Antoine menace, le travail reprend

Le règlement de travail ne stipule rien en matière d'agression. Dans l'attente d'une suite judiciaire, le travail a repris.

Antoine menace, le travail reprend
113926 ©(photo Belga)

Après la grève déclenchée à Charleroi (et puis en Wallonie) suite à l'incarcération d'un chauffeur ayant agressé... son "agresseur", il était intéressant d'analyser ce que dit le règlement en vigueur au TEC en matière d'agression. Pas grand-chose à vrai dire. Comme nous l'apprend Stéphane Thiery, directeur de la communication au TEC, "il n'existe pas de règlement applicable à l'ensemble des chauffeurs. Chaque zone possède son propre règlement."

Le règlement qui s'applique au TEC Charleroi ne traite pas directement du comportement à adopter en cas d'agression.

Tout au plus l'article 19 du chapitreXII, intitulé "Diverses dispositions prohibitives", fournit-il quelques exemples d'interdictions particulières. On peut, entre autres, y lire qu'"il est strictement interdit d'avoir une conduite ou des attitudes contraires aux bonnes moeurs."

Or, le chauffeur incriminé a été inculpé de coups et blessures volontaires, ayant entraîné une incapacité temporaire. Ce qui n'a rien à voir avec les bonnes moeurs.

Légitime défense? Il semble, à nouveau, que le chauffeur ne puisse pas invoquer ce motif pour justifier son acte. Selon les premiers éléments de l'enquête, le passager aurait été victime, et non auteur, de l'agression.

D'autant plus que l'agression se serait passée à l'extérieur du bus, le conducteur ayant suivi le passager pour le rattraper. Le procureur du roi parle de violences gratuites dans le chef du conducteur. La direction du TEC ne désire faire aucun commentaire sur la suite à donner à cette affaire et rappelle qu'une enquête est en cours. Côté syndical, Michel Cabiaux (CSC) se démarque du chauffeur. "Un bus n'est pas une zone de non-droit. Les voyageurs ont le droit d'être sauvegardés au même titre que les chauffeurs." Les deux parties s'accordent sur un point dans leur communiqué rédigé en réunion de concertation: "Il n'appartient à personne de se substituer aux instances judiciaires ou de faire pression sur elles." La justice tranchera.

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