Incendie des Hautes Fagnes : le ministre Quintin revendique une "gestion de crise efficace", les députés montent au front
Le ministre de l'Intérieur a fait face à une salve de questions sur la gestion de l'incendie qui a ravagé les Hautes Fagnes.

- Publié le 20-08-2026 à 17h58
- Mis à jour le 20-08-2026 à 17h59
Bernard Quintin (MR), le ministre de l'Intérieur, a fait face à une salve de questions de la part des députés en commission Intérieur sur la gestion de l'incendie qui s'est déclaré vendredi dernier dans les Hautes Fagnes et a fait rage toute la semaine.
Le ministre est revenu sur la gestion de la crise, jour après jour, et a indiqué souhaiter préserver et renforcer la capacité de la Protection civile à l'avenir. Une déclaration qui a fait jaser sur les bancs de l'opposition, qui ont déploré la suppression de quatre casernes sur six dans le cadre de la réforme de la Protection civile en 2019.
Un canal Whatsapp pour communiquer entre pompiers
Les députés ont également regretté l'absence d'un canal officiel pour les pompiers qui ont dû s'organiser via un groupe WhatsApp pour la réparation des autopompes et camions-citernes et l'absence de Jean-Luc Crucke (Les Engagés), ministre fédéral du Climat, à la commission. Ils ont pointé le manque de considération des autorités envers la cartographie des zones à risques élaborée récemment par les scientifiques qui ont identifié la zone des Fagnes qui a brûlé comme étant à haut risque.
"La phase provinciale a fonctionné. Le soutien fédéral a fonctionné. La solidarité entre nos zones de secours a fonctionné. Et le mécanisme de solidarité européenne a lui aussi fonctionné. C'est cela, pour moi, une gestion de crise efficace", a déclaré le ministre Quintin.
Il a justifié plusieurs choix posés ces six derniers jours par les autorités, comme l'absence d'activation d'une phase fédérale. "Une phase provinciale ne signifie pas que le niveau fédéral est absent", a-t-il martelé à plusieurs reprises. "Au contraire : dès le début, des effectifs et des moyens fédéraux ont été mobilisés et mis à la disposition des opérations sur le terrain."
Le ministre a aussi justifié la solidarité interprovinciale et européenne déployée sur le terrain, niant que la Belgique n'était pas préparée.
Enfin, le ministre de l'Intérieur a annoncé travailler à l'élaboration d'un plan national de résilience "dans lequel nous déterminerons les capacités stratégiques et les mécanismes dont notre pays doit disposer pour faire face à des crises majeures". Un plan d'action national contre les feux en milieu naturel sera aussi déposé prochainement au gouvernement, "afin que nous puissions renforcer nos capacités et les adapter aux besoins actuels et aux risques futurs."