Aménager les chemins creux pour freiner les inondations à Beauvechain
Lutte contre le ruissellement, l'érosion et les inondations: à Beauvechain, des travaux sont en cours sur trois chemins creux.
- Publié le 29-06-2026 à 09h15

Pour protéger les terres agricoles et lutter contre les inondations et les coulées de boue, la Commune réalise en ce moment des travaux sur trois chemins creux de Beauvechain: ceux d'Opvelp, du Petit Champ et de la Sentinelle.
"Ces chemins, aménagés autrefois par nos ancêtres sur les axes naturels de ruissellement, jouent aujourd'hui un rôle clé dans la gestion des eaux lors de forts orages", expliquent les autorités communales.
Les travaux se déroulent simultanément sur les trois sites, afin de limiter les déplacements des machines et réduire l'impact du chantier.
Sur chaque site, une butte de retenue d'eau est créée sur toute la largeur du chemin, sur une longueur 75 à 90 mètres. Un tuyau, placé sur le côté, permet de laisser passer une partie de l'eau de manière contrôlée. Le surplus d'eau est temporairement retenu derrière la butte, formant une sorte de bassin d'orage, avant de s'écouler lentement.
Objectifs ? Réduire la charge en boues des coulées par sédimentation et temporisation, freiner le ruissellement en cas de fortes pluies, limiter les risques d'inondations et de coulées boueuses, et protéger les habitations situées en aval.
Ces travaux sont partiellement subsidiés par la Région wallonne et la Province, et complétées par des fonds communaux.
L'alouette à la rescousse des cultures
"Par ailleurs, les bords de chemins et sentiers en milieu agricole sont entretenus en fauchage tardif. Seule une bande de sécurité est dégagée là où la végétation gêne le passage", indique la Commune.
Ces espaces offrent un refuge aux animaux, précise-t-elle, notamment à l'alouette des champs qui y trouve un lieu pour nicher. Ces oiseaux rendent de précieux services aux agriculteurs en régulant certains ravageurs. Une nichée d'alouettes (trois à cinq jeunes) consomme chaque jour entre 300 et 600 insectes, soit jusqu'à 10 000 insectes avant l'envol des petits. Et une alouette peut nicher 3 à 4 fois par an ! La bergeronnette printanière, autre espèce présente le long des chemins, avale quant à elle entre 2 000 et 6 000 insectes par nichée. Son menu ? Coléoptères, chenilles, pucerons, sauterelles… autant de ravageurs régulés naturellement.
