Marcourt : "Faire en sorte que les moyens soient mieux alloués"

Plusieurs milliers d'étudiants ont crié leur mécontentement face à ce qu'ils appellent le "sous-financement de l'enseignement supérieur".

Marcourt : « Faire en sorte que les moyens soient mieux alloués »
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Une centaine d'entre eux l'a fait à Bruxelles où les membres du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles étaient en réunion.

Par l'entremise de son porte-parole, le ministre en charge de cette matière, le socialiste Jean-Claude Marcourt, a dit "reconnaître les difficultés du financement structurel de l'enseignement qui sont les mêmes pour toutes les Régions". Pas question donc de reconnaître un quelconque sous-financement. "L'enseignement supérieur n'est pas sous-financé. Il reçoit chaque année 1,3 milliard d'euros, ce n'est pas rien ", explique Gaël Lambinon.

Le ministre liégeois "tient à rappeler que, durant cette législature, le gouvernement a plus que défendu les droits des étudiants et, sur le plan budgétaire, il a même prévu des avancées. " Et le porte-parole de rappeler que dans le cadre du "décret démocratisation", la gratuité du minerval a été préservée (plus de 30 000 étudiants en bénéficient), qu'il n'a pas été indexé et qu'il a mis à disposition des étudiants des supports de cours sur internet.

Mieux allouer les moyens

Les acquis, souligne l'entourage du ministre, ont donc été préservés. Ce qui n'est déjà pas rien au vu des circonstances actuelles. "Nous vivons une crise majeure, la plus grave depuis 1929. Préserver des avancées dans cette période difficile relève déjà d'une volonté de soutenir l'enseignement supérieur. "

Une volonté répétée dans le "décret paysage", actuellement en discussion, insiste M.Lambinon. "Ce décret vise à améliorer les collaborations, les synergies, entre les différentes universités. Il s'agit de faire mieux avec l'enveloppe octroyée. Faire mieux, au bénéfice des étudiants. Favoriser l'efficacité entre universités et faire en sorte que les institutions supérieures ne rentrent pas dans une logique de compétition infructueuse. Tout le raisonnement du décret paysage est celui-là: faire en sorte que les moyens soient mieux alloués."

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