Le duo Salami avec la Walhinoise Camille Bekkers a épaté les Estivaliers
Camille Bekkers et son acolyte ont donné quelques sueurs au public des Estivales de Walhain, du haut de leur mât.
- Publié le 06-07-2026 à 17h18
- Mis à jour le 08-07-2026 à 15h35

"J'ai entamé des cours à l'école du cirque du Brabant wallon à l'âge six ans et je me suis rendu compte en cinquième primaire que le cirque pouvait être un métier", se souvient Camille Bekkers, qui a passé la plus grande partie de son enfance à Walhain.
Pour y parvenir, elle a passé des auditions à l'école supérieure des arts du cirque à Anderlecht par la suite. "J'ai même envisagé de m'inscrire à l'école préparatoire de Madrid ou d'autres pays d'Europe, car il n'y en a pas en Belgique. Mais j'ai été prise pour cette formation de trois ans, que j'ai terminée en juin 2025."
C'est durant son cursus qu'elle a rencontré le Néerlandais Melvin Sikkens. Ensemble, ils travaillent sur un grand spectacle et ont déjà proposé un extrait de leur numéro d'acrobatie ce samedi 4 juin aux Estivales de Walhain. À plusieurs reprises, le public a retenu sa respiration face aux différentes pirouettes, réalisées sur le mât, et malgré le vent, par le "Duo salami". "Le vent n'était pas trop fort et le cadre est en fait très rassurant pour nous, avec la tour du château juste à côté. Cela nous permet d'avoir un point de repère fixe et proche. Il y avait aussi de la lumière. De notre point de vue, on avait l'impression d'être moins haut", poursuit l'acrobate.
Elle jouait en fait dans l'événement organisé en partie par son père, Geoffroy Bekkers, du réseau Walhain en transition, appelé Twist.
"C'était chouette de participer à"son"événement, mais aussi de rencontrer toutes ces personnes, dans une ambiance bienveillante. Car les gens venaient sans attentes particulières. Juste pour prendre du plaisir. Ce n'est pas la même chose que de participer à un gros événement, où les spectateurs ont payé leur place, dans une structure plus professionnelle, avec un programmateur. C'est généralement plus stressant…"
"Vivre du cirque ? C'est possible"
À Walhain, le public avait le loisir de venir discuter avec les différents artistes. La question qui se posait: quelle part d'improvisation y a-t-il dans un tel numéro ? "Sur huit minutes, très peu. D'autant plus que c'est un numéro que l'on joue enpermanence. Mais aux Estivales, on l'a proposé à deux reprises. La deuxième fois, Melvin m'a discrètement soufflé à l'oreille qu'il était très fatigué, à cause du soleil, et qu'il voulait éviter une figure. On l'a remplacée par une autre. D'autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte et influencer notre numéro, comme le vent ou la pluie. On peut adapter notre spectacle ou carrément devoir l'annuler, si les conditions sont trop mauvaises. Je sais à quel point je contrôle mon corps et les risques que je prends. Donc les limites que je me pose…"
Depuis un an, la Walhinoise joue l'équilibriste entre ses spectacles et ses cours de professeure dans le parascolaire. "Vivre du cirque ? C'est possible. Melvin joue parfois avec de grosses compagnies, avec des productions importantes. On alterne entre de petits événements et de plus importants. Maintenant, on fait partie de la compagnie ABM, qui produit notre spectacle. On est d'ailleurs en cours de production actuellement."
