Mort du petit Dean : Dave De Kock admet pour la première fois avoir frappé l'enfant de 4 ans

Dave De Kock et Romy Wuytack comparaissent devant la cour d'assises pour l'enlèvement de Dean Verberckmoes, ayant entraîné son décès.

Belga
This drawing by Jonathan De Cesare shows the accused Romy W. and Dave De Cock during the composition of the jury in the case of D. De Kock and his ex-girlfriend R. W. regarding the death of Dean Verberckmoes, before the Assizes Court of East-Flanders in Gent, on Monday 5 October 2026. De Kock is accused of manslaughter and the kidnapping of Dean Verberckmoes in 2022. W., a Dutch national, is accused of kidnapping resulting in death. Dean Verberckmoes’s body was found on Monday, January 17, 2022, in the Netherlands near Neeltje Jans in the province of Zeeland.
BELGA PHOTO JONATHAN DE CESARE
Dave De Kock et Romy Wuytack comparaissent devant la cour d'assises pour l'enlèvement de Dean Verberckmoes, ayant entraîné son décès. ©Belgaimage

Dave De Kock a admis pour la première fois, vendredi devant la cour d'assises de Gand, avoir "frappé Dean". Le petit garçon de 4 ans avait été retrouvé mort en 2022 aux Pays-Bas.

Au début de l'interrogatoire, le président Bart Meganck a demandé à M. De Kock s'il était prêt à enfin dire toute la vérité. "Donnez des réponses aux victimes. Aussi horrible que cela puisse paraître, elles veulent savoir comment c'est arrivé", a-t-il déclaré. "Oui, je veux dire ce qui s'est passé", a répondu l'accusé.

Au cours de l'enquête, l'accusé a maintenu ne pas se souvenir des coups portés, mais a reconnu être le seul responsable de la mort de Dean. Des aveux explicites ont suivi : "J'ai explosé dans la voiture. Je me suis déchaîné contre tout ce qui m'entourait. J'ai frappé Dean. Je l'ai agressé dans la voiture. J'ai déversé ma colère sur lui. Sur tout ce qui m'entourait, et malheureusement, Dean en a été la victime".

Le président a demandé des précisions sur les circonstances des faits et les blessures infligées à l'enfant. "Dean était assis à l'arrière. Je l'ai retenu. J'ai saisi les objets autour de moi et je l'ai frappé avec. J'ai perdu le contrôle du véhicule. Je ne pense pas qu'il m'ait provoqué. J'ai craqué", a reconnu l'accusé.

"Vous savez quelles blessures Dean avait ? Cinquante contusions, c'est le strict minimum. On va voir ces photos horribles", a prévenu Bart Meganck. "Je n'ai pas besoin de voir les photos pour savoir à quel point il a été tabassé. Est-ce que je l'ai frappé avec mes poings ? Oui, ça aussi. Il est impossible que Dean n'ait pas réagi, mais je ne me souviens pas comment", a poursuivi l'accusé.

"Dean était inconscient après, mais pas toujours. Il est mort à Flessingue de (ses) blessures, après mon accès de rage. Après le tunnel (le tunnel de l'Escaut occidental aux Pays-Bas, NDLR), il a demandé à uriner. Je me suis arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence. Je l'ai aidé à sortir. Il s'est alors effondré et a fait des convulsions. Je l'ai remis dans la voiture. Il est mort là. Je ne sentais plus son pouls."

Dave De Kock et Romy Wuytack comparaissent devant la cour d'assises pour l'enlèvement de Dean Verberckmoes, ayant entraîné son décès. M. De Kock est également accusé de meurtre. Ils sont en outre tous les deux aussi poursuivis pour possession et diffusion d'images de violences sexuelles sur mineur.

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