NH-90 TTH de Beauvechain: un niveau d'ambition toujours limité
Les hélicoptères NH-90 TTH conservent un niveau d'ambition limité. Et une révision de ce niveau "n'est pas d'actualité".

- Publié le 06-03-2025 à 06h59

Vu l'arrivée d'un nouveau ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA), et le contexte géopolitique global, la situation des quatre hélicoptères NH-90 de transport tactique (TTH) de Beauvechain, dont le niveau d'ambition reste très limité depuis 2020, va-t-elle évoluer ?
"À l'heure actuelle, aucune décision particulière n'a été prise, indique le service presse de la Défense. Une révision ou non de leur niveau d'ambition n'est pas d'actualité pour le moment."
Si le premier appareil a été livré en 2013 et que les NH-90 TTH ne sont partis qu'une fois en mission opérationnelle, au Mali, en 2018, la Défense les mettait sur une voie de garage en 2020. Elle pointait le manque de personnel au sein de l'armée, le faible soutien industriel et le coût pour les faire voler. Dans la vision stratégique de la Défense adoptée en 2022, le Plan Star, il était ensuite prévu que les 15 hélicoptères légers à acquérir remplaceraient les NH-90 TTH et les A-109, aussi basés à Beauvechain. Le contrat d'achat pour ces 15 engins, des H145M, a été signé en juin 2024 et les premiers hélicoptères devraient arriver sur la base brabançonne avant la fin 2027.
Toutefois, en 2023, l'ancienne ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), assurait que les NH-90 TTH continueraient de voler. D'après nos informations, il est prévu de les garder au moins jusqu'en 2030, mais avec un niveau d'ambition limité. Il n'est ainsi plus prévu de les déployer en mission opérationnelle. En les conservant, l'idée est de maintenir, au sein de la Défense, l'expertise avec ce type d'appareil et les missions spécifiques qu'il peut réaliser. Un niveau d'ambition qui devrait donc rester limiter.
D'autant plus que la formation des premiers techniciens au nouvel hélicoptère devrait débuter cette année. Ce qui fera des forces vives en moins au service des NH-90. Y aura-t-il assez de personnel pour leur maintenance et faire en sorte qu'ils continuent de voler ? "Une transition apporte toujours son lot de défis, lorsqu'il est nécessaire de "migrer" le personnel vers une nouvelle plateforme tout en gardant une autre opérationnelle. La priorité est à une transition la plus souple possible afin de garantir l'arrivée des nouveaux hélicoptères dans les meilleures conditions", répond, évasivement, la Défense.
