L'ancien président du CPAS d'Anderlecht assigne Vincent Van Quickenborne en justice : Il exige des excuses publiques et des dommages et intérêts
Dans la citation à comparaître, les avocats de M. Akouz affirment notamment que le libéral flamand a accusé à tort le socialiste de fraude et de clientélisme.

- Publié le 03-09-2026 à 20h15

L'ancien président du CPAS d'Anderlecht Mustapha Akouz (PS), poursuit en justice le député fédéral Anders, Vincent Van Quickenborne.
Il exige des excuses publiques et des dommages et intérêts pour atteinte à sa réputation.
M. Van Quickenborne est accusé d'avoir porté atteinte à la réputation de M. Akouz en 2024 lors d'une série d'auditions à la Chambre concernant des allégations de fraude au CPAS d'Anderlecht. Dans la citation à comparaître, datée de fin juillet et que Belga a pu consulter, les avocats de M. Akouz affirment notamment que le libéral flamand a accusé à tort le socialiste de fraude et de clientélisme. De plus, les interventions au Parlement étaient "d'un caractère particulièrement dénigrant et insultant", soutiennent-ils, notamment parce que M. Van Quickenborne s'adressait systématiquement à M. Akouz en utilisant le surnom de "Musti".
Au printemps dernier, Mustapha Akouz avait déjà adressé une mise en demeure au député, lui réclamant 5.000 euros de dommages et intérêts et lui demandant des excuses publiques.
L'ancien président du CPAS exige à nouveau des excuses publiques de l'ancien vice-Premier ministre, tant sur ses réseaux sociaux que sur la chaîne bruxelloise BX1, où il avait répété ses accusations de clientélisme. M. Akouz estime que le député fédéral ne peut invoquer l'immunité parlementaire. L'affaire ne devrait être examinée qu'en novembre de l'année prochaine.
En novembre 2024, un reportage du magazine Pano, sur la VRT, mettait en lumière des dysfonctionnements majeurs au sein du CPAS d'Anderlecht, accusé notamment d'accorder des allocations sans vérification sur le terrain. Dix-huit mois, des auditions parlementaires et une enquête judiciaire plus tard, l'auditorat du travail a requis en mai dernier un non-lieu dans cette affaire, faute de preuves suffisantes.
