L'Argentine détecte un variant d'hantavirus en Terre de Feu: "Différent de celui observé chez les personnes infectées lors de l'épidémie étudiée"

Un variant d'hantavirus a été identifié chez des souris capturées en Terre de Feu, variante différente de celle du navire de croisière "Hondius", qui a causé trois décès, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

Belga
(FILES) Independent CONICET researcher and National University of Cordoba associate professor Raul Gonzalez Ittig holds a preserved specimen of a Graomys chacoensis rodent inside the Population Genetics and Evolution Laboratory of the Institute of Diversity and Animal Ecology (IDEA-CONICET-UNC) at the Faculty of Exact, Physical and Natural Sciences (FCEFyN) in Cordoba, Argentina, on May 13, 2026. Argentine health authorities have identified hantavirus in mice caught in Tierra del Fuego, although it is a different strain from that responsible for the outbreak reported on the cruise ship "Hondius", which resulted in three deaths, the Ministry of Health reported on June 29, 2026. (Photo by Diego Lima / AFP)
Un variant d'hantavirus a été identifié chez des souris capturées en Terre de Feu, variante différente de celle du navire de croisière "Hondius", qui a causé trois décès, a annoncé lundi le ministère de la Santé. ©AFP or licensors

Les analyses menées par l'Institut de virologie Malbrán ont confirmé que "la variante virale trouvée chez les rongeurs de Terre de Feu est différente de celle observée chez les personnes infectées lors de l'épidémie étudiée", précise le communiqué.

"L'enquête a permis d'écarter l'hypothèse que les rongeurs analysés soient à l'origine de l'infection liée à cet événement", ajoute-t-il.

La Terre de Feu, île séparée du continent par le détroit de Magellan, n'avait jamais enregistré de cas d'hantavirus depuis que la déclaration est devenue obligatoire en 1996.

Le 1er avril, le navire de croisière "MV Hondius", battant pavillon néerlandais, avait quitté le port d'Ushuaia, à l'extrémité sud de la Terre de Feu, à destination du Cap-Vert.

Quelques jours plus tard, un passager était décédé en mer des suites d'une infection à l'hantavirus.

Plus tard, son épouse et un troisième passager étaient également décédés, déclenchant une urgence sanitaire et entraînant la mise en quarantaine de plusieurs pays.

Une quinzaine de personnes

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, une quinzaine de personnes avaient été infectées. Des études ultérieures ont indiqué que les cas d'hantavirus recensés correspondent à la souche andine, endémique du sud du Chili et de l'Argentine, et la seule souche connue transmissible d'humain à humain.

L'hantavirus est un virus rare, pour lequel il n'existe aucun vaccin, transmis par le rat de rizière à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus).

Le lieu de la première infection reste incertain. Le premier cas concernait un touriste néerlandais qui, dans les mois précédant son départ, avait voyagé dans plusieurs provinces d'Argentine, certaines régions du Chili et en Uruguay.

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