Hamme-Mille: le rond-point apaise le trafic mais pas les débats
Le nouveau rond-point de Hamme-Mille fluidifie la circulation, mais relance les débats autour du projet Tamet/Équilis.
- Publié le 04-12-2025 à 12h10
- Mis à jour le 04-12-2025 à 12h11

Le nouveau rond-point de Hamme-Mille a été inauguré le 19 novembre, avec pour objectif d'améliorer la fluidité du trafic. Si cette infrastructure a été saluée, elle suscite également des réactions politiques et citoyennes contrastées.
Pour l'opposition BàV, Jérôme Cogels souligne que cette inauguration pose des questions sur la sécurité et la gouvernance locale. Il rappelle que lors de l'interpellation citoyenne du 12 novembre, Benjamin Henrion avait identifié "des problèmes concrets de signalisation, de marquage cyclable et de lisibilité des trajectoires".
Selon Jérôme Cogels, "malgré des remarques factuelles, aucune réponse n'a été apportée, la majorité préférant critiquer leur auteur plutôt que traiter les questions soulevées".
La bourgmestre de Beauvechain, Carole Ghiot (MR), défend la mise en œuvre progressive du Plan communal de mobilité: "Les actions identifiées sont hiérarchisées selon leur priorité et leur faisabilité, et programmées sur plusieurs années. Les problèmes de sécurité pointés ont été pris en compte par les autorités compétentes. Le chantier du giratoire était mené par le Service public de Wallonie, qui décidera si des adaptations sont nécessaires."
Un second rond-point qui suscite aussi le débat
Un second rond-point prévu à proximité suscite également des débats. Jérôme Cogels estime que "sur le plan technique, il sécurise la circulation venant de la rue Goemans. Mais le choix de l'intégrer au projet privé Tamet/Équilis – qui détruit 80% d'un habitat forestier prioritaire – relève d'une décision politique. Rien n'impose de conditionner cet aménagement indispensable à un lotissement contesté".
Carole Ghiot insiste sur le lien avec le projet Tamet/Équilis, comprenant 100 appartements, 30 maisons, commerces, HoReCa, professions libérales et espaces verts. Les permis pour la voirie et la construction ont été octroyés en 2024 et 2025, mais un recours d'associations retardera le début des travaux. Selon elle, "dissocier le rond-point du projet global reviendrait à déplacer les coûts à la commune, ce qui n'est pas envisageable".
L'inauguration a également été marquée par un échange avec un collectif citoyen. Jérôme Cogels déplore que ce collectif ait été "publiquement discrédité": "Cette inauguration a donné le sentiment d'une rencontre entre les protagonistes d'un dossier majeur, discuté loin des habitants".
Carole Ghiot répond que "ces discussions n'ont aucunement leur place dans la presse ; même une inauguration conviviale se voit taxée de"rencontre entre protagonistes d'un dossier"… S'il ne s'agit pas de tentative de récupération politique de la part du groupe BaV., je ne sais pas ce que c'est !".
