"Mon ami Paco", une expo qui explique la migration aux plus jeunes à découvrir à Nivelles
Jusqu'au 30 avril, l'exposition "Mon ami Paco", proposée par l'association Territoires de la mémoire, est visible à l'hôtel de ville de Nivelles.
- Publié le 11-04-2026 à 09h00

Au départ, il s'agissait d'un livre écrit pour la jeunesse par Luc Baba, et illustré par les linogravures de l'artiste liégeoise Marion Dionnet. Mon ami Paco raconte via le journal que tient une enfant, Claire, l'amitié qui se noue avec Paco, qui vient d'arriver dans sa classe et n'a pas la même couleur de peau qu'elle. Un jour, Paco n'est plus là. Lui et sa famille ont été emmenés par la police parce qu'ils n'avaient pas de papiers. Les élèves vont alors tenter de faire libérer leur ami…
Ce livre, qui aborde du point de vue des enfants les questions d'immigration et l'enfermement des personnes en séjour illégal, est devenu une exposition proposée par l'association Les Territoires de la mémoire. Et elle est visible jusqu'au jeudi 30 avril dans la salle des mariages de l'hôtel de Nivelles. Elle est composée de 26 illustrations de linogravure et des textes du livre.
"La mémoire n'est pas figée dans le passé"
Il s'agit en outre du retour bien concret des Territoires de la mémoire dans la cité des Aclots, ce que n'a pas manqué de souligner l'échevine de la Culture lors du vernissage mardi soir.
"Il y a 20 ans, sur base d'une proposition d'André Flahaut, je soumettais au conseil communal l'adhésion à la charte "Territoires de la mémoire", a rappelé Céline Scokaert (PluS). Cette démarche traduisait déjà une conviction forte: celle que la mémoire n'est pas figée dans le passé, mais qu'elle constitue un outil essentiel pour comprendre le présent et construire l'avenir. En 2006, cette convention n'a malheureusement pas été reconduite. Aujourd'hui, je me réjouis que le nouveau collège communal ait fait le choix clair et engagé de renouer avec cette dynamique, en réinscrivant Nivelles parmi les Territoires de la mémoire."
Le grand public peut accéder à l'exposition durant les heures d'ouverture de l'hôtel de ville et l'entrée est gratuite. Des visites d'écoles sont également prévues, l'expo s'accompagnant d'un dossier pédagogique. Les écoles de devoirs et le conseil communal des enfants ont aussi programmé une visite.
Une association fondée par des rescapés des camps nazis
Présent lors du vernissage, le directeur de l'ASBL, Benjamin Blaise, a rappelé que plus de 200 Villes, quatre Provinces – dont le Brabant wallon – et le Parlement de Wallonie font partie du réseau Territoires de la mémoire. Une des missions de l'association, fondée par des rescapés des camps nazis, est de sensibiliser aux dangers des idéologies haineuses, et transmettre les valeurs démocratiques.

