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L'espace et le calme se paient cash : toujours plus cher, le Rand continue d'attirer "des jeunes familles qui ne veulent plus du chaos de Bruxelles"

Au-delà du Ring de Bruxelles, les prix de l'immobilier continuent de grimper. La périphérie bruxelloise attire plus que jamais ces jeunes familles à la recherche d'espace et de jardin. Analyse du phénomène avec des experts du secteur.

Quartier résidentiel de Kraainem pour La Libre Immo
©cameriere ennio

"Grand Bruxelles", Brusselse Rand, Vlaamse Rand, Groene Gordel… Les périphrases ne manquent pas pour nommer la couronne d'entités flamandes qui entourent la capitale. Si le Ring matérialise grosso modo la démarcation de Bruxelles et de sa périphérie, le marché immobilier fait visiblement fi de cette frontière régionale et linguistique.

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Dans l'imaginaire collectif demeure l'image des jeunes Bruxellois qui, devenus parents, cherchent une habitation plus spacieuse et plus abordable, et qui se retrouvent au fil des annonces dans une commune limitrophe, de l'autre côté de la frontière flamande. "Ce n'est pas un cliché", sourit Quentin Pinte, de l'agence Latour & Petit. Même constat chez la notaire Katrien Van Kriekinge, basée à Beersel. "Des jeunes familles qui ne veulent plus du chaos de la ville et de ses soucis viennent dans le Rand", pointe-t-elle, constatant dans les faits une porosité de la frontière régionale.

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