sera donc n°1 de la Région bruxelloise jusqu’en 2019, mais sera également candidat bourgmestre aux communales de 2018. N’en déplaise à ceux qui plaident en faveur du décumul et pour davantage de transparence dans les intentions des politiques. Enfin, chose pour le moins atypique, le libéral flamand Guy Vanhengel poussera une nouvelle fois la liste emmenée par Rudi Vervoort. Cette association du PS et de l’Open VLD paraît en effet un peu contre-nature…mais les deux hommes entretiennent une amitié politique de longue date. Celle-ci en a d’ailleurs fait railler plus d’un. A l’échelon communal, il n’est en effet pas rare de voir les relations humaines l’emporter sur les lignes et positionnements des partis. C’est le cas à Evere.
Et ce que nous écrivions juste après les élections communales de 2018 :
C'est une fois de plus la liste du Bourgmestre Rudi Vervoort (PS) qui a raflé une grosse partie des voix. Avec un score 37,68%, la liste conserve ses 16 sièges et le pouvoir de décider avec qui ils mèneront la danse pour ces six prochaines années. Si rien n'est encore annoncé officiellement, Rudi Vervoort a annoncé qu'il reconduirait plus que probablement une majorité avec Défi, comme lors de cette dernière législature. Ce dernier a obtenu 12,24% des voix, et restent constant avec ses 4 sièges. Comme dans beaucoup d'autres communes, Ecolo-Groen occupe la deuxième place avec 16,85%, et gagne trois sièges de plus qu'en 2012. Ensuite les verts sont suivis de près par le MR qui récolte 16,37% des voix. Les Humanistes Everois perdent deux sièges (6,05%) et se situent devant la N-VA (4,80%), le Parti Populaire (3,66%) et le parti Nation (2,35%).