Canal, Neerpede, Uccle : Bruxelles veut à nouveau développer des lieux de baignade en plein air
Le dossier des baignades en plein air refait surface à Bruxelles. L'accord de majorité évoque la poursuite des réflexions sur la création de plusieurs lieux, tandis que certains projets restent dans les cartons.

- Publié le 15-02-2026 à 19h00

La Région bruxelloise ne dispose actuellement d'aucun espace public de baignade en plein air. La piscine Flow a fermé ses portes l'été dernier, et plusieurs projets de baignade ont été mis en suspens ces dernières années, faute de gouvernement bruxellois.
Le nouvel accord de majorité régional aborde désormais cette thématique. Selon la déclaration de politique régionale, "le gouvernement poursuivra ses réflexions sur la création de plusieurs lieux de baignades en plein air. Le gouvernement pourra également réaliser une étude de faisabilité pour la baignade contrôlée dans le canal, avec priorité au sud de Bruxelles".
Trois pistes
Pour l'instant, le texte ne précise ni communes ni projets concrets, mais trois pistes avaient été évoquées ces dernières années.
Le projet le plus avancé, et le plus médiatisé, concerne un étang de baignade naturel sur le site de Neerpede, à Anderlecht, au niveau de l'étang moyen.
Un permis d'environnement avait été délivré, mais la commune et plusieurs riverains avaient introduit des recours. Le projet était en stand-by depuis la période des affaires courantes. Sa réalisation dépendra de la volonté de la nouvelle coalition.
La baignade dans le canal a également été relancée. Beliris avait lancé un appel d'offres pour une étude de faisabilité qui pourrait donner une nouvelle vie au quai des Péniches. L'ex-secrétaire d'État bruxellois Pascal Smet (Vooruit) plaidait lui pour un partenaire public-privé.
Enfin, un autre projet est porté par la commune d'Uccle : une piscine naturelle de 450 m² à proximité de l'institut Pasteur. Le dossier est en discussion avec la Régie des bâtiments, propriétaire du site.
Pour les Bruxellois, l'espoir de retrouver des espaces de baignade en plein air dépend désormais de la concrétisation de ces projets, certains bloqués depuis des années, et des mesures que prendra ce nouveau gouvernement.