Un habitant de Beauvechain viole sa fille et menace de tuer son chien si elle parle: c'est l'IA qui lui conseille de se rendre à la police
Un prévenu est poursuivi pour viol de sa fille. Les premiers faits commis alors qu'elle avait dix ans. Huit ans secs requis. À l'audience, il pleure.
- Publié le 08-07-2026 à 16h08
- Mis à jour le 08-07-2026 à 20h12

Il est âgé de 39 ans. En janvier 2026, sa fille a le courage de se rendre à la police pour dénoncer les faits. Une patrouille se rend aussitôt au domicile de l'individu qui est en train de regarder un film pornographique !
Lors de l'instruction d'audience, il a fondu en larmes. On ne saura jamais si c'était pour s'apitoyer sur son sort en cellule (il est sous bracelet électronique depuis le 18 janvier dernier) ou pour plaindre le traumatisme vécu par cette gamine.
En tout état de cause, sept préventions ont été retenues à sa charge, la plus grave étant celle de viols (fellations) entre le 23 juin 2023 et le 18 janvier 2026. Il en reconnaît la plupart, conteste la détention d'images à caractère pédopornographique. Il les attribue à la surconsommation d'alcool, de cannabis et d'amphétamines.
Toujours est-il que, selon les dires de la victime, son père commença par lui toucher la poitrine avant de l'amener aux fellations. Il lui disait que, si elle parlait, elle serait placée en institution. Il lui faisait du chantage au suicide et menaçait de tuer son chien. Ce dernier était devenu son second confident car sa mère avait disparu une fois acquise la séparation du couple parental. Aux dires de son avocat, l'enfant ne veut plus entendre parler de sa famille maternelle. "Elle en a bavé au cours de sa prime jeunesse…".
Elle se confie à l'intelligence artificielle
L'autre confident, c'était, l'intelligence artificielle à laquelle l'enfant se confiait et qui lui conseilla d'ailleurs de se rendre à la police.
"Je suis tout retourné (sic) à la lecture du procès-verbal initial", commença par dire Marko Obradovic, l'avocat du tuteur ad hoc, qui se constitua partie civile. Il parla d'un préjudice difficilement quantifiable. Il demanda au tribunal d'accorder 25 000 euros à titre de dommage.
Le SPJ (Service de protection de la jeunesse) s'est bien entendu saisi du dossier. Il a entendu (séparément) père et fille et il attend la décision pénale avant de prendre position. Le parquet requit huit ans de prison ferme.
L'avocat Pierre Deutsch considéra que son client avait trop et mal aimé sa fille. "Il a été à la fois et successivement le meilleur et le pire des pères". Les huit ans lui apparaissent excessifs, d'autant plus que le sursis ne peut accompagner que de peines maximales de cinq ans. Ceux-ci lui paraissent adéquats. Cette peine permettrait un suivi thérapeutique, la recherche d'un travail, l'abandon des stupéfiants.
Reste la question de la relation entre fille et père. Après bien des hésitations, ce dernier a avoué l'avoir récemment rencontrée à trois reprises…
Jugement le 22 juillet.
