L'Atomium et le stade Roi Baudouin pour relancer le marathon de Bruxelles: "Pas le parcours rêvé mais de nombreux atouts"
Le marathon (et semi) fera son retour dans la capitale après deux ans d'absence le 2 octobre prochain. Avec un tout nouveau tracé qui délaisse le centre-ville pour mettre le cap vers le nord de Bruxelles.

- Publié le 22-06-2022 à 18h03
- Mis à jour le 23-06-2022 à 09h47

Relifting complet pour les semi et marathon de Bruxelles. Après deux ans d'absence, l'épreuve fera son retour le 2 octobre avec un tout nouveau tracé et un ADN plus affirmé. Terminés les départs et arrivées depuis le Parc du Cinquantenaire. Fini le tracé qui, à l'exception d'un aller-retour vers Tervueren, donnait à l'épreuve des airs de 20 Km de Bruxelles automnal. Désormais, le marathon s'élancera depuis l'Atomium et se terminera au sein de l'enceinte du stade Roi Baudouin. Deux atouts de choix pour la notoriété d'une épreuve qui a assurément le potentiel pour conquérir plus de coureurs que lors de sa dernière édition, en 2019. Moins ardue, avec deux fois moins de dénivelé positif que par le passé, cette 17e édition ne prendra néanmoins plus la route du centre-ville, pour privilégier le nord de Bruxelles et des passages le long du canal.

Entretien avec Greg Broekmans (Golazo), organisateur de l'événement.
Quels ont été vos objectifs en proposant ce tracé ?
"D'abord de pouvoir l'organiser ! Car c'est une première depuis 2019. Ensuite, de proposer un parcours moins difficile, ce qui sera le cas avec moitié moins de dénivelé (un peu plus de 200 mètres sur 42 km). Ce n'est évidemment pas le parcours dont on aurait rêvé mais il a néanmoins pas mal d'atouts à nos yeux."
Quels sont-ils ?
"Les lieux pour le départ et l'arrivée, avec l'Atomium et le stade Roi Baudouin, sont magnifiques. Ce sont des symboles qui parlent à tout le monde. Mais il n'y a pas que ça. La traversée du Parc Roi Baudouin à Jette offre une partie agréable, alors que le retour du canal offre un joli panorama sur la ville. En tant que marathonien, j'apprécie aussi les passages où l'on peut voir d'autres concurrents. En ce sens, les allers et retours sont, aussi, un point positif pour moi."
"Bruxelles mérite un autre marathon"
Le marathon propose-t-il une expérience suffisamment riche pour séduire et convaincre les coureurs étrangers ?
"Un participant étranger reste le plus souvent 2-3 jours dans une ville lorsqu'il participe à un marathon. Si le parcours ne passe plus par le centre-ville, ce n'est à mon sens pas réellement un souci pour l'attractivité de notre épreuve. Le jour de la course, un coureur... court. Et profite des autres jours pour visiter. Mais nous avons évidemment aussi pour objectif d'augmenter l'attractivité de l'événement vers l'étranger dans les années à venir."
Ce qui est possible à Paris, avec près de 40000 participants, ou encore à Amsterdam l'est-il à Bruxelles ?
"La popularité d'un marathon dans une capitale est liée à la popularité de la destination comme place touristique. Bruxelles n'est pas Paris. Par contre, il n'y a pas de raison que le marathon de Bruxelles ne puisse accueillir 10000 à 15000 personnes et connaître des succès comparables à ceux de Turin ou Rotterdam."
Vous délaissez l'étiquette de "20 Km de Bruxelles" à l'automne. Une bonne chose ?
"Oui, car nous avons notre propre identité. De nombreuses personnes ayant couru les 20 Km voudront aussi découvrir un autre challenge dans la capitale. Le nouveau parcours emmène les participants dans des coins où on a peu l'habitude de courir."