Un chantier ruiné… à deux reprises à Ramillies: "On a travaillé pour rien"
Les ouvriers communaux ont coulé des caniveaux. Après qu'une personne a marché dans le béton frais, c'est le chauffeur d'un camion qui a enlevé les barrières de protection du chantier pour y passer et tout détruire.
- Publié le 14-04-2026 à 14h34
- Mis à jour le 14-04-2026 à 14h35

La semaine dernière, le service Travaux déplorait un acte aussi stupide qu'incompréhensible. Visiblement, une personne en promenade avec son chien a marché dans le béton fraîchement coulé à la rue Pré Madame, à Mont-Saint-André, laissant de belles traces et obligeant les ouvriers communaux à recommencer le travail – sans parler du coût que cela représente pour la collectivité, puisque c'est l'administration communale qui procède aux réparations. Un acte que regrette vivement l'échevin des Travaux Michaël Dombret, sans évoquer les commentaires en tout genre sur les réseaux sociaux.
Mais depuis, alors que le service Travaux devait, ce mardi, refaire le dispositif en béton, quelle n'a pas été la (mauvaise) surprise des ouvriers de constater qu'une personne a enlevé les barrières protégeant l'ouvrage en attente de finition… Le résultat ? Les véhicules n'étant plus empêchés de passer, on circule sur le dispositif, avec comme conséquence de le détruire totalement. Au lieu de refaire le béton, dorénavant, c'est l'ensemble du travail qu'il faut recommencer !
"La semaine dernière, on s'est rendu compte qu'il y avait un souci de stabilité au passage du RAVeL. On est donc intervenu pour couler de nouveaux caniveaux en béton, indique l'échevin des Travaux. Le travail a été fait mercredi… et vendredi, les premiers pas dans le béton étaient constatés. Lundi, les ouvriers ont débuté le chantier de réparation, en retirant le béton avant de recouler ce mardi. Mais voilà, le chauffeur d'un véhicule, selon les images recueillies par vidéos dans le voisinage, un camion, probablement en transit, a enlevé les barrières. En passant par là, il a tout détruit. C'est désolant, on a travaillé pour rien. Inutile de décrire le désarroi des ouvriers qui sont abattus de travailler pour, au final, voir cela. On espère parvenir à identifier le responsable. Appel à témoins est lancé. Si une personne a vu et peut identifier le camion ou… si le chauffeur peut venir se présenter pour faire un constat, il y a des assurances pour cela…"
